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Tsonga : "Impatient"

Tsonga : "Impatient"
Par Eurosport

Le 26/01/2008 à 10:00Mis à jour

Un jour avant sa finale, Jo-Wilfried Tsonga attend dimanche avec impatience. Il est vrai qu'on ne joue pas une finale de Grand Chelem tous les jours. Conscient que ce match sera l'un des plus beaux moments de sa vie de joueur, le Français s'attend à un co

Avez-vous été étonné par la victoire de Novak Djokovic sur Roger Federer ?

    Jo-Wilfried TSONGA : Non, parce que ce n'est pas la première fois qu'il le bat. Il a envie de gagner, d'aller chercher son premier titre du Grand Chelem. Il n'est pas là pour plaisanter. Mais je n'avais pas de préférence. Que ce soit Federer ou Djokovic, je ne me serais pas posé des questions différentes. Je me serais concentré sur mon match de la même manière.

    Djokovic a l'avantage de l'expérience...

    J-W.T. : C'est un plus pour lui. Il a joué une finale et des demi-finales du Grand Chelem. Il a gagné des Masters Series alors que moi, je n'ai pas disputé la moindre finale sur le circuit. Mais je ne me pose pas de questions. Peu importe ce qui arrivera, ça restera un grand moment.

    Comment vivez-vous cette attente ?

    J-W.T. : Je suis impatient, pressé d'aller jouer. Mais je gère bien cette attente. Contre Richard Gasquet à Wimbledon, j'avais dû attendre quatre jours à cause de la pluie. Dans ma tête, ce n'est pas la même chose.

    Pourquoi ?

    J-W.T. : Je le sens, c'est tout. J'ai été conditionné pour jouer des matches comme ça.

    Djokovic et vous, vous avez battu les N.1 et N.2 mondiaux. Mesurez-vous la portée de ces victoires ?

    J-W.T. : Oui. Je me dis que pour une fois ce ne sera ni Nadal ni Federer en finale. Quoi qu'il arrive, ça restera un grand moment. C'est une finale de Grand Chelem et j'attends ça depuis un moment. Je ne me pose pas de questions. Je vais entrer sur le terrain pour faire ce que j'ai à faire et le reste ça me passe un peu au-dessus de la tête.

    Comment voyez-vous cette finale sur le plan tactique ?

    J-W.T. : Il va falloir prendre ma chance. J'ai un jeu de puncheur. Ce n'est pas à moi de subir. C'est à moi d'enfoncer l'autre.

    Vous parents sont dans l'avion...

    J-W.T. : Super. C'était l'un des rêves de mon père de venir en Australie. Content pour lui qu'il fasse ce voyage alors que je vais vivre l'un des plus beaux jours de ma vie.

    Toute la France est derrière vous. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

    J-W.T. : Je fais mon sport pour représenter ce que je suis, mes valeurs, ma famille, mes amis et mon pays. Avoir la reconnaissance de mon pays, c'est une sensation qui est au dessus de tout.

    Et ça ne vous affole pas ?

    J-W.T. : Je trouve ça génial au contraire.

    Est-il vrai que votre père a assisté au fameux combat de Muhammad Ali à Kinshasa ?

    J-W.T. : J'ai la preuve. Il a pris des photos (sourire).

    Beaucoup de question pour vous sur Ali...

    J-W.T. : Je ne serai jamais Ali. Je serai toujours moi.

    Si vous gagnez, vous rejoindrez Yannick Noah dans la légende. Vous y pensez ?

    J-W.T. : Oui, j'y pense. Ce sera un exploit. Mais je suis prêt.

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