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Open d'Australie: Double dose de Williams en seconde semaine, accompagnées par la sensation Keys

Keys avec talent, les soeurs Williams avec ambition
Par AFP

Le 24/01/2015 à 17:50Mis à jour Le 24/01/2015 à 17:51

L'exploit est venu des femmes samedi où Madison Keys, 19 ans est venu à bout de Petra Kvitoba (tête de série numéro 4). De leurs côtés, Venus et Serena Williams, qui ont franchi samedi le cap du troisième tour de l'Open d'Australie pour prolonger ensemble l'aventure en seconde semaine, une première en Grand Chelem depuis près de quatre ans.

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Kvitova, double lauréate de Wimbledon, a été vaincue samedi par sa nervosité et le culot d'une jeune pousse américaine de 19 ans, Madison Keys, qui n'avait jusque-là jamais passé trois tours en Grand Chelem. Mais la gamine a du potentiel et peut s'appuyer sur les conseils d'une légende, Lindsay Davenport, ex-N.1 mondiale et dotée de trois couronnes majeures. "Avant le match, Lindsay m'a surtout fait remarquer que Petra avait un très gros service et qu'il fallait que je lui fasse jouer le maximum d'échanges", a expliqué Keys, qui a soigné ses retours. "Je n'ai pas mis un seul service dedans. Donc, forcément, c'était encore plus difficile", a souligné Kvitova, auteure de 6 doubles fautes, avec 52% de réussite sur ses premières balles.

Hawkeye: Madison Keys – Queen of the serve?

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Pour Serena Williams, la deuxième semaine est une habitude. La cadette des soeurs Williams, âgée de 33 ans, a presque toujours atteint les huitièmes dans les tournois majeurs depuis juillet 2008 sauf deux fois à Roland-Garros (2012, 2014) et une fois à Wimbledon (2014).

Pour son aînée, âgée de 34 ans, c'était devenu rare. Sa dernière apparition à ce niveau remontait à Wimbledon en 2011 où les soeurs s'étaient arrêtées en huitièmes. Cette année-là reste un bien mauvais souvenir pour Venus, puisqu'elle avait disputé seulement quatre tournois. Blessée à une hanche, puis touchée par un virus, elle apprendra plus tard qu'elle est atteinte du syndrome de Gougerot-Sjögren, une maladie auto-immune, causant sécheresse des yeux, douleurs articulaires et surtout grosse fatigue.

Venus Williams.

Venus Williams.Imago

La septuple lauréate de "Majeurs", dont cinq Wimbledon, dégringole au classement (134e début 2012) pendant que sa petite soeur continue d'empiler les couronnes en Grand Chelem (18 au total). Venus va de déconvenue en déconvenue en tournoi. Mais elle ne baisse jamais les bras, comme l'a montré samedi sa victoire renversante (4-6, 7-6 (7/3), 6-1) contre la puissante italienne Camila Giorgi, passée à deux points de la victoire. "C'est une battante. Je suis si fière d'elle", s'est réjouie Serena, qui a elle aussi dû un peu batailler pour écarter l'Ukrainienne Elina Svitolina, 26e mondiale (4-6, 6-2, 6-0), après des débuts timides.

La N.1 mondiale, qui vise un sixième sacre à Melbourne, aura l'occasion en huitièmes de prendre sa revanche sur l'Espagnole Garbine Muguruza (N.24), son bourreau au deuxième tour de Roland-Garros l'an dernier. Pour Venus, ce sera la Polonaise Agnieszka Radwanska, N.6 mondiale. "C'est vraiment super d'être en seconde semaine, mais je n'ai pas envie de m'arrêter là", a prévenu l'ancienne reine de la WTA, qui surfe sur la vague d'une saison 2014 prometteuse.

A Wimbledon, déjà, elle n'était pas passée très loin des huitièmes, battue un tour plus tôt après une bataille acharnée contre Kvitova. Idem à l'US Open où l'Américaine s'était aussi inclinée au même stade et en trois sets, mais contre l'Italienne Sara Errani. "J'ai toujours cru en mes capacités même si les résultats n'ont pas toujours suivi", a assuré la finaliste de l'Open d'Australie en 2003, qui a débuté l'année 2015 par un titre - le 46e de sa carrière - à Auckland. Avant d'espérer en soulever un deuxième secrètement dans quelques jours.

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