Craig Tiley est au cœur de la tourmente. Les projecteurs sont braqués sur le directeur de l'Open d'Australie depuis que la presse locale a révélé que le gouvernement fédéral lui avait envoyé deux courriers au cours du mois de novembre stipulant que la contraction récente du Covid-19 (dans les six mois) ne constituait pas une exemption médicale valable pour rentrer sur le territoire. Or, c'est bien à ce titre que Novak Djokovic comptait jouer le premier Grand Chelem de l'année sans être vacciné, et Tennis Australia (fédération australienne de tennis) lui avait donné le feu vert.
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Alors que le numéro 1 mondial attend de connaître lundi le résultat du recours contre son expulsion d'Australie, Craig Tiley a, lui, rompu le silence qu'il gardait ces derniers jours. Interrogé dimanche à la télévision australienne, il n'a pas estimé avoir commis d'erreur. "Nous n'allons rejeter la faute sur personne. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y a eu beaucoup d'informations contradictoires. Chaque semaine, nous étions en contact avec toutes les parties prenantes, dans le gouvernement australien et de l'Etat de Victoria, pour nous assurer que nous faisions les choses bien en ce qui concerne ces exemptions, et aussi que la règle générale restait la vaccination", a-t-il estimé.

L'expulsion de Djokovic fragiliserait Tiley

Avant d'ajouter : "Les informations contradictoires sont dues au temps de crise que nous traversons. Nous savons que nous avons fait le meilleur travail possible dans ces circonstances." Le directeur de l'Open d'Australie s'est donc bien gardé d'entrer dans le détail de l'affaire.
Pourquoi une exemption a-t-elle été accordée à Djokovic alors que la contraction du Covid-19 invoquée a eu lieu le 16 décembre, soit une semaine après la date limite de dépôt des dossiers ? Que penser des apparitions publiques du Serbe après son test positif ? Tiley n'a répondu à aucune de ces questions.
Mais fidèle à la position de Tennis Australia, il a considéré que le numéro 1 mondial, actuellement dans un hôtel utilisé par le gouvernement pour retenir des personnes en situation irrégulière, devrait pouvoir défendre son titre avec son exemption. "J'aimerais voir Djokovic jouer l'Open d'Australie, oui", a indiqué Tiley sans la moindre ambiguïté.
Si l'audience rejette lundi le recours du meilleur joueur de la planète et le contraint à quitter le territoire comme la tendance l'indique, l'Open d'Australie perdra indéniablement de son intérêt sportif. En tant que directeur du tournoi, Craig Tiley en est plus que conscient. Mais ce pourrait être le cadet de ses soucis car sa position personnelle s'en trouverait également grandement fragilisée.
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