Open d'Australie 2026 - "Je ne me souciais même plus des résultats" : Tsitsipas, le corps et l'esprit d'abord

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Fraîchement revenu à la compétition après trois mois sans jouer, Stefanos Tsitsipas retrouve Melbourne un an après en avoir été éliminé dès le premier tour. Le Grec, enfin débarrassé d'une douleur au dos qui lui a pourri son année 2025 et fait envisager de tout arrêter, fait de sa santé physique et mentale sa priorité absolue. Le reste suivra… éventuellement.

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Video credit: Eurosport

"Je prends du plaisir à jouer au tennis". Cette phrase, si banale, prend une tout autre dimension lorsqu'elle est prononcée par Stefanos Tsitsipas. C'est un Grec régénéré qui s'est présenté devant la presse, vendredi, avant d'entamer un Open d'Australie qui le verra affronter le Japonais Shintaro Mochizuki au premier tour, mardi.
Tsitsipas, désormais 33e joueur mondial, a repris le fil de sa carrière en ce début d'année, lors de l'United Cup, après une parenthèse de près de trois mois sans jouer suite à sa défaite face à Jannik Sinner lors du Six Kings Slam. Mais la parenthèse officieuse s'était ouverte bien avant cela, au cours d'une saison 2025 en dents de scie - pour rester poli - pourrie par une douleur au dos. Au point d’envisager de stopper sa carrière.
"Il est scientifiquement prouvé que les lésions médullaires (lésion de la moelle épinière, ndlr) affectent aussi le cerveau, justifiait-il vendredi. J'ai fait beaucoup de recherches à ce sujet. Elles sont loin d'être anodines. La colonne vertébrale est généralement la zone la plus sensible du corps ; si elle est touchée, cela peut avoir un impact considérable sur la santé mentale (…) Ce genre de choses a un impact profond et considérable sur la vie quotidienne".
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Stefanos Tsitsipas lors de l'United Cup

Crédit: Getty Images

Ma défaite à Adélaïde ? Elle ne va pas me démoraliser
Le chemin a donc été long et douloureux pour l'Athénien de 27 ans, qui avait quitté Melbourne, l’année dernière, un brin fataliste, presque nostalgique et conscient de ses limites face à l'évolution du tennis, après une défaite au premier tour face au jeune Alex Michelsen. "J'étais plus frais à l'époque, j'avais plus faim avant", admettait-il au sujet de sa version 2018, celle qui l'avait vue se révéler en Australie, justement.
Mais au moins ces embûches ont-elles abouti à une certaine forme de légèreté chez le Grec dans cette rentrée 2026. Éliminé d'entrée à Adélaïde par le 87e joueur mondial Aleksandar Vukic, l'ex-numéro 3 mondial aurait pu y avoir un petit coup d'arrêt dans ce retour longuement attendu. Ou au moins le message qu'il n'était encore qu'en bas de la pente qui l'attend. Mais ce n'est visiblement pas l'idée.
"Je sais que ça ne s'est pas bien passé à Adélaïde la semaine dernière, mais je reste optimiste et je suis satisfait de mon jeu, a-t-il assuré. Une défaite comme celle-ci ne va pas me démoraliser ni me faire me sentir mal. Je pensais que c'était une excellente occasion de me tester un peu plus, et c'est formidable d'avoir un match comme celui-ci, car j'obtiens un retour constructif sur mon jeu. Et je constate que je joue de manière constante semaine après semaine, sans aucun souci ni problème".
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"C’est limite une deuxième carrière qui va commencer pour Fils"

Video credit: Eurosport

 Mon corps est ma forteresse et la chose la plus importante au monde
 Enchaîner les matches, jouer sans douleurs, voilà le si modeste et si ambitieux, selon où l'on se place, objectif principal de Tsitsipas cette saison. Le Grec n'a plus passé le cap du 2e tour en Grand Chelem depuis Roland-Garros 2024. Il n'a enchaîné plus de deux victoires consécutives qu'à une seule reprise en 2025, à l'époque où il remportait le tournoi de Dubaï. Mais n'allez pas lui parler de performances tout de suite. Surtout pas après la saison dont il sort.
"Honnêtement, j'ai atteint un stade où je ne priorisais même plus les résultats. Je ne m'en souciais même plus. Ce qui m'importait, c'était de m'entraîner correctement et ne plus ressentir de douleurs", a-t-il détaillé, avant d'exposer des objectifs plus modestes.  "Je ne cherche pas à faire des choses extraordinaires sur le court. Je veux juste y aller, être compétitif, apprécier l'aspect compétitif du jeu, tomber amoureux de ce processus de compétition, me laisser imprégner par cet état d'esprit et voir ce qu'il en ressort dans mon jeu".
 Philosophe, Stefanos. Plus que jamais à l'écoute de ses sensations, aussi, alors qu'il s'est longuement exprimé sur la surcharge des calendriers et la cascade de blessures observées sur le circuit en 2025. "Mon corps est ma forteresse et la chose la plus importante au monde. Tout le reste est secondaire. J'ai atteint le pic de ma carrière quand mon corps et mon esprit étaient alignés et en bonne santé". A l'entendre, cette partie du contrat est de nouveau respectée. On est curieux de voir ce qui s'en suivra.
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