Open d'Australie 2026 - Rybakina, la fin de l'anomalie : "J'ai pu penser que je ne gagnerais plus de titre"

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Privée de titre en Grand Chelem depuis son premier sacre à Wimbledon en 2022, plus apparue en finale de Majeur depuis trois ans, Elena Rybakina a mis fin samedi à ce qui était perçu comme une énorme anomalie. La voilà plus dangereuse mais surtout plus confiante. Malgré les doutes qui ont pu la traverser.

Dos au mur, Rybakina a fini par écœurer Sabalenka : les temps forts de son sacre

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Lors de son sacre à Wimbledon en 2022, Elena Rybakina, 23 ans, avait tout l'avenir devant elle. Aryna Sabalenka, d'un an son aînée, n'avait pas encore disputé la moindre finale de Grand Chelem et la pépite Iga Swiatek venait de s'emparer pour la première fois de sa carrière de la place de numéro 1 mondiale. Si proche, si loin.
La Kazakhstanaise a donc attendu 42 mois et ce sacre en Australie, samedi contre Sabalenka, pour lever de nouveau les bras dans un Majeur. Trois ans et demi bien remplis, qu'on ne s'y trompe pas. La native de Moscou a remporté les Masters 1000 d'Indian Wells et Rome en 2023, trois WTA 500 en 2024, et deux autres l'année dernière avant sa victoire lors des WTA Finals.
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Le "point de bascule" : comment Rybakina a repris le contrôle dans la 3e manche

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Mais au milieu de ces beaux accomplissements, une anomalie : Rybakina, au-delà de ne pas avoir réédité la performance en Grand Chelem, s’est transformée en personnage secondaire dans ces quatre principaux moments de l’année : elle n'avait, avant samedi, atteint qu'une finale sur les onze tentatives ayant suivi son sacre londonien. Celle perdue en Australie six mois après son premier titre majeur, face à… Sabalenka.
Après cette défaite, elle n’avait même revu le dernier carré qu'à une seule reprise, pour un bilan global en total décalage avec la qualité et la polyvalence de son jeu :
  • Open d’Australie : 2e tour en 2024, huitième de finale en 2025
  • Roland Garros : Forfait en 2023, quart de finale en 2024, huitième de finale en 2025
  • Wimbledon : Quart de finale en 2023, demie en 2024, 3e tour en 2025
  • US Open : 3e tour en 2023, forfait en 2024, huitième de finale en 2025
Évidemment, quand on enchaîne les victoires…
 "J'ai toujours cru pouvoir retrouver mon niveau d'avant", a-t-elle assuré en conférence de presse après la rencontre, samedi. Avant de nuancer un peu (beaucoup) son discours. "Bien sûr, on a tous des hauts et des bas. J'ai pu penser 'peut-être que je ne rejouerai jamais une finale ou que je ne gagnerai plus de titre'. Mais tout est une question de travail."
 De confiance, aussi. Joueuse comptant le plus de victoires sur le circuit depuis juillet dernier (20 victoires sur ses 21 derniers matches), Rybakina a battu 13 adversaires du Top 10 entre début 2025 et sa finale de samedi. Soit autant que sur 2022, 2023 et 2024 confondues. Un monde d'écart face aux meilleures joueuses. Et un gouffre réduit face à sa numéro 1 mondiale d'adversaire de samedi, qui menait 4-0 dans leurs confrontations au soir de leur finale de l'Open d'Australie 2023, et qui ne mène plus que 8-7 aujourd'hui. La faute, notamment, à une victoire de la Kazakhstanaise aux Masters de fin de saison, en guise de message fort.
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Hénin : "On a senti une Sabalenka incapable de réagir"

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"Évidemment, quand on enchaîne les victoires, surtout les grandes victoires contre les meilleurs joueurs, on y croit plus, on prend confiance en soi. C'était un peu ça, le chemin", a-t-elle admis. "Je pense qu'elle a clairement gagné en confiance et qu'elle tente ses coups sans hésiter, a confirmé sa victime du jour. J'ai l'impression qu'elle joue simplement plus agressivement. Oui, elle a su développer une grande confiance à partir des WTA Finals. C'est une joueuse nettement meilleure. A l'arrivée elle a remporté un Grand Chelem, ce qui est un accomplissement incroyable".
 On ne prend pas trop de risque en avançant que cette fois, la joueuse de 26 ans ne voudra pas attendre trois ans et demi pour reconnaître cette joie-là. Car la voilà logiquement gonflée à bloc intérieurement, même si elle est toujours aussi stoïque vu de l’extérieur : "Si j'ambitionne d'être numéro 1 mondiale ? Oui, j'ai de grandes ambitions. Bien sûr, seul l'avenir nous le dira, mais nous allons continuer à travailler dur et j'espère atteindre mes objectifs. Voyons ce qui va se passer". En voyant ce qu'il se passe depuis quelques mois, on ne se fait pas trop de soucis sur la question.
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