Open d'Australie 2026 - Simple messieurs - Boris Becker : "Bien sûr que Carlos Alcaraz peut gagner ici cette année"

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Carlos Alcaraz a disputé son premier match de la saison dimanche, lors de son premier tour de l'Open d'Australie. Une victoire en trois sets (6-3, 7-6, 6-2) contre l'Australien Adam Walton. Loin de son potentiel maximum, mais largement suffisant pour avancer. Mais l'Espagnol voit plus loin. Beaucoup plus loin. En quête du Grand Chelem en carrière, il veut briller pour la première fois à Melbourne.

Carlos Alcaraz

Crédit: Getty Images

C'est la question à 100 000 euros. Pourquoi Carlos Alcaraz, qui a déjà triomphé deux fois à Roland-Garros, deux fois à Wimbledon et autant à l'US Open, n'a encore jamais remporté l'Open d'Australie ? Non seulement le Grand Chelem des antipodes fait encore défaut à son palmarès, mais il est même très loin de s'être approché du sacre, puisqu'il n'y a encore jamais dépassé les quarts de finale. C'est presque incompréhensible.
Il est encore un peu tôt pour parler de malédiction, ou pour trouver une explication rationnelle à cette exception australienne. D'abord parce qu'il n'a encore que 22 ans. Ensuite parce que son forfait en 2023, alors qu'il avait déjà inauguré son palmarès majuscule quatre mois plus tôt à New York, a limité le nombre de ses présences en tant que réel prétendant. Il n'y a que ces deux dernières années, en 2024 et 2025, que le "vrai Alcaraz", a échoué à Melbourne.
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Carlos Alcaraz - Adam Walton : Les temps forts du match - Australian Open

Video credit: Eurosport

Affaire de circonstances ?

La question lui a encore été posée dimanche après sa victoire au premier tour contre Adam Walton (6-3, 7-6, 6-2). "C'est difficile pour moi de savoir pourquoi je ne suis pas allé plus loin que les quarts de finale ici, parce que j'ai l'impression d'avoir joué du bon tennis en Australie", a-t-il estimé. Pour lui, c'est aussi, et même peut-être avant tout, une affaire de circonstances. "Ces deux dernières années, j'ai juste perdu contre Zverev et Djokovic en quarts de finale, rappelle-t-il. Je pense que c'est assez peu commun d'affronter de tels joueurs en quarts si vous êtes numéro un ou numéro 2 mondial."
Il n'a pas totalement tort. Le tableau ne lui a pas fait de faveur lors des deux précédentes éditions. Mais quand on est ce qu'il est, on doit être capable de faire fi, et de battre n'importe qui, peu importe le tour. "Ce n'est pas une excuse", assume d'ailleurs aussitôt le Murcien. Une explication, tout au plus. Au moins en partie. Mais depuis douze mois, il a encore grandi, encore progressé, en constance notamment. Tout semble donc en place pour qu'il aille plus loin qu'il ne l'a jamais fait ici.
"J'attends une très bonne version de 'Carlitos' ici cette année, assure son compatriote Alex Corretja, consultant pour Eurosport. Il est super motivé, et il est prêt. Il a travaillé très dur. Bien sûr, c'est un peu étrange de le voir sans Juan Carlos Ferrero à ses côtés. Malheureusement, nous devrons nous habituer à ça, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il a déjà voyagé seulement avec Samuel Lopez auparavant. Et le reste de son équipe est là, elle aussi."
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Alcaraz sans forcer au 2e tour face à Walton : sa balle de match en vidéo

Video credit: Eurosport

Je veux vraiment faire mieux que ces dernières années
"Bien sûr que Carlos peut gagner ici cette année. Absolument", pointe quant à lui Boris Becker. Il est probablement le joueur le plus talentueux du monde. Plus doué encore que Sinner, que Zverev et que tous les autres. Pour moi, Sinner et lui sont sur la même ligne au départ de cet Open d'Australie. Sans Ferrero, la pression est sur Alcaraz et il a quelque chose à prouver. Puis Sinner a déjà gagné deux fois ici, dont il est le favori. Mais bien sûr qu'Alcaraz peut gagner."
"Je veux vraiment faire mieux que ces dernières années", prévient le numéro un mondial. Il n'a pas d'inquiétude. Ni au regard de son passé austral ni en raison de son changement de coach. "J'ai l'impression que cette année, c'est probablement une de celles où je serai en mesure d'avoir une vraie opportunité d'aller plus loin." Son entame a été suffisamment solide pour s'éviter toute frayeur, même si on l'a connu plus dominant. "Je sais que je devrais faire mieux, en termes de niveau de jeu, tactiquement et tout le reste, si je veux aller plus loin", concède-t-il. Mais ce n'est pas le premier dimanche dont il avait besoin de ça et où il sera attendu. C'est le dernier.
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Alcaraz peut-il y arriver sans Ferrero ? "Il savait le calmer dans les moments chauds"

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