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Nadal : "C'est vraiment incroyable de gagner 10 fois ici"

Nadal : "C'est vraiment incroyable de gagner 10 fois ici"

Le 23/04/2017 à 20:13Mis à jour Le 23/04/2017 à 20:14

MASTERS 1000 MONTE-CARLO – Rafael Nadal a encore répondu présent sur le Rocher en décrochant une 10e couronne princière historique. Loin d’être blasé, l’Espagnol savoure. Mais ne tire aucun plan sur la comète pour la suite des opérations terriennes.

Il pourrait se blaser. A la dixième, la routine pourrait s'installer. Mais rien de tout ça. Rafael Nadal n'a beau pas être tombé au sol comme il le faisait si souvent à ses débuts, les jours de grandes finales victorieuses, souvent un pléonasme pour lui sur terre battue. Le Majorquin a accueilli son 10e titre à Monte-Carlo avec une certaine incrédulité. Ce chiffre devenu nombre, c'est tout de même un sacré pas dans le gotha. "C’est sans aucun doute un jour important de ma carrière", a-t-il d'ailleurs concédé devant cette decima.

Même si Roland-Garros restera le symbole de sa suprématie terrienne et de loin l'évènement le plus écrasant en termes d'importance, Monte-Carlo, pour lui, possède une force émotionnelle spéciale. "Je rêvais de le jouer quand j'étais plus jeune, avoue-t-il. En Espagne, Monte-Carlo est vraiment un tournoi très important. C'est l’un des plus beaux tournois de l’année, sans aucun doute." Il aurait mauvaise grâce, de toute façon, à ne pas le considérer comme tel, vu ce qu'il lui a apporté.

Douze années séparent donc désormais son premier de son dernier succès monégasque en date. Douze années au cours desquelles il n'aura laissé que des miettes à la concurrence. 67 matches. Onze finales, dont dix gagnées. Cela fait une tripotée de souvenirs. Mais rien ne remplace la force des premières fois. Alors, invité à trier dans son interminable collection princière, Nadal est remonté aux sources.

" La première ici a été vraiment très spéciale. C’était mon premier Master Series. Alors la victoire en 2005 contre Guillermo Coria était un moment inoubliable. Mais aussi et surtout la demi-finale contre Richard Gasquet, qui était extrêmement dure. Un match très serré, en trois sets. Ce sont des moments spéciaux dans une carrière."

Indépendamment de son impact historique, pas sûr que cette finale 2017 laisse une trace indélébile. Et si Nadal assure que "cette journée restera spéciale", c'est plus pour sa finalité que son scénario. Face à Albert Ramos-Vinolas, Nadal a récité son tennis et, comme prévu, il n'y a pas eu photo entre les deux hommes. "Aujourd'hui, (ndlr : dimanche) j'ai très bien servi, mon revers était vraiment bon et mon coup droit n'a cessé de s'améliorer..." "Il n’y avait probablement rien à faire, a résumé Ramos. Je pense qu’il était un peu meilleur que moi dans tout. Et quand il est meilleur dans un peu tout, la différence se voit très vite."

Roger Federer absent, Andy Murray et Novak Djokovic incapables de justifier leur statut, les héros du début de saison (Dimitrov, Tsonga) dans le dur pour diverses raisons, Nadal trace son sillon terrien sans broncher. On l'a connu plus dévastateur, mais dans le contexte actuel, cela suffit largement. De là à imaginer un cavalier seul pour la suite de la campagne, il n'y a qu'un pas… que lui ne franchira pas. Roland-Garros ? C'est encore très loin. "L’étape suivante, a-t-il prévenu, c'est Barcelone, pas Roland-Garros. Aujourd’hui c’était un bon départ pour la saison sur terre. Mais je n’ai jamais pris Monte-Carlo comme une préparation pour Roland-Garros."

En attendant, il profite. "Quand vous avez passé de nombreuses années sur le circuit, vous apprenez à profiter de chaque moment. C'est une belle semaine, une belle journée. Maintenant, je vais me relaxer et passer un bon moment avec ma famille et mes amis. Rien de plus. Ce n’est pas le moment de célébrer, c’est le moment de profiter. On aura le temps de célébrer après la saison de terre battue." Ne vous étonnez pas si Monte-Carlo n'est alors pas son seul motif de célébration...

Rafa Nadal tient sa decima

Rafa Nadal tient sa decimaGetty Images

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