Novak Djokovic
Cote : 5 étoiles
Pourrait-on trouver favori plus évident ? A Melbourne, Novak Djokovic est quasiment invincible, lui qui y a gagné 9 trophées, un record évidemment. Le Serbe n'y a même plus connu la défaite depuis 2018 (lorsqu'il était dans le creux de la vague) et un huitième de finale perdu face au porté disparu Hyeon Chung. C'est probablement sur la Rod Laver Arena qu'il a joué les plus belles partitions de sa carrière, il s'y sent comme chez lui et le simple fait d'y revenir renforce encore sa confiance déjà prodigieuse en ses capacités.
Ajoutez à cela certainement un petit goût de revanche sur le destin, un an après son expulsion traumatisante du pays à cause de sa non-vaccination, et la motivation de l'intéressé, qui peut égaler le record de titres en Grand Chelem de Rafael Nadal (22), ne pourrait être plus haute. Déjà titré à Adélaïde en préparation, tous les feux semblent au vert pour "Nole". Tous ? Non : une petite gêne à l'ischio-jambier gauche le tracasse un peu. Est-ce de nature à fêler quelque peu sa carapace ? Rien n'est moins sûr.
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Rafael Nadal
Cote : 3 étoiles
C'est bien lui qui aura le dossard numéro 1 dans le dos au départ. Après le forfait de son jeune compatriote Carlos Alcaraz, Rafael Nadal est devenu mécaniquement la tête de série principale de cet Open d'Australie. En tant que champion sortant et détenteur de 22 titres du Grand Chelem (dont deux glanés encore l'an dernier), les arguments pour en faire le deuxième plus grand favori du tournoi sont tout trouvés. Et ce même s'il a perdu deux fois en préparation lors de la United Cup.
Il est vrai que depuis Wimbledon et cette blessure aux abdominaux, le Majorquin est plus en difficulté. Sur ses 11 derniers matches, il a connu 7 fois la défaite et ne donne pas les meilleures garanties en termes de confiance. Le tirage au sort ne lui a pas fait non plus de cadeaux et il passera un test dès son entrée en lice contre le prometteur Jack Draper. Mais Nadal s'est dit satisfait de sa dernière semaine d'entraînement, se connaît parfaitement et maîtrise à merveille l'art de la montée en puissance. Les interrogations le concernant étaient déjà très nombreuses l'an dernier, on sait ce qu'il est advenu…
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Stefanos Tsitsipas
Cote : 3 étoiles
Si Stefanos Tsitsipas a du caractère - et il en a -, il serait bien inspiré de le montrer dès ce premier tournoi du Grand Chelem de l'année. Car sa saison 2022 a été décevante, notamment dans les Majeurs, malgré une place encore assurée dans le Top 5 mondial. Régulièrement surpassé par la génération suivante des Carlos Alcaraz et Holger Rune, il a pourtant tout ce qu'il faut dans son jeu pour aller chercher le Graal et pourquoi pas dès ce mois de janvier à Melbourne.
Trois fois présent dans le dernier carré lors de ses quatre dernières participations, le Grec aime l'Open d'Australie et ses conditions de jeu et a déjà connu l'atmosphère spécifique d'une finale de Grand Chelem (Roland-Garros 2021). Fin 2022 (à Bercy et un peu au Masters contre Djokovic et Medvedev), il a décidé d'orienter encore davantage son jeu vers l'avant, avec pas mal de succès. Invaincu lors de la United Cup en quatre matches (avec de belles victoires sur sa bête noire Borna Coric et Matteo Berrettini), il a réenclenché une dynamique très positive. A lui de l'amplifier pour reprendre sa route vers les sommets.
Tsitsipas : le déclic à Melbourne ?
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Daniil Medvedev
Cote : 3 étoiles
Un an après, Daniil Medvedev revient sur une scène qui a marqué un tournant douloureux de sa carrière. A Melbourne, le Russe a connu un traumatisme dont il ne s'est jamais vraiment relevé depuis. Parti pour remporter son deuxième Grand Chelem consécutif, qui plus est contre Rafael Nadal après avoir torpillé Novak Djokovic à l'US Open 2021, il s'était fait renverser en plus de cinq heures par un Majorquin héroïque. D'où une immense frustration devenue même une blessure, notamment en raison de l'attitude d'un public australien partisan.
