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Open d'Australie 2013 : Andy Murray, perdant apaisé

Murray, perdant apaisé
Par Eurosport

Le 27/01/2013 à 17:14Mis à jour Le 27/01/2013 à 18:16

Andy Murray a perdu la finale de l'Open d'Australie pour la troisième fois de sa carrière, mais celle-ci ne la marquera pas autant que les deux premières. Sa victoire à l'US Open l'a libéré d'un poids incommensurable.

Pour la cinquième fois de sa carrière, Andy Murray a perdu une finale de Grand Chelem. Pensez-vous que cela va l'anéantir comme les quatre revers précédents ? Aucunement. Cette année, l'Ecossais n'a pas pleuré sur le podium en recevant le prix du vaincu. C'est la tête haute et sans larmes dans les yeux qu'il a félicité cet adversaire qu'il avait battu quatre mois plus tôt en finale de l'US Open. Cette victoire-là a transformé le bonhomme : d'excellent joueur du circuit ATP, il est désormais un membre incontestable du Big Four. Sa troisième défaite en finale de Melbourne ne l'atteindra donc pas autant que les deux précédentes, notamment celle de 2011 à la suite de laquelle il a mis plusieurs semaines à arrêter de maugréer et de ressasser cela dans sa tête.

Pour autant, ne lui faites pas dire qu'il ne ressent rien en s'inclinant une nouvelle fois en finale. Il est touché. Mais relativise : "J'ai plein de raisons de me sentir bien mieux qu'en 2011, assure l'Ecossais. Ces derniers mois, j'ai joué le meilleur tennis de ma vie. J'ai joué la finale de Wimbledon, j'ai gagné les Jeux Olympiques et l'US Open. Gagner un autre titre en Grand Chelem dans la foulée du premier, ce n'est pas une chose facile." Il ne sait pas combien il a raison en disant cela car aucun joueur de l'ère Open n'est arrivé à le faire. Il faut remonter à John Newcombe en 1967 pour revivre pareil événement : l'Australien avait inauguré son palmarès à Wimbledon avant de s'imposer à l'US Open.

Mouratoglou: " Murray peut finir l’année numéro un mondial"

Dimanche, Andy Murray en était tout proche, à deux sets exactement. Mais le Britannique se consolera en réussissant tout de même un autre exploit : être le premier joueur depuis 1967 à enchaîner une finale après avoir remporté un premier trophée en majeur. "Je vais essayer de garder en moi toutes les choses positives qui me sont arrivées ces derniers mois pour aller dans la bonne direction, a poursuivi le numéro trois mondial. Je retiens aussi que c'est la première fois que je bats Roger Federer en Grand Chelem. Je me sens bien mieux sur le court qu'à l'US Open, indéniablement. A New York, j'étais incroyablement plus nerveux et je doutais beaucoup de moi-même. Je n'avais plus de doute en moi en allant sur le court ce dimanche. J'étais très calme dès le début du match."

Ce sentiment est partagé parmi les observateurs, dont Patrick Mouratoglou, entraîneur de Serena Williams et consultant pour Eurosport : "Il n'a plus de blocage. Il joue l'un des deux meilleurs tennis du monde avec Djokovic. Cette finale perdue ne remet rien à cause. Pour moi, il peut finir l’année numéro un mondial. Murray a été très solide tout au long du tournoi. Il a largement dominé un Federer en très grande forme et il a perdu ce match au physique. Sur le premier set, on l'a senti capable de gagner la finale." Un peu plus d'initiatives et de lucidité dans les moments importants du match auraient pu faire basculer une partie serrée pendant plus de deux heures. C'est en homme et joueur apaisé que Murray va désormais sévir sur les courts. Ce qui n'est sans doute pas une bonne nouvelle pour Novak Djokovic qui voit en l'Ecossais l'un des rares joueurs qui pourra remettre en question son statut de numéro un mondial. Andy n'a pas encore fini de grandir.

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