14 défaites, 0 victoire face à Sinner et Alcaraz : jusqu’où peut vraiment aller Alex De Minaur ?

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Alors qu’il entame 2026 à la 6e place mondiale, son meilleur classement en carrière, Alex De Minaur ambitionne plus que jamais de s’inviter dans la discussion chez lui, à l'Open d'Australie, où il a perdu contre Carlos Alcaraz en match d'exhibition ce jeudi (6-3, 6-4). S'il sort de sa meilleure saison statistique avec 56 victoires, les titres manquent, sans être hors de portée.

Alex De Minaur après sa défaite face à Jannik Sinner à l'Open d'Australie 2025.

Crédit: Getty Images

Que manque-t-il à Alex De Minaur pour figurer parmi les très grands ? À l’entendre, pas grand-chose. L’Australien entame sa saison 2026, à domicile, avec l’espoir de représenter, peut-être, "une menace pour le titre" dans son tournoi du Grand Chelem maison, à Melbourne, où il avait atteint les quarts de finale l’an passé. Avec un soupçon de détachement, une préparation d’enfer, et la sensation de n’avoir jamais été aussi fort, le natif de Sidney se sait, à 26 ans, au pic de sa carrière.
Seulement, peut-il encore aller plus haut ? Lui veut y croire. "J’ai connu ma meilleure année sur le Tour, fini 7ᵉ mondial (6ᵉ, aujourd’hui), mais je sens que j’ai plus à donner, promettait-il en interview pour la chaîne YouTube de l’Open d’Australie, en décembre. Et je n’ai pas encore atteint le plafond." Pour la troisième année de suite, Alex De Minaur va entamer l’Open d’Australie avec le statut de Top 10. Mais au fond, la perspective de jouer les seconds rôles derrière les deux mastodontes ne le satisfait pas pleinement. 
L'année passée, De Minaur n’a remporté qu’un seul titre, au tournoi ATP 500 de Washington, pour 56 victoires sur le circuit (quatrième meilleur total, derrière les seuls Carlos Alcaraz, Jannik Sinner et Alexander Zverev). Simplement le meilleur bilan de sa carrière, le tout sans avoir disputé le moindre tournoi au niveau ATP 250. Mais pour le fan du Real Madrid qu’il est-il a passé son enfance en Espagne –, que vaut une telle régularité si les titres prestigieux viennent à manquer ? 

Un mauvais sort à conjurer

Jusqu’ici, Alex De Minaur avait surtout réfléchi en termes de classements. Jusqu’à mettre en péril son propre équilibre. "Depuis le début de ma carrière, mes objectifs tournaient surtout autour du classement, avouait-il dans cette même interview. Ce qui se passe, à un moment donné, c’est que vous devenez obsédé par les résultats. Pas seulement les vôtres : vous commencez à regarder partout, quels sont les scores des autres, à calculer les points, où vous allez devoir les défendre… C’est devenu une sorte de tourbillon, et ce n’était vraiment pas sain."
Celui qui est reconnu comme "l’un des joueurs les plus rapides du circuit", dixit Novak Djokovic en 2024, veut maintenant penser à son jeu d’abord, au plaisir de sentir la balle. Et ce nouveau conditionnement lui réussit. "Je suis un peu plus gentil avec moi-même, avoue-t-il. Cette saison, j’ai progressé dans certains domaines. J’ai bien mieux géré certaines situations, et je pense maintenant savoir quelles sont les étapes à franchir, ce qu’il manque, ce sur quoi je dois progresser pour faire ce prochain grand pas." Au fond, il reste peu de paliers à franchir. De Minaur a disputé deux nouveaux quarts en Grand Chelem, l’an passé (Open d’Australie, US Open), et figure parmi les finalistes malheureux de Masters 1000 depuis Toronto 2023.
Prendre plus de risques, les perturber davantage
Alors, comment s’y prendre pour espérer devenir cette "menace", cet outsider crédible à l’Open d’Australie ? Sans doute pourrait-il s’affranchir, déjà, de certains schémas trop défensifs contre les cadors. "Je dois trouver différentes façons de déstabiliser ces joueurs (Alcaraz et Sinner notamment, NDLR) et être prêt à prendre plus de risques, à les perturber davantage", se persuadait-il en conférence de presse avant la United Cup, fin décembre.
Autre option : continuer de développer un physique hors normes. "Ces dernières années, j’ai pris un peu de poids, ce qui m’a aidé", assurait-il. Peut-être, enfin, y a-t-il un mauvais sort à conjurer. En neuf confrontations face à Jannik Sinner, l’Australien n’a jamais triomphé. Et la seule fois qu’il s’est offert Carlos Alcaraz, c’était lors d’un match d’exhibition, en janvier 2025. Le classement parle de lui-même, la régularité aussi. Restent seulement quelques petits déclics.
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Video credit: Eurosport


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