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Nadal est redevenu royal

Nadal est redevenu royal

Le 19/05/2019 à 18:38Mis à jour Le 19/05/2019 à 19:52

MASTERS 1000 ROME - Rafael Nadal tient son premier titre sur terre de la saison. L'Espagnol a dominé Novak Djokovic dimanche en finale du tournoi romain. Après un premier set à sens unique, le numéro un mondial a brièvement retrouvé des couleurs. Insuffisant pour renverser le désormais nonuple vainqueur à Rome, qui va désormais aborder Roland-Garros dans les meilleures dispositions.

Rafael Nadal reste l’empereur de Rome. Le numéro 2 mondial a dominé le numéro 1 Novak Djokovic dimanche en finale du Masters 1000 de Rome en trois sets (6-0, 4-6, 6-1) et 2h25 de jeu. Le Majorquin remporte ainsi son premier titre de la saison, le neuvième dans la capitale italienne et le 34e de sa carrière en Masters 1000, un record. Il a imposé sa loi à un adversaire plus emprunté sur le plan physique après ses gros combats des jours précédents. A tout juste une semaine de Roland-Garros, Nadal rappelle ainsi qu’il demeure le grand favori du Majeur parisien.

Cette finale avait des allures de répétition générale avant le deuxième Grand Chelem de l’année, elle en a eu l’intensité pendant un set, le deuxième. La faute à un écart trop important de condition entre les deux meilleurs joueurs de la planète. Vainqueur à l’arraché face à Juan Martin Del Potro en quart de finale, puis contre un autre Argentin, Diego Schwartzman, en demi-finale, qui plus est en session nocturne, Djokovic n’avait pas les moyens de ses ambitions dimanche. Et la première manche, à sens unique, l’a prouvé.

Nadal a retrouvé son coup droit

Sur la lancée de ses démonstrations des jours précédents, Nadal a d’emblée imposé une épreuve de force que Djokovic ne pouvait pas soutenir. Du moins, à froid. Breaké d’entrée, le Serbe a pris la marée contre un adversaire déchaîné qui ne lui a laissé aucun répit grâce, notamment, à un coup droit des grands jours. L’Espagnol s’est montré très percutant dès les premières frappes, débordant assez aisément en puissance le numéro 1 mondial. Constamment en retard et sans solution à l’échange, Djokovic a vu les jeux défiler sans pouvoir en inscrire un seul de son côté dans le premier set (6-0). Pour la quatrième fois de son tournoi, le Taureau de Manacor infligeait donc une "bulle" à son opposant. Une grande première face à son rival serbe en 54 confrontations.

Vu l’état physique de Djokovic, rien ne semblait alors pouvoir entraver le triomphe romain de Nadal. Mais le "Djoker" a de l’orgueil et il a réussi la prouesse de se remettre mentalement dans le match, en marquant son premier jeu (blanc qui plus est) d’entrée de deuxième acte. Toujours dominé quand les échanges duraient (23 points à 8 pour l’Espagnol dans les rallies de plus de 9 frappes), le Serbe s’est appliqué à tenir ses engagements, en augmentant son pourcentage de premières balles. A 3 jeux partout, il a écarté trois balles de break consécutives à grands coups de services gagnants et d’aces.

Malgré son orgueil, Djokovic était trop court

Rentré dans le combat mental, Djokovic a forcé ses jambes à le suivre et ses petits pas d’ajustement ont à nouveau crissé sur la terre battue italienne. Plus proche de la balle au rebond, il a retrouvé de la longueur à l’échange et a surgi au meilleur des moments pour réaliser son premier break et chaparder le deuxième set par la même occasion (6-0, 4-6). L’espace de quelques minutes, le numéro 1 mondial a bien cru pouvoir renverser totalement le cours de cette finale : dominateur dans les échanges, il a continué à faire reculer Nadal dans le premier jeu de la troisième manche.

Mais son manque de fraîcheur sur le plan physique a fini par le trahir. Toujours aussi courageux en défense, Nadal lui a fait systématiquement jouer le coup de plus et a réalisé le break d’entrée sur un jeu où Djokovic a laissé filer plusieurs opportunités (39 fautes directes dans le match, soit plus du double de son adversaire). Conscient d'être passé à côté de sa chance, le Serbe a fracassé sa raquette de rage, avant de concéder un double break fatal (6-0, 4-6, 4-1). Il a alors abusé des amorties (mal senties pour la plupart) pour écourter les échanges, faisant preuve de grosses approximations de placement au smash également.

Sur une dernière volée mal tenue de son adversaire, Nadal a pu laisser exploser sa joie. Lui qui n’avait pas encore gagné le moindre trophée cette saison, y compris sur sa terre battue chérie, est paradoxalement le premier à défendre avec succès un titre en 2019. Il emmagasine surtout une sacrée dose de confiance juste avant Roland-Garros, le rendez-vous le plus important de sa saison. Pour ceux qui en doutaient depuis le début de ce printemps européen sur ocre, il sera sacrément difficile à déloger du côté de la Porte d’Auteuil.

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