Open d'Australie 2024 - La quête d'absolu pour Djoko, la quête impossible pour les autres

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L'Open d'Australie démarre ce samedi avec un grand et unique favori : Novak Djokovic. Le Serbe court après son 11e trophée à Melbourne et le record absolu de Grands Chelems, hommes et femmes confondus. Qu'est-ce qui pourra faire dérailler le numéro 1 mondial ? Les outsiders sont nombreux. Bon courage à eux… et aux Français dont les rêves sont nettement moins ambitieux.

Novak Djokovic visera la quête de l'absolu à l'Open d'Australie 2024

Crédit: Getty Images

Melbourne, Australie. L'éternel recommencement. Le circuit repart dans le vertige d'une saison avec la même évidence et la même boussole : Novak Djokovic. Tout tourne autour de lui surtout en l'absence d'un Rafael Nadal, finalement blessé, qui nous prive d'un retour aux airs de tournée d'adieu. Alors, tant pis pour le storytelling. Nadal aurait-il pu changer le cours des choses par un énième miracle absolu ? La question restera sans réponse et, aujourd'hui, c'est Djokovic qui écrase les esprits.
2023 aurait pu marquer un fléchissement et, pourquoi pas, la prise de pouvoir d'un prétendant qui semblait enfin avoir l'étoffe. Carlos Alcaraz a bien remporté Wimbledon. Pour le reste, le numéro 1 mondial, même à 36 ans, continue de repousser les limites et de cumuler les honneurs. Il est déjà l'homme avec le plus de couronnes en Grand Chelem (24). Mais à Melbourne, il est en quête d'absolu puisque seule Margaret Court résiste pour le moment à la gloutonnerie du Serbe.
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Avec dix titres, Djokovic mérite-t-il sa statue à Melbourne ?

Video credit: Eurosport

Serena Williams (23) a fini par abdiquer face à la légende australienne mais, aujourd’hui, difficile d'imaginer Djokovic et ses 10 titres Down Under s'effondrer. Ni sa défaite face à Alex de Minaur lors de la United Cup ni son alerte au poignet n'entament le crédit illimité de celui qui a réponse à tout en Australie. Serrer les dents, le Serbe sait faire. En 2021, il va au bout malgré une déchirure aux abdominaux. Même issue deux ans plus tard malgré une cuisse qui lui fait vivre "les montagnes russes". Il en faudra plus pour lui infliger une première défaite aux antipodes, lui qui reste invaincu là-bas depuis six ans…
"Novak Djokovic n'a pas besoin d'évoluer à son meilleur niveau pendant les deux semaines de l'Open d'Australie, rappelle notre consultant Mats Wilander. Il va essayer de trouver sa plénitude avant que le tournoi ne soit fini. Que ça se passe au 3e tour ou après deux sets en finale, il va y arriver. Et une fois que ce sera le cas, c'est le meilleur joueur du monde, le meilleur de tous les temps. C'est son tournoi préféré, sa surface préférée, son fuseau horaire préféré. Il y a tellement de points positifs pour lui (…). Il sera le favori plus encore ici que dans n'importe quel autre tournoi."
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Un Djokovic en acier et pas de bras de fer : le résumé de sa victoire face à Alcaraz

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Sinner plutôt qu'Alcaraz comme adversaire numéro 1 ?

Pour les autres, le défi ressemble à l'impossible. Même pour Carlos Alcaraz, le seul à l'avoir battu en Grand Chelem en 2023. D'abord parce que le numéro 1 mondial a pris sa revanche à Cincinnati puis au Masters. Ensuite parce le Murcien, privé de Juan Carlos Ferrero en Australie pour cause d'opération, n'a pas joué un match depuis sa sévère défaite (6-2, 6-3) face à Djoko à Turin, parce que sa seconde partie de saison, après son succès à Wimbledon, fut moins brillante et parce qu'il n'a jamais atteint la seconde semaine à Melbourne.
Si le duel entre l'Espagnol et le Serbe a globalement polarisé l'attention l'an dernier, Jannik Sinner représente peut-être l'obstacle le plus dangereux pour le Serbe lors de la quinzaine australienne. L'Italie, qui a certes rendu les armes en finale à Turin, reste le seul joueur à l'avoir battu après Wimbledon et jusqu'à fin 2023. Même à deux reprises, au Masters ATP (en phase de poules) et en Coupe Davis. Suffisant pour faire douter le maître des lieux qu’il pourrait retrouver dans le dernier carré ? Il en faudra beaucoup plus. Et on souhaite bien du courage à Gaël Monfils ou Andy Murray au troisième tour, à Ben Shelton (16e) en huitièmes de finale, et à sa victime en finale il y a un an, Stefanos Tsitsipas, en quarts.
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La carotte et le bâton : Sinner n'avait plus les armes pour stopper Djokovic

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Fils, lumière au bout du tunnel ?

La Monf', dernier Français présent en seconde semaine à Melbourne (2022), aura donc bien du mal à rééditer l'exploit. Ugo Humbert et Adrian Mannarino tenteront de réussir là où tous les Bleus ont échoué en 2023. Aujourd'hui, la lumière au bout du tunnel s'appelle Arthur Fils, 19 ans, et rare raison de croire que ça ira mieux demain. S'il n'a gagné qu'un match en Grand Chelem en carrière, il a démarré 2024 par un quart (Hong-Kong) et une demi-finale (Auckland). Il est encore trop tôt pour viser les étoiles et encore moins la lune. Mais dans le désert actuel du tennis français, l'espoir est déjà un doux réconfort.
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Djokovic : "Mon poignet va bien"

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