S'il s'en était sorti, Medvedev serait sans doute notre deuxième favori de cet Open d'Australie, mais il en a été autrement. Et le Russe a déçu ensuite en Grand Chelem, ne parvenant pas à faire mieux que deux huitièmes à Roland-Garros et à l'US Open (interdit de jouer à Wimbledon). A Adélaïde, il a été logiquement dominé par un Djokovic légèrement blessé. Mais déjà sacré en Majeur, il sait au fond de lui qu'il peut le faire. S'il retrouve ce supplément d'âme qui lui manque depuis quelques mois, alors il pourrait bien connaître un rebond tonitruant.
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Casper Ruud
Cote : 2 étoiles
Son cas est toujours délicat à analyser. Casper Ruud a été l'un des joueurs les plus en vue du circuit en 2022. Il est d'ailleurs le seul à avoir atteint la finale dans trois des cinq événements majeurs de l'année (tournois du Grand Chelem et Masters). Avec toutefois un constat dur à la clé : ni à Roland-Garros, ni à l'US Open et ni lors du tournoi des Maîtres à Turin, le Norvégien n'a su gravir la dernière marche, celle qui fait toute la différence.
Sur la terre parisienne, il a même reçu une correction de la raquette de Rafael Nadal et il n'a jamais semblé en mesure d'inquiéter réellement Novak Djokovic au Masters. Son seul potentiel regret peut venir de Flushing Meadows où il a semblé un temps en mesure de l'emporter contre Carlos Alcaraz. Archétype du joueur solide et régulier, Ruud a une carte de visite déjà impressionnante en Grand Chelem et son statut de tête de série 2 en fait un candidat légitime en Australie. Mais son début de saison 2023 (deux défaites en trois matches) n'est pas très rassurant, et on peut se demander s'il n'a pas déjà maximisé son potentiel.
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Taylor Fritz
Cote : 2 étoiles
Il est l'un des fers de lance du renouveau du tennis américain. Taylor Fritz a réalisé une percée remarquable la saison dernière : non content d'aller chercher son premier Masters 1000 à Indian Wells, le Californien a tutoyé le dernier carré à Wimbledon (défaite épique en quart de finale contre Rafael Nadal) et a surtout fait son entrée dans le Top 10. Cerise sur le gâteau, il a atteint les demi-finales de son premier Masters, prouvant sa capacité à rivaliser avec les cadors.
Et l'hiver n'a pas coupé son élan. En United Cup, Fritz a été impressionnant, gagnant 4 matches sur 5 (seul Cameron Norrie l'a battu), dont deux derniers face à Hubert Hurkacz et Matteo Berrettini qui ont le niveau de Top 10 - ils l'ont été tous les deux il y a peu. De plus en plus sûr de lui et de ses forces, il semble armé pour franchir encore un cap en Grand Chelem. Peut-être pas encore aller au bout, mais pourquoi pas envisager une première demie en Majeur, éventuellement contre Djokovic comme le tableau le suggère.
Nos paris pour l'Open d'Australie
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Nick Kyrgios
Cote : 2 étoiles
Il est insaisissable. A 27 ans, Nick Kyrgios est toujours aussi difficile à jauger avant un rendez-vous de cette importance. D'autant plus qu'il n'a pas disputé le moindre match en compétition en 2023. Cet état de fait ne résulte pas d'un choix de programmation, mais bien d'une blessure à la cheville. Autant gêné que prudent, l'intéressé n'a pas voulu risquer de manquer le premier Majeur de l'année dans son pays. Les interrogations sur son état de forme sont donc légitimes, et ce n'est pas l'exhibition bon enfant jouée contre Novak Djokovic vendredi qui y a apporté des réponses.
