Open d'Australie 2026 - L'inévitable finale ? "Peu importe l'adversaire, ce sont Alcaraz et Sinner qui décident"

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Aux abords de la dernière semaine de l'Open d'Australie, la tendance reste la même : tout semble annoncer une finale entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, comme lors des trois derniers tournois du Grand Chelem. L'Espagnol flamboie et même si l'Italien a connu une alerte physique sérieuse, il a déjà prouvé qu'il savait gérer ces situations. Alors, peut-on vraiment y échapper ?

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Rien de nouveau sous le ciel de Melbourne ? À mi-chemin de cet Open d'Australie 2026, puisque nous sommes en plein milieu des huitièmes de finale, la perspective d'une nouvelle finale de Grand Chelem entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, qui serait la quatrième de suite, n'a pas vraiment pris du plomb dans l'aile. Le numéro un mondial est en quarts de finale sans avoir perdu un set. Son dauphin italien, lui, a certes frôlé la catastrophe samedi sous l'infernale chaleur australienne, mais il s'en est sorti. L'an dernier, il avait déjà connu une sévère alerte à mi-tournoi contre Holger Rune, avant de rouler sur tout le monde par la suite.
Alors, y a-t-il vraiment quelqu'un ou quelque chose qui puisse priver cette édition 2026 d'un dénouement annoncé entre les deux monstres ? "Que ce soit Alcaraz ou Sinner, ils sont tellement loin devant la concurrence...", juge Nicolas Escudé. Ils ne sont pas invincibles, parce que personne ne l'est jamais, mais tout dépend toujours d'eux. "Peu importe l'adversaire qu'ils ont en face d'eux, et peu importe la surface, ce sont eux qui ont toujours les clés et qui décident, prolonge le 'Scud'. Il n'y a pas un seul joueur suffisamment armé ou prêt pour arriver aujourd'hui à rivaliser avec eux quand ils sont au top."
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Alcaraz en mode US Open ?

La seule chance des autres, c'est qu'Alcaraz ou Sinner ne soient pas à leur meilleur niveau. Chacun d'entre eux possède un petit talon d'Achille. Si le plafond de l'Espagnol est inatteignable au commun des mortels, Sinner compris, son niveau plancher peut encore fluctuer. Même s'il a énormément gagné en constance ces derniers mois, il lui arrive encore de temps à autre de connaître un "point bas", comme le dit Nicolas Escudé : "Il pouvait avoir des tournois où ça chutait un petit peu en termes de niveau moyen, mais c'est de moins en moins le cas." Le dernier en date, c'était à Paris, où il avait disparu d'entrée, battu par Cameron Norrie.
Reste que ces absences sont donc de plus en plus rares et de plus en plus espacées. Surtout, nous sommes ici dans un Grand Chelem et, dans ce contexte spécifique, elles sont même devenues inexistantes. C'est plus vrai que jamais depuis le dernier US Open, son chef-d'œuvre jusqu'ici. Jamais il n'avait à ce point déployé sa maestria sur l'ensemble d'une quinzaine. Du premier tour à la finale, ce fut une démonstration de force. "Quand je le vois dans cet Open d'Australie, j'ai l'impression de le revoir en mode US Open", explique le consultant d'Eurosport.
Peut-être avait-il été encore plus impressionnant à Flushing Meadows lors de ses premiers matches. Il n'a pas encore atteint aux antipodes le niveau de jeu stratosphérique qui fut constamment le sien à New York. Nicolas Escudé n’en disconvient pas, mais l'impression générale demeure la même. "Dans ce qu'il dégage sur le terrain, en termes de gnac, sa façon de s'encourager, le fait qu'il n'ait pas encore eu de vrai coup de moins bien, c'est un peu la même chose", glisse-t-il. "Carlos Alcaraz est dans une forme étincelante, confirme de son côté Boris Becker. Son grand objectif de l'année, c'est l'Open d'Australien plus que n'importe quel autre tournoi du Grand Chelem et ça se sent. Il a tout fait pour être au top dès le début du tournoi et c'est pour cela qu'il n'a pas encore perdu un set."

Rien n'est jamais impossible mais…

Jannik Sinner, on l'a dit, vient de connaître une zone de turbulences autrement plus spectaculaire. Mais il s'agissait davantage des conditions climatiques que d'une question de niveau de jeu à proprement parler. S'il a récupéré, et sachant qu'il aura la chance de ne pas jouer mardi lors de la pire journée annoncée (38 degrés attendus au mercure), peut-être cette alerte restera-t-elle anecdotique à l'heure du bilan. Il s'avance désormais avec un point d'interrogation, quand Alcaraz enchaîne les points d'exclamation, mais l'hypothèse d'une finale entre les deux hommes n'en reste pas moins la plus crédible et la plus probable, si l'un des deux ne s'autodétruit pas, pour une raison ou pour une autre.
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À la régulière, qui peut envisager de prendre le dessus sur Alcaraz ou Sinner ? Un De Minaur en fusion devant son public ? Un Zverev enfin délesté de ses démons ? Un Djokovic à nouveau en mode "full goat" ? Un Tien (au minimum) au niveau de ce qu'il a montré contre Medvedev ? Un Shelton et ses armes parfois dévastatrices ? Une chose est sûre, pour qu'un de ces candidats parvienne à ses fins, il faudra qu'il montre ce qu'il n'a encore jamais esquissé sur un court ou, dans le cas de Djokovic, ce qu'il n'a plus été en mesure de produire depuis un moment face au duo hispano-italien. Rien n'est jamais impossible. Mais dans la semaine qui s'annonce, Alcaraz et Sinner continuent de donner le tempo et d'écrire la partition.
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