Wimbledon, Genie Army, Bieber et Sugarpova : les 4 choses à savoir sur Eugénie Bouchard

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Révélation de cet Open d’Australie, Eugénie Bouchard, 19 ans, s’apprête à défier Li Na en demi-finales. Découverte d’une jeune fille bien dans ses baskets et à qui l’avenir semble promis.

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Le tennis, une évidence ; Wimbledon, un fil conducteur
Eugénie Bouchard a commencé le tennis à l’âge de 5 ans, en compagnie de sa sœur jumelle Béatrice. "Je n’aimais pas ça au début : on faisait des petits jeux pour améliorer les gestes ou la coordination, alors que moi, j’aurais voulu frapper tout de suite les balles ! Mais j’ai su assez vite que j’allais jouer au tennis jusqu’à la fin de ma vie." Premier tournoi à 8 ans, premiers voyages en Europe à 9, la jeune fille est douée et brille dans les diverses catégories d’âges. Elle conclut son parcours junior en 2012, sur une victoire à Wimbledon, "le tournoi qui me fait rêver, explique-t-elle. J’aime l’Open d’Australie pour son ambiance, parce que ça ressemble un peu au Canada et que les gens y sont particulièrement accueillants, mais si je ne devais gagner qu’un seul Grand chelem, j’aimerais que ce soit Wimbledon." C’est d’ailleurs sur les courts du All England Club qu’elle signe son acte de naissance chez les pros, en 2013 : pour son premier grand tableau en Grand chelem, elle atteint le troisième tour en écartant – déjà – Ana Ivanovic. En fin de saison, à Tokyo, elle bat Jelena Jankovic, première Top 10 à orner son tableau de chasse. 147e mondiale en janvier, 32e en décembre, la WTA fait d’elle sa "Révélation de l’année" dans les récompenses de fin de saison.
Canada, Floride et France : l’internationale du tennis
Au moment où Eugénie Bouchard décide de se consacrer pleinement à la balle jaune, le tennis canadien est au creux de la vague. A 12 ans, craignant de stagner dans son apprentissage, la jeune fille n’hésite pas à partir s’entraîner en Floride, dans l’académie de l’ancien professionnel Nick Saviano. "J’y ai beaucoup travaillé l’aspect technique du jeu. Et comme il y avait beaucoup d’autres bons jeunes à l’académie, j’ai pu beaucoup observer." Elle y croise notamment une autre jeune fille de quelques semaines son aînée, Laura Robson. A 15 ans, retour au Canada, où sa fédération a entamé un ambitieux chantier de formation autour d’une ancienne figure de la FFT, Louis Borfiga. C’est aussi aux côtés d’une Française, Nathalie Tauziat, qu’elle entame sa longue route vers les sommets. "Eugénie a d’énormes possibilités, c’est un diamant brut, estime l’ancienne n°3 mondiale, qui a entraîné Bouchard de juin 2011 à octobre 2013. Elle se fixe des objectifs et les atteint à chaque fois. Eugénie est à la fois talentueuse et travailleuse. Elle a tout pour devenir une joueuse complète et gagner de grands tournois." Dotée d’un jeu percutant articulé autour d’un bon service et d’une prise de balle précoce, Bouchard décide à la fin 2013 de poser son camp de base en Floride et repart chez Saviano. "Je dois en partie ma progression en 2013 à ma capacité nouvelle à passer d’une position défensive à offensive pendant que le jeu se déroule, ce qui m'a permis d'aller chercher des points supplémentaires. Maintenant, c’est mentalement que je veux encore m'améliorer."
Une ado bien dans sa peau... et c'est bien ce naturel qui séduit
Mature sur le court, Eugénie Bouchard n’en reste pas moins une jeune fille de son âge, qui réalise des vidéos de "Gangnam Style" avec son amie Robson, écoute du Rihanna avant ses matchs et assiste à des concerts de Justin Bieber en rêvant d’un rendez-vous en tête-à-tête avec la jeune popstar canadienne. Des centres d’intérêts qu’elle assume avec le sourire. Fervente adepte des réseaux sociaux, elle y fait preuve de beaucoup d’autodérision et partage des instantanés de vie dans les coulisses des tournois ou des parties de fous rires avec ses amis d'enfance. "J’ai un fort esprit de compétition. Même aux jeux de société je veux toujours gagner. Mais hors du terrain je suis quelqu’un de relax. J’essaie d’être drôle… mais peut-être que je ne suis pas si drôle que ça !" Ce naturel lui a valu le soutien d’un groupe de fans bariolés, la "Genie Army". Ils portent des T-shirts au prénom d’Eugénie, chantent et supportent durant ses matchs et ont pris l’habitude d’offrir une peluche à leur protégée à l’issue de chaque victoire. "Je me retrouve avec un beau zoo dans ma chambre", en sourit la jeune fille.
Les sponsors se l’arrachent mais elle garde la tête froide
Jolie, talentueuse et chaleureuse : les annonceurs ne s’y sont pas trompés et ont misé très vite sur l’apprentie championne. Dès 2011, alors qu’elle arpentait encore le circuit junior, les concepteurs du jeu vidéo Top Spin avaient fait d’elle l’une des figures retenues pour leur opus 4. Partageant le même équipementier que Maria Sharapova, la Canadienne fait également la promotion des produits de la marque Sugarpova, créée par la Russe. Sylvain Bruneau, capitaine de l’équipe canadienne de Fed Cup, ne se formalise pas pour autant, bien au contraire même : "Maria Sharapova est une bonne influence pour elle. Quand on a de bons résultats et qu’on est une jolie fille, il y a des choses qui peuvent se présenter hors du terrain et il faut faire très attention à ne pas se disperser, commencer à manquer des entraînements pour des shootings bien rémunérés… Maria a su éviter ces écueils. Et je pense qu’Eugénie a bien conscience du danger potentiel. C’est une fille intelligente et qui apprend vite." Comme sur le terrain.
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