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Federer rejoint Djokovic

Federer rejoint Djokovic
Par Eurosport

Le 02/04/2009 à 12:15Mis à jour

Si Novak Djokovic n'a mis que deux sets à dominer Jo-Wilfried Tsonga (6-3, 6-4) et mettre ainsi fin à une série de quatre défaites consécutives face au Français, Roger Federer a dû batailler trois sets face à Andy Roddick (6-3, 4-6, 6-4). Le Serbe et le Suisse s'affonteront en demi-finale.

MASTERS 1000 MIAMI - Quarts de finale

Roger Federer (SUI,N.2) bat Andy Roddick (USA, N.4) 6-3, 4-6, 6-3.
Prochain adversaire: Djokovic

Après un beau combat de deux heures, le Suisse a pris sa revanche de la saison passée, quand l'Américain l'avait sorti au même stade de la compétition. Le vainqueur de treize tournois du Grand Chelem s'est imposé au terme d'un match plein de panache qui s'est animé dans le deuxième set, lorsque l'Américain a pris le service du Suisse à 3-3. Porté par bon nombre des 14.000 spectateurs, Roddick s'est mis à croire en ses chances.

Rigoureux dans le jeu et très appliqué au service, son point fort (220 km/h vitesse maximale), Roddick a empoché la deuxième manche et mieux entamé la troisième. A 3-3, il a ainsi eu deux balles de break qui aurait pu presque sceller le match mais Federer les a contrés de façon remarquable. Très entreprenant, en témoigne un nombre de coups gagnants (42) près de trois fois supérieur à celui de Roddick, et malgré quelques erreurs (37 fautes directes), Federer s'est battu comme un lion pour casser le service adverse et le mettre KO. Il y est parvenu à 5-4, en sauvant d'abord deux balles de 5-5 pour ensuite se procurer une balle de match grâce à la bande du filet, qui lobait Roddick.

"J'ai pris du plaisir sur le court, a déclaré Federer. Je n'aurais pas dû perdre le contrôle du match dans le deuxième set et de me faire breaker, ça m'a compliqué la tâche. Je ne suis passé par loin de perdre le match. C'est vrai que j'ai eu un peu de chance mais il faut aussi savoir la provoquer"."Ce n'est pas comme si j'avais été nul tout le match, a souligné l'Américain. Je n'ai pas réussi ce break dans le 3e set et lui a eu un peu de la réussite. Au moins, ça a été une belle bataille".

Novak Djokovic (SER/N.3) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.10) 6-3, 6-4
Prochain adversaire: Federer

Novak Djokovic a vaincu le signe indien. Opposé à sa bête noire sur le Stadium de Key Biscayne, le Serbe, vainqueur ici même en 2007, a enfin trouvé la clé pour se défaire de Jo-Wilfried Tsonga. Depuis sa victoire sur le Manceau en finale de l'Open d'Australie 2008, "Nole" avait en effet enregistré quatre défaites de rang contre le puncheur français. En regain de condition depuis leur dernière confrontation à l'Open 13 de Marseille, le 3e joueur mondial, vainqueur depuis à Dubaï et quart de finaliste il y a quinze jours à Indian Wells, a poursuivi face à Tsonga sur la lancée de ses convaincantes prestations face à Paul-Henri Mathieu et Tomas Berdych.

Dès l'entame de la rencontre débutée pied au plancher par le Serbe, il a semblé que l'issue de la rencontre serait bien moins certaine que le laissait présager les seules statistiques. Très solide sur ses jeux de service, n'hésitant pas à monter au filet et à accélérer la cadence quand l'occasion lui était donnée, Djokovic a rapidement imposé sa loi à Tsonga. Le numéro 10 mondial, manifestement peu inspiré et un peu lourd sur le court, a ainsi laissé s'échapper son engagement dès le 6e jeu. Sans doute éprouvé par la chaleur accablante, Tsonga n'est pas parvenu à faire les bons choix face à un adversaire, patient, intelligent dans la construction de ses points et implacable sur ses jeux de service.

Dans la foulée de la première manche conclue 6-3, le Serbe n'a pas relâché la pression en début de second set. Dès le 5e jeu, il est ainsi parvenu à breaker le Manceau pour ne plus lâcher le morceau et s'imposer finalement 6-4 dans cet ultime acte. Pourtant, Tsonga pourra se reprocher de ne pas avoir réussi à tirer profit de la baisse de régime manifeste du dernier vainqueur des Masters qui sollicita les soins du médecin du tournoi à 4-3 service à suivre. Alors qu'il réussit à se procurer 2 balles de débreak dans le jeu suivant, le Manceau s'est montré incapable de convertir ces occasions. Au vu des difficultés physiques de Djokovic, Tsonga, qui semblait monter en puissance, aurait sans doute pu prendre la mesure de son adversaire s'il était revenu à ce moment-là. Mais "Nole", plus que tout, voulait vaincre le signe indien. C'est fait : le voilà rassuré.

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