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Federer : "Je ne vais pas me plaindre..."

Federer : "Je ne vais pas me plaindre..."

Le 26/01/2018 à 14:39Mis à jour Le 26/01/2018 à 18:55

OPEN D'AUSTRALIE – Une heure et trois minutes. Voilà ce qu'il a fallu à Roger Federer pour valider son ticket pour la finale vendredi. Le Suisse a bénéficié de l'abandon de Hyeon Chung. S'il aurait préféré un autre dénouement sur la forme, il prend cette débauche d'énergie minimale comme un point positif avant la finale contre Marin Cilic, dimanche.

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C'était une demi-finale atypique pour Roger Federer. Un adversaire qu'il n'avait encore jamais affronté, dont il ignorait à peu près tout avant de se pencher sur son cas à la vidéo pendant 48 heures. Un adversaire classé en dehors du Top 50 à l'ATP, autre curiosité. Le déroulement du match aura été tout aussi peu conforme à la norme : 63 minutes et moins de deux sets. Le Suisse n'avait concédé que trois jeux (6-1, 5-2) lorsque Hyeon Chung, gêné par des ampoules au pied gauche, a été contraint de renoncer.

Une aubaine pour Federer, qui n'aura jamais passé aussi peu de temps pour atteindre la finale à Melbourne : 10 heures et 51 minutes, soit une moyenne de 1h48 par rencontre depuis le début du tournoi. "J'aurais préféré une fin 'normale', a confié le numéro deux mondial, parce que personne n'aime gagner sur abandon de son adversaire. Ce n'est ni prévisible ni souhaitable. Je lui souhaite de se débarrasser de ça pour revenir vite."

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" La question n'est pas de savoir si j'aurais préféré jouer un match entier"

Mais il ne le cache pas, cette qualification express, dans le sillage de matches déjà plutôt expéditifs dans cette quinzaine, va lui permettre d'aborder la finale contre Marin Cilic dans un état de fraicheur absolu. "Je ne vais pas me plaindre, quand tu peux avoir un match rapide, tu prends parce que nos corps sont assez sollicités comme ça au fil des mois alors quand ça arrive, c'est une bonne chose. Pour moi, c'est évidemment très positif."

S'il est désolé pour Hyeon Chung, l'essentiel pour lui, c'est la finalité. Pas le chemin emprunté. "Clairement, il était diminué dans ses déplacements, surtout au deuxième set, a-t-il admis. J'en ai tiré profit. C'est comme ça, je ne peux rien y faire s'il a abandonné. La question n'est pas de savoir si j'aurais préféré jouer un match entier. Je suis juste content d'être en finale pour être honnête. C'était le but en entrant sur le court aujourd'hui et l'objectif est atteint."

Comme toujours dans ce type de circonstances, l'essentiel est de rester focalisé sur soi, de faire comme si de rien n'était. "J'ai joué le premier set sans avoir l'impression qu'il était vraiment gêné pour être franc, a expliqué le Bâlois. J'étais très concentré sur mon propre jeu. J'ai débord essayé de l'entraîner dans une filière courte, puis j'ai mixé un peu, avec mon slice de revers, un peu de service-volée." Puis il a réalisé que Chung ne pouvait jouer à 100%. "Il n'était pas nécessaire d'en faire trop à partir de là, poursuit Federer. Ça ne servait à rien de prendre des risques inutiles parce que je savais qu'en le contrôlant depuis ma ligne de fond, ça suffirait." Bien vu.

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