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Nadal a fini par faire exploser Monfils

Nadal a fini par faire exploser Monfils

Le 17/04/2016 à 17:35Mis à jour Le 18/04/2016 à 21:04

MASTERS 1000 MONTE-CARLO - Rafael Nadal est venu à bout de Gaël Monfils en finale dimanche. Après deux sets d'anthologie, l'Espagnol a fait exploser le Français (7-5, 5-7, 6-0) au bout de 2h45 de combat. C'est son 9e titre sur le Rocher, son premier en Masters 1000 depuis près de deux ans. Rafa est bien de retour.

Un combat de titans ! Au terme d'une finale absolument somptueuse pendant deux sets, Rafael Nadal est venu à bout de Gaël Monfils en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo, dimanche, après un combat de 2h45 remporté en trois manches (7-5, 5-7, 6-0). Face à un Monfils dès grands jours, l'Espagnol a dû aller puiser dans ses réserves pour s'adjuger un 9e sacre sur le Rocher, le premier depuis 2012, et un 28e Masters 1000 qui lui permet d'égaler le record établi par Novak Djokovic à Miami. Quatre années après, Rafa est de nouveau roi à Monaco.

Incroyable pendant deux sets, Gaël Monfils a sorti une prestation majuscule pour sa troisième finale en Masters 1000. Mais trop court physiquement, il n'a pas tenu sur l'ensemble des trois sets et encaissé un sévère 6-0 dans le set décisif. Il sort de cette semaine monégasque avec d'énormes repères pour la suite de sa saison sur ocre. Mais à l'heure de faire le bilan de cette finale, il pourra quand même nourrir pas mal de regrets.

Monstrueux lors du premier acte, et capable de claquer des coups gagnants en revers et en coup droit dont lui seul a le secret, le Parisien a affiché son plus beau visage le jour J, ce qui était son principal défaut (18 défaites en 23 finales). Il lui a manqué un peu plus de régularité, notamment sur son service, où il a concédé 21 balles de break, pour espérer aller chercher Nadal sur terre battue. Pourtant, il n'en a jamais été aussi près.

Une finale à 13 breaks, Nadal a presque retrouvé son coup droit

Nadal n'a pas eu la vie facile. Incapable de confirmer chacun de ses nombreux break obtenus dans cette finale - 8 sur l'ensemble de la rencontre - l'Espagnol a constitué un vainqueur logique. Mais il n'a jamais marché sur cette finale. Constamment repris par Monfils dans la première manche - à 3-1 et 5-3 - il a dû aller chercher comme un grand le gain de la première manche à 6-5 en sa faveur. Armé d'un coup droit à la longueur retrouvée, il a parfaitement utilisé ses armes et le jeu vers l'avant quand il l'a fallu. Plus complet que jamais, il a également brillé en revers, où il s'est dépatouillé de plusieurs situations compliquées.

Rafael Nadal

Rafael NadalAFP

Le joueur de Manacor s'est ensuite mué en chasseur d'un Monfils parti sur les chapeaux de roues mais incapable de garder son avance bien longtemps (break à 1-1 et debreak à 3-1 en sa faveur). Plein de ressources, le Parisien a surmonté tous les coups durs de ce deuxième acte décousu et inégal. Entre quelques beaux points, il a fallu batailler pour survivre dans les deux camps.

Nadal l'a fait à 3-4 en sa défaveur, en allant de nouveau chercher le debreak sur le service du Français. Ce dernier a ensuite mis définitivement la main sur le set à sa 5e balle de break sur le service du Majorquin, avant de boucler sur son service. Un véritable méli-mélo d'inconstance. Mais la faiblesse des deux hommes derrière leurs secondes - 41% pour Monfils et 30% chez Nadal - a justifié les treize breaks survenus pendant cette finale.

Pour bouger ce Nadal, il fallait être un extra-terrestre

Très régulier derrière ses premières balles (72%), Rafael Nadal est allé ensuite cueillir le Français sur un plateau lors de la dernière manche. Fatigué par cet âpre combat, Monfils n'a jamais été dans le coup pour espérer revenir après la perte de son engagement, à 1-0 Nadal. Multipliant les fautes directes (51 sur le match, contre 36 chez Nadal), le 16e joueur mondial a rapidement capitulé.

Ses fulgurances en fond de court et son exceptionnelle couverture de terrain l'ont pourtant poussé loin, très loin dimanche et confirmé qu'il était un autre joueur. Mais pour bouger ce Nadal, il fallait être un extra-terrestre. Sans que toute sa semaine ne soit parfaite, le Majorquin a enfin retrouvé en partie le tennis qui l'avait fait roi il n'y a pas si longtemps. Du coup, et plus que jamais, vivement Roland-Garros.

Gaël Monfils

Gaël MonfilsPanoramic

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