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Federer à Bercy ? "Pression et malchance"

Federer à Bercy ? "Pression et malchance"
Par Eurosport

Le 09/11/2010 à 17:28Mis à jour Le 12/11/2010 à 16:24

Roger Federer a intérêt de remporter le Masters Paris-Bercy. Pour son palmarès ? Sa gloire personnelle ? Non, sinon il n'en finira jamais d'expliquer pourquoi il n'a jamais atteint ne serait-ce que la finale. Ce mardi, il a encore dû se justifier.

Ne me faites pas dire ce que je ne veux pas dire, c'est un peu ce que Roger Federer fait calmement comprendre aux médias installés face à lui ce mardi. Non, le tournoi de Paris-Bercy, n'est pas un Masters 1000 au rabais, ni un "canard boiteux" (sic, la formule est d'un journaliste); non "je ne me souviens pas d'être arrivé ici en pensant que ce tournoi était moins important que les autres", dit Federer sans broncher. Alors comment expliquer ces contre-performances à Paris ?

"J'ai toujours voulu bien jouer, poursuit-il. Le problème était que, plus jeune dans les années 2002, 2003, je recherchais des points. Tous les joueurs qui sont dans la course au Masters connaissent cette situation. Demandez à Fernando Verdasco, Tomas Berdych et David Ferrer. En 2003, je ne pouvais pas dormir tellement j'étais nerveux le soir. J'avais tellement envie de me qualifier. Cela a eu un impact sur ma façon de jouer".

Guéri par le "fog" ?

Federer insomniaque à Paris ! On ne sait pas si Roger aurait pu décompresser plus facilement en découvrant les joies de la nuit parisienne comme certains footballeurs de l'époque le faisaient, mais on sait qu'il a été beaucoup moins stressé par le classement les années suivantes. Oui mais voilà, il était diminué. Comme Rafael Nadal cette année. "Après j'ai eu des blessures. C'est simplement une question de malchance." Et de dimensions nous en parlions lundi. A Roland-Garros, c'était trop grand, à Bercy, c'était trop petit. Il faut s'habituer.

Comment se fait-il que le Suisse n'a jamais manqué le Masters ? "Généralement, pour Londres, j'arrive à me remettre en forme, à guérir". Le "fog" ("brouillard" en anglais) a finalement des vertus que ne renieraient pas les Alpes versant suisse... "Chaque fois à Bercy, les blessures n'étaient pas si graves que cela, mais suffisamment graves pour je ne puisse pas jouer (dos, élongations)." Là Roger continue son explication pour finalement retomber sur le problème du calendrier. Conclusion, oui, quoi qu'en dise Roger, Bercy est bien un Masters 1000 plutôt défavorisé par le calendrier. Pour les meilleurs tout au moins. Federer explique par ailleurs bien le problème : "Il y a beaucoup de joueurs qui ont perdu assez tôt à l'US Open, qui ont été déçus et qui ont la possibilité de se rattraper en automne. C'est pourquoi la saison est longue. Et elle n'est jamais ennuyeuse." Qui a dit qu'une victoire de Federer à Bercy serait ennuyeuse ?

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