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Novak Djokovic gonflé à bloc après Monte-Carlo
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Publié 21/04/2013 à 21:18 GMT+2
Longtemps incertain, Novak Djokovic ne s'attendait pas à quitter Monte-Carlo le trophée sous le bras. Sa victoire sur Nadal lui donne une confiance inestimable.
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"Merci de m'avoir autorisé àgagner au moins une fois ici". Dans un sourire à sa victime, le bourreau Novak Djokovic savoure. S'il y en a bien un qui pouvait mettre un terme au règne de Rafael Nadal à Monte-Carlo, c'est bien lui. Battu deux fois par l'Espagnol par le passé en Principauté, il a frappé un grand coup dimanche. "J'avais tellement envie de gagner ce tournoi, il est très spécial parce que j'habite ici et que je connais ce club par coeur", a-t-il déclaré. Désormais, Nole possède huit des neuf Masters 1000 à son palmarès. Seul Cincinnati lui fait encore défaut. D'autant plus étonnant qu'il a atteint la finale quatre fois ces cinq dernières années. Mais c'est un autre manque qu'il rêve de combler, dans un mois, en épinglant l'unique tournoi du Grand Chelem qu'il n'a pas encore sur son CV: Roland-Garros. Dans cette optique-là, quoi de mieux qu'une victoire à Monte-Carlo?
Si ce titre (le 37e de sa carrière) est spécial, c'est bien plus que pour une question de proximité avec son domicile. Il l'est parce que battre Nadal à Monte-Carlo dix ans après la première et unique défaite du Majorquin avant dimanche, a forcément une portée inhabituelle. Puis il y a les circonstances. Celles qui lui ont fait douter de sa participation jusqu'au dernier moment, à cause de cette entorse de la cheville droite contractée voilà deux semaines en Coupe Davis. "Je ne savais pas si j'allais faire partie du tournoi cette année, a-t-il rappelé. Après ce que j'ai traversé cette semaine et même depuis deux semaines, c'est fantastique. Honnêtement, si quelqu'un m'avait dit il y a dix jours que j'allais remporter ce tournoi, je lui aurais répondu que ce n'était pas réaliste de penser ça. Mais en fait, j'ai pris la meilleure décision de ma carrière".
"Je ne peux pas mieux jouer que ça sur terre battue"
Laborieux en début de tournoi, il a laissé un set en route à chaque fois contre Youzhny et Monaco lors de ses deux premiers matches. Puis le diesel a mis le turbo. Progressivement. "La douleur était là. J'ai relevé le challenge physiquement, émotionnellement et mentalement. Plus la semaine avançait, mieux je me sentais", a expliqué le Serbe. Alors il s'est mis à y croire. "Après mon match d'hier (NDLR: samedi, contre Fognini), poursuit-il, j'avais vraiment le sentiment que je pouvais battre Rafa si j'étais au top de mon jeu." Résultat, sa première victoire (en deux sets s'il vous plait) sur terre battue contre Nadal depuis le printemps 2011, celui où tout lui réussissait.
Novak Djokovic n'est peut-être pas tout à fait aussi impérial qu'alors, mais il n'en est pas loin. Il est en tout cas convaincu d'avoir produit son meilleur tennis en finale. "Les six, sept, huit premiers jeux ont été incroyables, juge le numéro un mondial. Je ne peux pas mieux jouer que ça sur terre battue. Mais de toute façon, c'est la seule façon de pouvoir gagner contre Rafa sur cette surface." Arrivé sur la pointe des pieds et la cheville flottante, Djokovic va quitter Monte-Carlo avec la "confiance boostée" comme il le dit. "Cette victoire ne pouvait pas arriver à un meilleur moment. Je ne pouvais évidemment pas rêver d'un meilleur départ sur terre battue", constate-t-il.
La roue tourne vite en ce moment et elle prend un malin plaisir à manier le paradoxe. En demi-teinte lors de la tournée américaine sur dur où Nadal était apparu triomphant à Indian Wells, Djokovic déboulonne le roi de la terre dès leur premier duel et aborde en flèche le printemps. Il assomme la concurrence au moment où on ne l'attendait pas. Où lui-même ne s'y attendait pas. De quoi lui mettre l'eau à la bouche avant Roland-Garros, tout en restant calme. L'euphorie est mauvaise conseillère. Comme le doute. "Bien sûr, j'ai envie de gagner Roland-Garros, tout le monde le sait, dit-il encore. Ce n'est pas un secret. Mais je dois rester focalisé sur le prochain tournoi. Les prochains tournois seront aussi très importants. L'important, c'est de ne pas avoir de problèmes physiques." Le discours se veut prudent. Mais il est aussi très assuré: "Je suis exactement là où je voulais être, en termes de confiance et de jeu." Vivement Roland…
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