Mais s'il est bel et bien à 100 % de ses moyens, Kyrgios sera dangereux et pas seulement pour ses adversaires des premiers tours. En 2022, il s'est prouvé à Wimbledon (puis à l'US Open où il a quand même sorti le tenant du titre Medvedev) qu'un sacre en Grand Chelem n'était pas du domaine de l'inaccessible. Le tirage au sort lui a réservé un potentiel 3e tour face à Rune, avant d'affronter éventuellement Djokovic en quart. Tout sauf une sinécure. Mais s'il y en a bien un qui peut le faire en se servant de l'énergie du public, c'est lui.
Djokovic dances to celebrate winning point after Kyrgios underarm serve
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Félix Auger-Aliassime
Cote : 1 étoile
Il méritait peut-être une meilleure place dans notre classement des favoris. Mais Félix Auger-Aliassime a vu son fol élan de fin de saison - trois titres d'affilée en indoor (Florence, Anvers, Bâle) et une demie à Bercy - quelque peu brisé par un premier Masters décevant. Il a certes remporté la Coupe Davis dans la foulée avec le Canada, mais l'épreuve n'a évidemment pas la même portée depuis sa réforme. Et le Québécois a connu un faux départ à Adélaïde contre Alexei Popyrin pour son seul match en 2023.
En Grand Chelem, Auger-Aliassime reste également sur deux contre-performances avec des sorties précoces à Wimbledon (1er tour) et l'US Open (2e tour). Il a indéniablement un côté "diesel" qui le met en danger sur les débuts de quinzaines, et à ce titre un éventuel duel face à Stan Wawrinka dès son deuxième match à Melbourne a des allures de sacré piège. Néanmoins, il ne s'agirait pas d'oublier que "F2A" avait obtenu une balle de match face à Medvedev l'an dernier en quart de finale et qu'il a poussé Nadal aux cinq sets à Roland. Quand il trouve son rythme, il est redoutable… Il sait donc ce qui lui reste à faire.
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Holger Rune
Cote : 1 étoile
Faute de Carlos Alcaraz, il est le seul joueur de moins de 20 ans de cette revue d'effectif. Mais comme l'Espagnol, Holger Rune est un jeune homme pressé et il a déjà montré en 2022 qu'il n'avait peur de rien. Surtout au cours d'une fin de saison ébouriffante qui l'a vu triompher lors du dernier Masters 1000 de l'année à Bercy. Et plus encore que le résultat, c'est la manière qui a ébahi : cinq membres du Top 10 vaincus et l'ogre Djokovic terrassé en finale, excusez du peu.
En Grand Chelem, ses références sont moins impressionnantes, ce qui est logique à son âge. Il a toutefois déjà atteint un quart à Roland-Garros et ne semble pas plus impressionné que cela par le format des cinq sets. Certes, son tout début de saison n'a pas été idéal avec une défaite d'entrée à Adélaïde contre Yoshihito Nishioka pour son seul match en compétition depuis Bercy. Mais depuis deux semaines, le Danois se prépare intensément à l'entraînement à Melbourne. Une stratégie de nature à lui donner le coffre physiquement sur la durée de la quinzaine ? Il l'espère sûrement.
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Jannik Sinner
Cote : 1 étoile
Avec Rune et Auger-Aliassime, il fait partie de cette nouvelle génération aux dents (très) longues
qui compte bien supplanter sa devancière, celle des Zverev, Tsitsipas et autres Medvedev. Jannik Sinner compte six titres à son palmarès à 21 ans et a déjà fait partie du Top 10 mondial (9e à son meilleur classement), même s'il en est ressorti pour le moment. Et il fait déjà preuve d'une régularité assez bluffante en Grand Chelem avec pas moins de quatre quarts de finale à son actif, dont trois en 2022 (Open d'Australie, Wimbledon et US Open).
Certains seraient peut-être tentés d'y voir un plafond de verre, un peu comme celui sur lequel bute un Andrey Rublev. Mais l'Italien a montré au All England Club contre Djokovic et plus encore à New York - où il a eu une balle de match contre Alcaraz avant de céder au bout de la nuit dans un match d'anthologie -, qu'il était tout proche de l'étape suivante. Reste que Sinner a eu du mal à digérer la frustration de Flushing. Aura-t-il refait le plein de fraîcheur mentale pour cet Open d'Australie ? Un éventuel 3e tour épicé contre son compatriote Lorenzo Musetti pourrait apporter un élément de réponse.
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