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Federer: "Si quelqu'un peut lui faire peur, c'est peut-être moi"

Federer: "Si quelqu'un peut lui faire peur, c'est peut-être moi"

Le 17/05/2015 à 09:04

Dernier joueur à avoir battu Novak Djokovic il y a trois mois, Roger Federer estime être capable de perturber la marche en avant irrésistible du Serbe dimanche, en finale du Masters 1000 de Rome.

A défaut du super classique du XXIe siècle Federer-Nadal, qui attend depuis 16 mois et qui attendra encore un peu puisque l'Espagnol a chuté en quarts de finale, le Masters 1000 de Rome s'achèvera dimanche par un autre affrontement format mammouth, entre Novak Djokovic et Roger Federer. Le 39e acte d'une saga débutée il y a maintenant neuf ans et qui n'en finit plus de rythmer le circuit. Rien que cette saison, ce sera le troisième choc entre le numéro un mondial serbe et son dauphin suisse.

Evidemment, difficile de ne pas considérer Novak Djokovic comme le favori légitime de cette rencontre. Depuis sa défaite en demi-finale de l'US Open face à Nishikori, le "Djoker" reste sur un effarant bilan de 51 victoires en 54 matches. Dans les grands tournois, il est invaincu sur cette période. Vainqueur de quatre Masters 1000 (Bercy, Indian Wells, Miami et Monte-Carlo), du Masters de Londres et de l'Open d'Australie, il traverse une des périodes les plus prolifiques de sa carrière et peut poursuivre cette invraisemblable moisson dimanche. Il reste par ailleurs sur 21 succès consécutifs. Il n'a plus perdu depuis Dubaï au mois de février.

Roger Federer

Roger FedererImago

Djokovic : "J'ai joué de loin mon meilleur match de la semaine"

Il se trouve précisément que ce dernier revers, Djokovic le doit à Roger Federer. Le Suisse est d'ailleurs responsable de deux des trois défaites de Nole depuis Flushing. Si l'on considère que celle face à Ivo Karlovic à Doha en janvier, pour son tournoi de rentrée, relève de l'accident, on peut considérer que Federer est donc le seul joueur ayant réussi à battre un Djokovic au top depuis que celui-ci est sur son nuage. "Si quelqu'un peut lui faire peur ces six à douze derniers mois, c'est peut-être moi", a ainsi estimé Federer à propos de Djokovic.

Le Bâlois a une petite idée derrière la tête dans l'optique de cette finale où, dit-il dans un sourire, il espère "causer une petite sensation". "Si j'ai une chance, je vais la saisir, promet-il, même si Novak est impressionnant, il réalise une grande année. J'y crois. J'ai beaucoup de certitudes. Je sais que je ne suis pas très loin, je suis très bien moi aussi". Vrai. Face à Berdych vendredi puis Wawrinka samedi, il a évolué à un très haut niveau. Sur terre, on ne l'avait plus senti aussi à l'aise depuis longtemps. Ces deux copies, couplées à ses deux victoires sur Djokovic, peuvent lui autoriser une certaine dose de confiance avant le 39e acte. Sauf que…

Sauf que Novak Djokovic, question confiance, évolue évidemment dans une catégorie supérieure. D'autant que le numéro un mondial, après un début de semaine un peu  poussif qui l'a vu remporter ses trois premières rencontres en trois sets, a très nettement haussé le ton samedi face à David Ferrer, dominé en deux sets (6-4, 6-4). "J'ai joué de loin mon meilleur match de la semaine", a-t-il jugé à juste titre. Le message est clair. Il faudra un Roger Federer au moins aussi probant que ces deux derniers jours pour avoir une chance d'épingler un des rares trophées qui manque encore à son palmarès.

Novak Djokovic et Roger Federer lors de la remise des trophées du Masters 1000 d'Indian Wells 2015

Novak Djokovic et Roger Federer lors de la remise des trophées du Masters 1000 d'Indian Wells 2015AFP

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