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Jankovic frappe un grand coup

Jankovic frappe un grand coup
Par Eurosport

Le 22/01/2008 à 07:30Mis à jour

Jelena Jankovic a dominé Serena Williams, tenante du titre, en deux sets, en quarts de finale de l'Open d'Australie. La Serbe, avait été battue par l''Américaine en huitièmes de finale l'année dernière. Jankovic rencontrera Justine Henin ou Maria Sharapov

OPEN D'AUSTRALIE - Quarts de finale dames

Jelena Jankovic (SRB/N.3) bat Serena Williams (USA/N.7) 6-3, 6-4
Face-à-face : 3/2 pour Jankovic.

Jelena Jankovic a offert au public une formidable performance, mardi sur le Rod Laver Arena. La Serbe, qui avait été expulsée du tournoi en huitièmes de finale l'an passé par Serena Williams, a dominé avec aplomb la même adversaire, en deux sets. C'est la première fois que Jankovic entre dans le dernier carré en Australie, un tournoi qui ne lui avait jamais vraiment réussi, et la deuxième fois de sa carrière en Grand Chelem après Roland-Garros l'année dernière. C'est la troisième fois en cinq rencontres qu'elle bat l'Américaine, dont la défaite sera à la mesure de son palmarès à Melbourne (victoires en 2003, 2005 et 2007).

"C'était un match incroyable. J'en tremble encore" , a dit la joueuse, qui avait déjà battu Williams deux fois en quatre rencontres mais jamais en Grand Chelem. La partie a débuté sur un faux-rythme. Serena paraissait empruntée dans ses déplacements, mais c'est bien elle qui a mené 2-0 d'entrée. Quatre jeux plus tard, la Serbe avait pris la tête au tableau d'affichage. Chaque jeux allaient à égalité, la tension était au rendez-vous, et c'est pourtant Jankovic, moins habituée à ces sommets, qui a concrétisé ses balles de break (3 sur 7, contre 1 sur 7 pour Serena). Forte de ce premier set, Jelena a pris l'engagement de son adversaire immédiatement en début de second. Serena Williams a ensuite tout lâché.

Jankovic: "J'ai essayé de la faire bouger"

Jelena Jankovic semble désormais capable de franchir un nouveau cap dans sa carrière. Si la suite du tournoi reste indécise, en raison de la qualité de sa prochaine adversaire (Henin ou Sharapova) et de ses propres problèmes physiques. "Je ne pensais pas aller loin à cause de mes blessures, rappelle-t-elle avant de relativiser : Ce n'est pas parce que je suis blessée que je ne peux pas jouer. Je n'ai pas de grosses blessures mais beaucoup de petits ennuis. J'ai senti un coup de couteau dans la cuisse au deuxième set. Je me suis dit "Oh mon Dieu, encore une fois!". J'ai couru tellement de milliers de kilomètres qu'il faudra peut-être que je change les roues ou qu'au moins je remette un peu d'huile."

Après sa percée en 2007, où elle est passée de la 12e à la 3e place mondiale grâce à une régularité impressionnante (20 fois en quart de finale ou mieux sur 28 tournois disputés), elle confirme en Grand Chelem de la plus belle des manières. "Evidemment, elle avait plus de pression que moi en tant que tenante du titre alors que moi j'avais déjà amélioré ma meilleure performance en Australie" , Jankovic n'en fait pas trop, mais elle peut savourer une progression qui en dit long sur son potentiel. Elle ne va disputer que sa troisième demi-finale de Grand Chelem, mais elle est déjà N.3 mondiale.

Justine Henin (BEL/N.1) - Maria Sharapova (RUS/N.5)
Face-à-face : 6/2 pour Henin.

Difficile d'avoir une plus belle affiche sur le circuit féminin à l'heure actuelle. Justine Henin n'a plus perdu depuis Wimbledon et une seule joueuse s'est hissée une fois à son niveau : Maria Sharapova, lors de la finale du WTA Championships, en décembre à Madrid. La Belge possède le tennis le plus complet de la planète et la Sibérienne est la plus agressive. La hargne de la première n'a d'égal que la rage de vaincre de la seconde.

Rodriguez: "La dernière finale du Masters pourrait jouer un rôle"

A Melbourne, la première semaine a été marquée par la bourrasque Sharapova. La Russe a joué les étoiles filantes propulsant ses ondes positives à qui voulait bien les recevoir. Statistiquement, cela se traduit par un parcours sans faute : aucun set perdu, des scores net et sans bavure, y compris contre Lindsay Davenport, improbable adversaire, qui était venue s'interposer au 2e tour. Justine Henin a suivi un train de sénatrice en cultivant l'art de ménager sa monture. Le style Federer, mais sans la frayeur qu'a connu le Suisse, juste une petite dose de stress sur quelques sets.

Affronter si tôt Maria Sharapova n'est donc pas idéal, mais le défi stimule la Belge. Carlos Rodriguez, son entraîneur, sait ce qui l'attend : "La dernière finale du Masters pourrait jouer un rôle mardi si le match est serré parce Justine avait fini par s'imposer à la lutte à Madrid (5-7, 7-5, 6-3, ndlr). Ça pourrait jouer dans les têtes. Mais en même temps, Sharapova est désormais dans l'outsider, ce qui est une position avantageuse pour elle. Lorsque j'ai regardé Federer contre Tipsarevic l'autre soir, j'ai vu qu'il est resté calme jusqu'au bout. C'est ce que je vais répéter à Justine: rester calme quoiqu'il arrive".

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