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Masters 1000 Paris-Bercy : Milos Raonic élimine Roger Federer en deux sets (7-6, 7-5)

Implacable, Raonic a écoeuré Federer

Le 31/10/2014 à 18:47Mis à jour Le 31/10/2014 à 20:18

Pour la première fois en sept confrontations, Milos Raonic a battu Roger Federer, vendredi, en quarts de finale du Masters 1000 de Bercy. Le Canadien s'est imposé en deux sets, 7-6, 7-5, en réussissant un match parfait. La quête de la première place mondiale se complique pour le Suisse.

"Vous savez, mon jeu est assez simple : je sers bien, et derrière je prends le contrôle du jeu sur ma ligne. Aujourd’hui, cela a idéalement marché. J’ai été très, très bon dans les moments importants." Nulle trace d’exultation chez Milos Raonic à l’heure d’évoquer sa victoire sur Roger Federer, pourtant la première en sept face-à-face, en quarts de finale du Masters 1000 de Paris-Bercy (7-6, 7-5). Plutôt la satisfaction du travail bien fait.

"Job is done", et de quelle manière : Raonic ne s’est pas contenté de battre le Suisse, il l’a assommé, et Bercy avec lui. Crédité de 22 aces, 45 coups gagnants, 85% de réussite derrière sa première balle et même d'un remarquable 65% en seconde, pour un total de 15 misérables points lâchés sur son service, le Canadien a réussi, il l’admet sobrement, "l’un des meilleurs matchs de ma carrière." Un match record, aussi : ses 218km/h de vitesse moyenne en première balle sont tout simplement du jamais vu.

Pour le Masters, Raonic peut toujours y croire...

En douze jeux de service, Raonic n’aura concédé qu’une seule balle de break au Suisse... qui était aussi une balle de set, à 4-5 dans le deuxième acte, occasion unique pour Federer de faire basculer la partie. La réponse du Canadien ? Un ace, évidemment. Auparavant, il s’était déjà montré plus entreprenant dans le jeu décisif du premier set, profitant de deux points de service initiaux manqués par son adversaire et sécurisant ses propres engagements jusqu'au bout (7 points à 5).

Puis, dans la deuxième manche, le break décisif – le seul de la partie, et son deuxième seulement réussi sur l'ensemble de leurs sept affrontements ! – est venu sur un passing de revers mordant la ligne. Décidément le match parfait, oui, pour un joueur, 10e mondial, qui préserve ainsi toutes ses chances de se qualifier pour le Masters de Londres. Samedi, il tentera de décrocher aux dépens de Tomas Berdych sa deuxième finale en Masters 1000, après Montréal l'année passée.

... alors que pour Federer, la première place s'éloigne

En face, Roger Federer avait peut-être trop donné ces dernières semaines, à Shanghaï puis à Bâle. Déjà mis en difficulté par Jérémy Chardy lors de son entrée en lice, le Suisse manquait clairement de tonus cette semaine. Incapable de prendre Raonic de vitesse et de l’empêcher de tourner autour de son coup droit, il s’est cramponné tant qu’il a pu à son service… avant de craquer malgré un bilan plutôt propre de 23 points gagnants pour 15 fautes directes.

Homme fort du second semestre du haut de ses six finales disputées lors de ses sept derniers tournois (seul lui a manqué l'US Open, où il s'est arrêté... en demies), Roger Federer pourrait bien avoir perdu plus que son invulnérabilité face au bombardier canadien. Toujours en lice pour terminer l'année dans le costume de numéro 1 mondial, le Bâlois laisse le champ libre à son rival Novak Djokovic, lequel peut significativement augmenter son avance à la Race s’il progresse plus avant dans le tableau parisien. Au début de Paris-Bercy, Roger Federer disait ne pas vouloir choisir entre le trône de l'ATP et la finale de la Coupe Davis. Milos Raonic vient peut-être de l’amener à définir une priorité.

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