Open d'Australie 2026 - "Tout le monde a réalisé que c'étaient des crampes" : Zverev a-t-il été lésé par le temps mort médical d'Alcaraz ?

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Le temps mort médical sollicité par Carlos Alcaraz, vendredi, au cœur de sa victoire face à Alexander Zverev en demi-finale de l'Open d'Australie, restera comme un moment clé de ce combat épique. L'Espagnol souffrait-il de simples crampes ? Pour l'Allemand comme certains observateurs, cela ne fait aucun doute. Et si tel était bien le cas, la colère du numéro 1 mondial était légitime.

Alcaraz qui souffre, Zverev qui râle : le temps mort médical de la discorde

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Troisième manche, 4-4. Carlos Alcaraz a remporté les deux premiers sets de sa demi-finale face à Alexander Zverev malgré un petit trou d'air dans le deuxième acte, et sert pour mettre l'Allemand sous grosse pression. Le chemin semble tracé. Mais à 15/0, il claque une grosse première, puis glisse une amortie sur laquelle son adversaire arrive à l'heure. Sa remise croisée pousse l'Espagnol à la faute… et à un appui sur sa jambe droite en léger déséquilibre.
Le numéro 1 mondial se penche et se tient la cuisse droite instantanément. Il s'appuie sur sa raquette, s'étire. Alors qu’il entrevoit la finale, le voilà victime d'une blessure, se dit-on. "Il est en train de cramper", lance tout de suite Zverev à l'arbitre de chaise. On ne le sait pas encore, mais c'est le début du "crampe gate".
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Alerte physique pour Alcaraz : le moment où Carlitos a commencé à cramper

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Carlos Alcaraz, qui ne peut plus se déplacer convenablement, perd le jeu et rejoint sa chaise en traînant la patte, se touchant même les adducteurs. Il sollicite alors un temps mort médical qui va susciter l'ire de son adversaire. "Il a des crampes ! C'est quoi, ces conneries ? Il ne peut pas prendre un temps mort médical, ce sont des crampes !, lance-t-il en allemand au superviseur. C'est absolument n'importe quoi ! N'importe quoi ! C'est incroyable. Vous les protégez tous les deux. Ce n'est pas possible. Vous n'êtes pas sérieux". Le débat est lancé pour de bon.
"On n'a pas le droit de se faire soigner pour des crampes, rappelle notre consultant Arnaud Clément dans l'Eurosport Tennis Club. On peut se faire masser, pas prendre un temps mort médical de 10 minutes (5, dans ce cas, ndlr) pour des crampes. Est-ce que ce sont des crampes, une contracture ? Est-ce qu'Alcaraz est pleinement conscient et lucide sur ce qui lui arrive ? Je ne suis pas sûr, parce que c'est très soudain".
Là est évidemment toute la question, mais le principal concerné l'assure, il ignorait initialement qu'il souffrait de crampes. "J'ai déjà eu des crampes avant et là, au début, je n'ai pas du tout pensé que c'était ça, explique-t-il. C'était sur un muscle précis, l'adducteur droit. Je ne savais pas exactement ce que c'était, mais j'ai senti quelque chose parce que je venais de faire un coup droit. C'est pour ça que j'ai appelé le kiné. À ce moment-là, le reste de ma jambe gauche allait bien. Après, avec le stress, je ne savais pas ce qui se passait, si ça allait empirer ou pas. Mais, vous savez, à ce moment-là, j'ai juste parlé au kiné. Je lui ai dit: 'J'ai commencé à ressentir une douleur à l'adducteur droit.' Il a décidé de prendre le temps mort médical."
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Alcaraz diminué, Zverev en profite pour empocher la 3e manche

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Alcaraz est malin
Pas sûr que cela parvienne à convaincre Alexander Zverev et, en regardant les images, il est vrai qu'il était tentant d'être, à l'instar de l'Allemand, convaincu que son adversaire souffrait de crampes. Les faits : une première intervention d'un kiné lors de ce fameux temps mort médical à 5-4, pour un massage de la cuisse droite. Puis cette même zone massée à 6-5. En revanche, la cuisse gauche a elle aussi été brièvement manipulée après la perte du troisième set au tie-break. Et si pendant 1h30, Alcaraz a joué à l'économie, le gamin de 22 ans a fini le match bien plus frais que son aîné, ce qui discrédite là encore la théorie de la "vraie" blessure.
"Initialement, on a cru qu'il avait eu hyper-extension du genou sur un mouvement, rembobine Mats Wilander dans Courtside. Ensuite, peut-être que ça pouvait être la cuisse, donc on n'était pas totalement sûr de la nature du problème, si c'était musculaire ou autre. Peut-être que lui-même a eu peur d'avoir senti quelque chose dans sa cuisse. Pour les joueurs, à chaud, ce n'est pas toujours facile de savoir exactement ce qu'ils ont, de quoi ils souffrent. Ensuite, on a pensé aux crampes quand il s'est aussi fait masser l'autre cuisse. C'est là que tout le monde a réalisé que c'étaient bien des crampes".
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Alcaraz y a toujours cru : "Je savais que ma chance allait venir"

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C'était donc bien le cas, ce qui pose la question du règlement évoquée plus haut. Sans temps mort médical possible, que serait-il advenu d'Alcaraz ? "Sascha avait raison de s'énerver. Si Alcaraz avait dû continuer à jouer, il n'aurait pas pu gagner et Alexander Zverev aurait remporté le match, affirme Boris Becker. Mais Alcaraz est malin : il prétend avoir une légère douleur et obtient alors un temps mort médical. L'arbitre de chaise ne peut pas le savoir".
Zverev, lui, était toujours persuadé d'avoir la réponse, même s'il est apparu calmé et même classe en conférence de presse. "Il avait des crampes. Que puis-je faire ? Ce n'est pas moi qui décide. Je n'ai pas aimé ça, mais ce n'est pas moi qui décide. Mais, honnêtement, je ne veux pas en parler maintenant, car je pense que c'est l'un des meilleurs combats jamais vus en Australie. Ça ne mérite pas d'être le sujet du moment". C'en est pourtant un, inévitablement. Pas le premier, à l'heure de raconter ces 5h27 de combat. Mais celui sans lequel les débats auraient pu durer moins de 3h.
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5h27 et 5 sets pour une première finale à Melbourne: la victoire épique d'Alcaraz en long format

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