Open d'Australie 2024 : Taylor Fritz élimine Stefanos Tsitsipas en 8e, Jannik Sinner en quart sans perdre un set

Eurosport sur Google

Le finaliste de l'édition 2023 est tombé. Stefanos Tsitsipas s'est incliné dimanche face à Taylor Fritz, 12e mondial, en huitième de finale en quatre sets (7-6, 5-7, 6-3, 6-3). Jannik Sinner a maîtrisé Karen Khachanov (6-4, 7-5, 6-3) et n'a toujours pas perdu le moindre set. Il retrouvera Le Russe Andrey Rublev, N.5 mondial, tomber d'Alex De Minaur au terme d'un très gros combat.

Fritz écarte Tsitsipas et s'offre un rendez-vous avec Djokovic : le résumé de sa victoire

Video credit: Eurosport

Rublev remporte un combat

Andrey Rublev, N.5 mondial, a dominé Alex de Minaur (6-4, 6-7, 6-7, 6-3, 6-0) au terme d'un match très disputé. Le Russe a fait la différence dans les deux derniers sets, au cours desquels il a définitivement pris le dessus sur un adversaire, classé N.10 mondial, qui lui a donné du fil à retordre pendant trois sets. Les deux hommes se sont rendus coup pour coup, le Russe cédant à deux reprises dans le jeu décisif, pour se retrouver mené deux manches à une.
picture

Nouveau bras de fer et cette fois-ci, Rublev fait plier De Minaur

Video credit: Eurosport

Il s'est alors montré agacé, frappant à plusieurs reprises sa raquette et invectivant son clan en tribune. Mais le joueur de 26 ans a ensuite haussé son niveau de jeu pour profiter de la fatigue de plus en plus présente chez De Minaur. Devant son public, l'Australien a peu à peu cédé du terrain face aux coups de boutoir du Moscovite, qui a égalisé à deux sets partout.
La cinquième manche a ensuite été complètement à l'avantage de Rublev, qui a d'entrée infligé un jeu blanc à De Minaur sur son service et ne lui a laissé aucun jeu. Le Russe tentera de se qualifier pour la première demi-finale de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem face au N.4 mondial Jannik Sinner. Il n'a battu l'Italien de 22 ans qu'à deux reprises en six confrontations et reste sur deux défaites au tournoi ATP 500 de Vienne et au Masters 1000 de Miami.

Fritz a fini très fort

Entre deux joueurs de niveau Top 10, l'affiche promettait sur le papier. Elle n'a pas déçu et le (léger) favori sur le papier s'est fait surprendre. Ce dimanche, Taylor Fritz (12e joueur mondial) a ainsi fait tomber en huitième de finale de l'Open d'Australie Stefanos Tsitsipas (7e), finaliste sortant, en quatre sets (7-6, 5-7, 6-3, 6-3) et un tout petit peu plus de trois heures de jeu (3h01 exactement) sur la John Cain Arena. En quart, le Californien aura le redoutable honneur de défier le tenant du titre et décuple champion à Melbourne, Novak Djokovic.
A vrai dire, le choc a tenu toutes ses promesses dans les deux premiers sets. Les deux hommes ont alors livré un sacré bras de fer de serveurs, Fritz prenant d'abord l'avantage au tie-break, avant que Tsitsipas n'égalise à une manche partout après avoir réalisé le premier break du match à 5-5 dans le deuxième acte. On pouvait alors penser que le Grec avait fait basculer la partie, on se trompait lourdement. Absolument pas découragé, le Californien en a même remis une couche, breakant d'entrée de troisième. Rattrapé dans la foulée, il a appuyé de nouveau sur l'accélérateur à 3-2 pour ne plus lâcher les commandes.
Pour construire son succès, Fritz a intelligemment fixé Tsitsipas dans la diagonale côté revers, avant de faire fréquemment la différence le long de la ligne. Très inspiré dans ses prises d'initiative, il a fait la différence à l'échange par son punch tout en limitant à la portion congrue son déchet (50 coups gagnants pour seulement 19 fautes directes). Le Grec, lui, a payé son irrégularité au service à partir du troisième acte (7 doubles fautes en tout), notamment sur sa seconde balle régulièrement exploitée par l'Américain. Bien qu'un peu gêné à la cuisse en fin de match, ce dernier a multiplié les fulgurances pour s'adjuger les quatre derniers jeux. Une sacrée performance.
picture

La facétie de Tsitsipas n'aura pas suffi : Fritz conclut sur sa 2e balle de match

Video credit: Eurosport

Sinner, une marge impressionnante et une efficacité diabolique

Il était déjà le seul à n'avoir pas lâché le moindre set en première semaine dans le tableau du simple messieurs. Et il n'en aura toujours pas concédé avant son quart de finale. Pourtant, Jannik Sinner passait un test d'envergure dimanche face au Russe Karen Khachanov, 15e mondial, et il n'a pas toujours évolué à son tout meilleur niveau. Mais cela n'a pas empêché l'Italien de trouver la solution en trois manches (6-4, 7-5, 6-3) et 2h34 de jeu sur la Margaret Court Arena. Pour une place dans le dernier carré, il défiera Andrey Rublev.
Si Sinner a annoncé très tôt la couleur avec un break dès le 3e jeu, il a donc trouvé à qui parler à l'échange. Tant et si bien que le numéro 4 mondial ne s'est pas montré vraiment dominateur dans les deux premiers sets. Oui mais voilà, l'an dernier, il a aussi passé un cap dans la gestion des moments importants et cela s'est vu. Après ces deux premiers actes, il avait ainsi converti 3 balles de break sur 3, contre 1 sur… 10 pour son adversaire. Retrouvant très fréquemment son premier service quand il en avait le plus besoin, il a surtout donné l'impression d'accélérer quand il l'a voulu.
picture

Efficacité diabolique et parcours toujours parfait : comment Sinner a écarté Kachanov

Video credit: Eurosport

Alors qu'il subissait en fond de court dans la deuxième manche et était mené 40/15 à 5 jeux partout, il a soudain passé la vitesse supérieure pour remporter les 8 derniers points du set, faisant le break sur un missile monumental en coup droit. Beaucoup plus agressif et percutant dans le troisième acte, il a passé la surmultipliée pour s'octroyer les quatre ultimes jeux de la partie. Et ainsi, l'affaire était pliée sans donner l'impression d'être à son meilleur niveau du premier au dernier point. C'est d'ailleurs peut-être le plus prometteur pour la suite et une éventuelle demie face au maître des lieux, Novak Djokovic.
AVEC AFP
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité