Federer devra rester en mode Berdych
Publié 21/01/2017 à 18:29 GMT+1
OPEN D'AUSTRALIE – Après sa démonstration contre Tomas Berdych, Roger Federer aura besoin d'évoluer sur les mêmes hauteurs dimanche en huitième de finale contre Kei Nishikori. Le Japonais, 5e mondial, offre une équation bien différente de celle du tchèque. Et sans doute plus complexe à résoudre.
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Le contexte
Le chemin est toujours aussi escarpé pour Roger Federer à Melbourne. Après avoir écarté le N.10 mondial, Tomas Berdych, dès le troisième tour, le Suisse se voit contraint de se frotter au 5e joueur dans la hiérarchie, Kei Nishikori. Un enchainement totalement inédit pour Federer, qui, pour atteindre ses 48 quarts de finale en Grand Chelem depuis le début de sa carrière, n'avait eu jusqu'alors à affronter qu'une seule fois un membre du Top 10. C'était Pete Sampras, en huitième de finale de Wimbledon en 2001. En Australie, il doit s'en coltiner deux en 48 heures pour s'offrir son 49e quart.
Etincelant et expéditif contre Berdych, Federer aborde toutefois ce huitième de finale avec autant de fraicheur qu'il pouvait l'espérer. Après six mois d'absence, une Hopman Cup pauvre en enseignements et deux premiers matches face aux 300e et 200e mondiaux, il était difficile de savoir où en était exactement le Bâlois. Le match contre Berdych a permis d'avoir une partie de la réponse : tennistiquement, il reste capable d'évoluer à un niveau étourdissant. Attention toutefois. Si tout a été très (trop?) facile face au Tchèque, la donne sera différente dimanche.
Roger Federer en est d'ailleurs parfaitement conscient. "Ce sera totalement autre chose, a-t-il prévenu. Il ne suffira pas juste de bien servir. Il y aura davantage d'échanges, même si la surface est rapide, et ce sera plus dur physiquement." Après un premier tour très compliqué contre Kuznetsov, où il ne s'en est tiré qu'en cinq sets, Kei Nishikori a déroulé face à Jérémy Chardy et Lukas Lacko. A 27 ans, sa constance dans les grands tournois ces derniers mois et son vécu des grands matches lui permettent d'aborder un tel duel avec une certaine sérénité. Il sait de quoi Federer est capable. Il sait aussi qu'il peut lui répondre au besoin.
Leur parcours
Kei Nishikori 1er tour : bat Andrey Kuznetsov (Rus) - 5-7, 6-1, 6-4, 6-7, 6-22e tour : bat Jérémy Chardy (Fra) - 6-3, 6-4, 6-33e tour : bat Lukas Lacko (Svq) - 6-4, 6-4, 6-4
Roger Federer1er tour : bat Jurgen Melzer (Aut) - 7-5, 3-6, 6-2, 6-22e tour : bat Noah Rubin (EU) - 7-5, 6-3, 7-63e tour : bat Tomas Berdych (Rtc) - 6-2, 6-4, 6-4
Face-à-face
Ce sera la 7e confrontation entre les deux hommes dimanche, sur la Rod Laver Arena. Net avantage à Federer, qui mène par quatre victoires à deux et a remporté les trois duels. Cela dit, pas sûr qu'il faille attacher une trop grande importance à ces confrontations, dans la mesure où la dernière remonte à il y a plus d'un an, au Masters de Londres en novembre 2015. De l'eau a coulé sous les ponts depuis, surtout côté Federer. Plus que ce passé commun, c'est le contexte du moment qui comptera dimanche.
Ils ont dit
Roger Federer : "Il est 5e, je suis 17e. Alors, il doit être favori, non ? Oui, sûrement, il est favori (sourire). Aucune importance de toute façon. J'aime beaucoup son jeu. C'est un des meilleurs revers du circuit et je trouve qu'il est devenu très complet au fil des années. Superbe deuxième balle, super relanceur, rapide sur les jambes… C'est un gros test pour moi, je le sais."
Kei Nishikori : "Il a joué du grand tennis contre Berdych. C'est toujours un défi de jouer Roger et toujours un plaisir. On a besoin de lui sur le circuit. Je suis content de le revoir à 100%. Ça va être un super match."
Trois stats à avoir en tête
Notre avis
C'était du "vintage Federer" vendredi contre Berdych, mais le Tchèque avait des jambes de plomb. Vif comme l'éclair, Kei Nishikori va offrir une toute autre opposition au Suisse dimanche. Il sera autrement plus difficile à manœuvrer. Toutefois, s'il conserve la même efficacité au service, Federer aura une très bonne chance de s'en sortir. C'est probablement lui qui a les clés de ce match. Si Berdych l'avait poussé à jouer un match de quatre heures, l'enchainement avec Nishikori serait de nature à inquiéter. Là, Federer va aborder ce match frais comme un gardon. C'est sans doute le plus important pour lui.
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