Il n'a pas sa langue dans sa poche. Quand il a quelque chose à dire ou un message à faire passer, Andy Murray hésite rarement. L'Ecossais l'a prouvé à de maintes reprises par le passé, notamment lorsqu'il a régulièrement soutenu le tennis féminin. Et il n'a pas dérogé à ses principes lorsqu'il a été interrogé mardi par sa propre mère Judy dans le cadre de la série documentaire "Driving Force" de Sky Sports. L'ex-numéro 1 mondial s'est ainsi exprimé sur le délicat agencement du calendrier 2021 en pleine pandémie de coronavirus. Pour lui, la prochaine arrivée d'un vaccin constitue la meilleure nouvelle pour la stabilité du circuit à court terme.

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Mais l'Ecossais est allé plus loin. Quand il lui a été demandé s'il était envisageable d'imposer la vaccination aux joueurs, il a répondu par l'affirmative. "Je pense que ça devrait probablement être le cas. Je souhaiterais que tous les joueurs soient d'accord pour le bien du sport, en admettant évidemment que cette vaccination est suffisamment sûre, que les essais cliniques ont été bien faits et qu'il n'y a pas d'effets secondaires importants", a-t-il indiqué. Si l'argument semble d'une logique scientifique implacable, il s'oppose en partie à celui développé voici quelques mois par Novak Djokovic.

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Le contre-pied de Djokovic

Le Serbe s'était alors défendu d'être contre le principe de la vaccination, mais avait affirmé ne pas être à l'aise avec le fait qu'on lui impose d'injecter une substance dans son organisme. Il défendait ainsi le principe du libre-arbitre. "Ce serait difficile à mettre en place (l'obligation de vaccination, NDLR), mais j'ai aussi lu que Novak avait dit quelques semaines après ses premières déclarations que s'il devait le faire pour jouer, il le ferait", a encore noté Murray.

La vaccination représente un réel espoir d'immunité collective à l'horizon du printemps ou de l'été prochains. D'ici là, de nombreux tournois devront être organisés avec l'épée de Damoclès du coronavirus au-dessus de la tête. C'est notamment le cas de l'Open d'Australie qui semble se diriger, dans le meilleur des cas, vers un report d'une ou deux semaines. Si ce scénario se confirmait, Murray a confirmé qu'il voyagerait le plus tôt possible aux antipodes (vers le début du mois de janvier) pour s'aligner à Melbourne ensuite.

Amelie Mauresmo chats to Andy Murray

Crédit: Getty Images

Quand elle m'entraînait, Mauresmo a été très durement jugée, simplement parce que c'était une femme

Dans cet entretien, l'Ecossais en a également profité pour réaffirmer son engagement au côté du tennis féminin. Il est notamment revenu sur sa collaboration de deux ans avec Amélie Mauresmo. Un choix de coach osé qui avait fait beaucoup parler à l'époque, et pas dans les meilleurs termes. "Quand les gens ont su que j'envisageais sérieusement d'engager une femme, j'ai commencé à recevoir des messages d'autres joueurs, ou de leurs coaches, qui disaient qu'ils ne pouvaient pas croire que je jouais ce jeu avec les médias, que je devrais annoncer que j'allais travailler avec un chien tant qu'à faire."

Murray s'est élevé contre l'injustice des critiques subies par la Française à l'époque, alors que grâce à son travail avec elle, il était revenu à un très haut niveau après des problèmes de dos notamment. Il a ainsi regretté de ne pas avoir gagné de Grand Chelem sous sa direction. "Quand je perdais des matches avant de l'engager, personne n'avait jamais remis en cause mon coach. Dans le tennis, c'est généralement le joueur qui est sous le feu des critiques. Je pense qu'elle a été très durement jugée par beaucoup de gens, simplement parce que c'était une femme."

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