Open d'Australie 2026 - Valentin Vacherot : "Je suis sûr que beaucoup pensaient que ça ne durerait qu'une semaine…"

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Non, Valentin Vacherot n'est qu'une étoile filante sur le circuit ATP. Le Monégasque, épatant à Shanghaï prouve depuis le début de cette quinzaine australienne qu'il mérite sa place parmi les têtes de série. Vacherot compte même aller plus haut, face à Ben Shelton, un adversaire qu'il connaît bien, croisé lors de ses années américaines. Dorénavant, plus rien ne lui fait peur.

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Il y a donc une vie après le conte de fées. Surgi de nulle part, Valentin Vacherot avait été l'histoire la plus dingue de l'année 2025 en tennis. Une des plus folles que l'on ait pu voir dans un passé récent ou même plus lointain. Gagner un Masters 1000 en étant classé au-delà de la 200e place mondiale, qui plus est à quasiment 27 ans, ce n'est pas commun. C'est même unique. Il était logique de s'extasier devant la fraicheur de cette histoire, mais pas illégitime de s'interroger sur la suite. Y allait-il en avoir une ? Le temps long répondra, mais les premiers signes sont pour le moins positifs.
Après Shanghai, le Monégasque a atteint les quarts de finale au Rolex Paris Masters. Il a démarré 2026 sans faire trop de bruit, mais avec un quart de finale à Brisbane et au minimum un troisième tour ici à l'Open d'Australie, il confirme son installation au plus haut niveau. Rien n'est trop grand pour lui. Comme s'il avait toujours fait partie des meubles. Il est à sa place, plus personne n'en doute vraiment désormais.

Peut-être que certaines
"Je suis sûr que beaucoup de gens pensaient que ça ne durerait qu'une semaine, sourit-il aujourd'hui. Même à Paris, quand j'avais bien joué, on pouvait penser que c'était encore simplement la confiance du moment." Voilà pourquoi il accorde une importance particulière au fait de gagner des matches en ce début de nouvelle année, de justifier son statut de tête de série ici à Melbourne, encore une grande première pour lui. D'autant qu'il a bénéficié d'une véritable intersaison, sans galoper à droite à gauche pour enchaîner les challengers et chasser les points. Il s'est reposé et il s'est préparé. Un luxe dont il n'avait jamais bénéficié auparavant.
Paradoxalement, c'était un sujet, non pas d'interrogation, mais de questionnement chez lui à l'heure de débuter 2026. "Un break de deux mois, deux mois sans le moindre match officiel, ça ne m'était jamais arrivé, confirme-t-il. C'est pour ça que j'ai disputé deux tournois avant l'Open d'Australie. C'était important pour moi. Ça m'a obligé à élever mon niveau de jeu tout de suite. Je n'ai pas beaucoup gagné, mais ce n'étaient pas des mauvais matches." À Melbourne, il répond présent jusqu'ici, avec un petit set perdu en deux matches contre le qualifié Damm et la wild-card Hijikata. Un tableau favorable, mais il est bien placé pour savoir qu'il faut respecter tout le monde, au-delà du classement.
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"Peut-être que certaines personnes avaient des doutes, mais elles ont des réponses, maintenant", savoure-t-il aujourd'hui. Maintenant, le niveau va s'élever, avec son 16e de finale face à Ben Shelton, membre du Top 10 et demi-finaliste l'an dernier en Australie. L'Américain n'est pas surpris de voir Vacherot confirmer de la sorte. Il a trop d'armes pour ne pas y parvenir. "Je pense que cela montre que le tennis est avant tout une histoire de mental et de confiance, estime-t-il. La différence de niveau entre les meilleurs mondiaux et ceux qui jouent des challengers n'est pas aussi grande qu'on l'imagine. Je ne suis pas étonné de le voir s'installer dans le Top 100 et d'avoir des bons résultats. Il a beaucoup d'atouts, c'est un compétiteur et physiquement il est impressionnant."

En terrain connu avec Shelton

Dans le cas de Valentin Vacherot, l'Américain n'est pas le moins bien placé pour juger et témoigner bien qu'ils se sont croisés il y a déjà longtemps. "Je l'avais affronté dans un des premiers challengers que j'avais disputés. Je crois que je l'avais battu 7-6 ou 7-5 au troisième", se souvient Shelton. C'était à Las Vegas, en 2022, et il l'avait effectivement emporté au terme d'un match très accroché (6-7, 7-6, 6-4). A l'époque, il s'agissait déjà de retrouvailles, puisque l'un et l'autre ont été formés à l'école universitaire aux Etats-Unis et, en dépit de la différence d'âge (Ben Shelton a quatre ans de moins), ils avaient eu le temps de se découvrir.
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"Nous avons eu une année en commun en NCAA, raconte Valentin Vacherot. Il était très jeune, il devait avoir 17 ou 18 ans, mais il impressionnait déjà avec son service, notamment." "Déjà, à l'époque, il posait des problèmes", évoque de son côté Ben Shelton à propos de son prochain adversaire. L'un et l'autre se disent donc ravis de se retrouver samedi, qui plus est dans un cadre aussi prestigieux. Dire que, pour le Monégasque, ce n'est que le deuxième grand tableau en Grand Chelem de sa carrière, après une défaite d'entrée à Roland-Garros en 2024.
Le héros de Shanghai prend ce prochain duel comme une nouvelle opportunité d'engranger du vécu. Car même à 27 ans, il a encore la fraîcheur d'un novice. "Pour moi, c'est une opportunité d'affronter un nouveau joueur du Top 10 et de voir ce que je suis capable de faire", dit-il. Pour autant, il ne faut surtout pas se tromper : il ne vient pas pour voir et pour apprendre, mais bien pour gagner. Il n'est pas un intrus et il n'est plus une surprise.
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