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Masters 1000 Toronto - Jo-Wilfried Tsonga cherchait une victoire face à Djokovic "depuis un moment"

Cette victoire face à Djokovic, Tsonga "la cherchait depuis un moment"

Le 08/08/2014 à 00:25Mis à jour Le 08/08/2014 à 08:32

Vainqueur avec la manière de Novak Djokovic, jeudi, en huitièmes de finale du Masters de Toronto, Jo-Wilfried Tsonga retrouve des couleurs au Canada. Lucide, il sait qu'il sera difficile de confirmer face à Andy Murray.

"Celle-là fait forcément du bien, parce que je la cherche depuis un moment." Les mots de Jo-Wilfried Tsonga ne laissent pas la place au doute : on a affaire à un homme et surtout à un joueur heureux. Quand on s'offre le scalp du numéro un mondial, en l’espace d’une petite heure, après quatre années et onze rencontres d’insuccès sur un court, on le serait à moins. "Je travaille dur pour ça, tous les jours", a d’ailleurs précisé le héros - retrouvé - du jour.



Jeudi, sur le Center Court de Toronto, le numéro deux français est parvenu à faire les choses en grands : joindre le résultat à la manière (succès 6-2, 6-2), en ne laissant que quatre petits jeux à un Serbe rapidement déréglé et privé de son arme principale : son revers. Un coup, soit neutralisé par Tsonga, soit passé dans le filet où en dehors des limites du court.

Cet enterrement de première classe a été orchestré par le maestro Tsonga. Un maestro porté disparu depuis son quart de finale remporté à Roland-Garros face à Roger Federer, en 2013. "Il y a eu des moments difficiles ces dernières semaines, ces derniers mois, donc pour moi c'est une petite bouffée d'oxygène. Mais ça reste un huitième de finale, et aujourd'hui je suis seulement en quarts de finale, donc il y a encore beaucoup de choses à faire", analysait d’ailleurs le Manceau en conférence de presse, selon des propos rapportés par L’Equipe.

"Il y a eu des moments difficiles ces derniers mois"

Battre un numéro un mondial, cela n’arrive pas tous les jours. Les Français et Tsonga le savent mieux que quiconque. Ce dernier n’avait d’ailleurs jamais réussi à battre le Serbe quand celui-ci dominait les hautes sphères du tennis mondial. Une bonne chose de faite, donc. "Ça fait du bien maintenant ce n'est pas la première fois. Je n'en suis plus à me dire : 'je viens de battre le n°1 mondial'. J'en suis plus à me dire  : 'tiens j'ai battu un très bon joueur, et j'en ai encore qui m'attendent dans les prochains tours'."

Du côté de son adversaire, vainqueur au finish d’une finale magistrale à Wimbledon face à Roger Federer, on retiendra le coup de la panne après un mois d'inactivité (le Serbe s'est notamment marié). Rien n’a fonctionné. Il faut aussi l’admettre quand on analyse le contenu de la rencontre. "Félicitations à Jo. Il a vraiment joué du grand tennis, il a très bien servi. Sur le court, il a été le meilleur joueur et je n’ai pas pu jouer, même de loin, comme je le souhaitais avant d’entrer sur le court", a souligné un Novak Djokovic lucide.

Avant d’ajouter, en conférence de presse. "Rien n'a marché, ni du fond du court, ni au service, ni en retour. Globalement, c'était très mauvais, je ne pouvais rien faire." Cette défaite prématurée est un petit évènement pour le natif de Belgrade, qui avait toujours atteint les quarts de finale en tournoi cette saison. Sa défaite à l’Open d’Australie face à Stan Wawrinka faisait d’ailleurs figure d’exception dans son bilan (8 tournois disputés avant Toronto, 7 demies-finales disputées, 4 victoires).

C’est dire la performance réalisée par Tsonga, face au joueur le plus régulier de la planète sur une saison entière. Un métronome qui restait sur cinq victoires lors des six derniers Masters 1000 auxquels il avait participé. "Déjà hier, je n'avais pas de très bonnes sensations, je ne tapais pas la balle très proprement et je faisais beaucoup de fautes. C'est peut-être le manque de matches sur cette surface", a conclu un Djokovic déjà tourné vers la suite.

Jo-Wilfried Tsonga lors du Masters de Toronto

Jo-Wilfried Tsonga lors du Masters de TorontoPanoramic

Murray, un autre défi





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