AFP

Serena Williams dit avoir vécu ses deux pires semaines

S.Williams: "Je suis presque soulagée que ce soit fini"
Par Eurosport

Le 23/01/2013 à 08:58Mis à jour Le 23/01/2013 à 15:26

Rien n'aura été épargné à Serena Williams durant cet Open d'Australie. De son entorse de la cheville à sa blessure au dos mercredi face à Sloane Stephens, l'Américaine en a bavé. Déçue de quitter le tournoi en quarts de finale, elle se dit néanmoins soulagée.

Eurosport Player: Regardez jusqu'à 16 courts en LIVE

Voir sur Eurosport

Comment va votre dos?

Serena WILLIAMS : Ca va. Ce n’est pas grand-chose. Je pense qu’à ce stade du tournoi, tout le monde a un problème quelque part au niveau physique. Alors ça va. Il n’y a pas d’excuses.

Mais après votre problème dans le deuxième set, vous ne serviez plus qu’à 130 km/h en première balle. Que s’est-il passé ?

S.W. : Il y a quelques jours, j’ai eu un petit problème au dos, je ne pouvais plus me tourner. Puis là, sur cette amortie, je me suis retrouvée bloquée. C’est normal, je suppose, qu’après ça, je n’arrivais pas tout à fait à bouger normalement.

Pouvez-vous nous raconter ce que vous avez ressenti exactement sur ce fameux point ?

S.W. : J’ai ressenti une violente douleur et j’ai crié. Je ne pouvais plus bouger. C’était vraiment très douloureux. Mais bon, ça va. C’est comme ça.

Vous êtes sortie du court quelques minutes. Quel type de traitement avez-vous reçu ?

S.W. : Vous savez, il n’y a pas grand-chose à faire. J’ai juste essayé de me relâcher un peu. Je suis toujours sous anti-inflammatoires pour ma cheville, alors je ne peux pas faire grand-chose de plus.

Vous sentiez-vous mieux une fois revenue sur le court ?

S.W. : Pas vraiment. C’était toujours raide. J’avais fait du mal à effectuer des rotations sur mon côté revers. Mais ça allait à peu près pour jouer. Mon adversaire a vraiment très bien joué et elle a fait du très bon boulot.

Dans le troisième set, on a eu le sentiment pourtant que vous alliez un peu mieux…

S.W. : Dans ces moments-là, vous essayez de faire comme si tout allait bien. Tout va bien et fais de ton mieux ! C’est ce que j’ai essayé de faire. J’ai aussi essayé de pousser un peu plus au service pour voir. Mais jambes allaient bien donc je n’avais pas de soucis pour bouger. C’est juste pour tourner mon corps d’un côté ou de l’autre que j’avais du mal, au service et sur les frappes.

 On vous a entendu dire sur le court qu'il s'agissait des "deux pires semaines" de votre carrière…

S.W. : Ah, je ne savais pas que les micros avaient capté ça. Oui, ça a vraiment été les deux pires semaines de ma vie. J’ai eu deux semaines très compliquées, avec ma cheville, toujours aussi énorme jour après jour et mon dos, qui a commencé à me faire mal. Il y a eu beaucoup de choses. Je pense que j’ai commencé à compenser parce que j’étais blessée à la cheville et c’est comme ça que mon dos a commencé à dire stop. Tout est parti de là. En Grand Chelem, je n’ai jamais connu deux semaines aussi compliquées, c'est certain. Je suis presque soulagée que ce soit fini.

Avez-vous pensé à vous retirer ?

S.W. : Vous plaisantez ou quoi ? Ah, vous voulez dire me retirer du match ? Je croyais que vous parliez de ma carrière. Je me suis dit que vous étiez devenu fou (rires). Oui, j’ai dû y penser pendant une nanoseconde. Mais c’est un quart de finale de Grand Chelem, alors...

Avec la tension du match, votre blessure en plus, avez-vous senti de la nervosité chez Sloane, en fin de deuxième set notamment ?

S.W. : Oui, j’ai bien senti qu’elle devenait un peu nerveuse, et c’est bien normal. C’est son premier quart de finale en Grand Chelem. Nous savions toutes les deux que c’était le moment clé du match.

Que pouvez-vous nous dire sur elle en tant que joueuse ?

S.W. : C’est une très bonne joueuse. Elle est très rapide, très vive, elle défend très bien.  

Avant votre blessure, comment jugez-vous votre niveau de jeu ?

S.W. : Je ne pense pas que mon niveau de jeu était très élevé. Je ne sais pas combien j’ai fait de fautes directes, mais probablement plus dans ce seul premier set que depuis le début du tournoi… Elle, elle jouait très bien je trouve. Mais c’est un de mes moins bons matches ces derniers mois.

Vous n’aviez pas perdu depuis l’été dernier. Y avait-il une sorte de pression autour de ça ?

S.W. : Non, pas du tout. Je n’avais aucune pression particulière. Je n’aime pas perdre et je fais tout pour ne pas perdre. Si c’est une forme de pression, alors oui, j’en ai, mais elle ne me dérange pas du tout.

La place de numéro un mondiale, est-ce toujours un objectif pour vous ?

S.W. : Non, je ne pense pas trop à ça. Ce que je veux, c’est gagner des tournois du Grand Chelem, atteindre les 50 titres en tournois. Si je redeviens numéro un, ce sera super. Sinon, j’aurais connu ça, et il n’y aura pas de souci. Mais je n’y pense pas tous les jours.

0
0