Open d'Australie - 8e de finale - "Peut-être que ce sera lui le 3e homme" : Ben Shelton, la gueule de l’emploi
Eurosport sur GoogleValentin Vacherot, sa dernière victime, pense qu’il peut être le troisième larron derrière Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. À 23 ans, Ben Shelton affiche des progrès et une forme de régularité en Grand Chelem qui en fontcun candidat crédible. Au-delà de son palmarès ou de son classement, il dégage sur le court une puissance et une confiance qui pourraient l’installer derrière le New Two.
Shelton trop fort pour Vacherot : Les temps forts en vidéo
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"Jannik et Carlos ont été au-dessus du lot ces deux dernières années, mais à mon avis, il y a certainement des joueurs qui peuvent les rattraper et les défier, des jeunes qui jouent très bien, qui s’améliorent d’année en année." À qui pense Ben Shelton ce 12 janvier à Auckland en conférence de presse ? Sans doute à lui-même, 23 ans, 7e joueur mondial, et l’un des principaux postulants derrière l’infernal duo qui squatte les couronnes du Grand Chelem depuis 24 mois désormais.
Parmi la foule de prétendants, pas une tête ne dépasse à l’exception, peut-être, de Novak Djokovic et ses 24 titres majeurs, au rendez-vous de tous les derniers carrés l’an dernier. Mais le Serbe, à 38 ans, semble de moins en moins éternel. Derrière le trio, un seul homme a atteint le 3e tour de chaque Grand Chelem en 2025 : Ben Shelton. Mieux, seuls Jannik Sinner (Open d’Australie, Wimbledon), Carlos Alcaraz (Roland-Garros) et une blessure à l’épaule (US Open face à Adrian Mannarino) ont mis fin à ses aventures dans les quatre plus gros tournois du monde l’an passé.
Escudé : "Pour moi, le 3e homme à venir, ce serait lui"
Un parcours qui a séduit notre consultant Nicolas Escudé : "Il a des qualités athlétiques énormes, un très gros service, une gifle en coup droit dans n’importe quelle position du court et une telle puissance, énumère notre consultant. S'il continue à évoluer comme ça, ce sera lui le troisième homme et je vais plus loin : d’ici peu, il aura une fenêtre de tir pour assez vite chercher un Grand Chelem après Sinner et Alcaraz. Pour deux raisons simples, j'y reviens : son service et ses qualités athlétiques. Sans ses deux facteurs costauds, tu n’as strictement aucune chance sans face à eux."
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Escudé : "Après Djokovic, le 3e homme à venir serait potentiellement Shelton"
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Sa progression spectaculaire, alors qu'il n’a débarqué sur la grande scène qu’en 2022, va dans ce sens. Avant cela, hors du top 500, il n’était jamais sorti des États-Unis. Quatre mois après son premier tableau principal à l’US Open, il atteignait, il y a deux ans tout pile, les quarts de finale à Melbourne. Trois ans plus tard, il n’a pas encore gagné de Grand Chelem, mais a soulevé l’an dernier son premier Masters 1000 à Toronto. Plus que les titres, la façon dont il a mis en difficulté Carlos Alcaraz en 8e de finale à Roland-Garros en juin dernier donne une idée de son potentiel.
S’il commence à devenir Rafa en bout de course, à envoyer des trucs...
Sur la surface a priori la moins adaptée à son jeu offensif et spectaculaire, il a poussé l’Espagnol dans ses retranchements en quatre sets et on se demande encore ce qui aurait pu se passer s'il avait converti l’une de ses trois balles de premier set. Cette épreuve de force est l’une des preuves les plus éclatantes que Shelton ne peut être réduit à la puissance de son service, l’un des plus redoutables du circuit, ou de son coup droit. "Mon service était une béquille. J’ai dû évoluer. Aujourd’hui, je peux tenir un jeu entier en secondes balles, avance-t-il désormais. Moi, pour atteindre le top 20 en deux ans après avoir joué en universitaire… Je ne prends rien pour acquis. Je ne suis pas un produit fini."
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Du Shelton, du Wawrinka… et même du Djokovic (mais pas dans le beau rôle) : le top 5 de jeudi
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C’est sans doute là son plus gros argument : Shelton n’a pas fini sa progression, il est en plein dedans. "On est loin de voir encore ses limites, continue Escudé. Sa progression est rapide, il ne gamberge pas. En plus, il ne fait pas partie de la génération traumatisée par Djokovic, Nadal et Federer en Grand Chelem. Vous ajoutez à ça la mentalité américaine et vous tombez sur un joueur qui a zéro complexe." À Melbourne, avant d’affronter Casper Ruud pour une place en quart de finale, Shelton n’a pas perdu un set depuis le début de la quinzaine et dévoré tous ceux qui se présentait à lui.
"C’est une espèce de rouleau compresseur au service, constate sa dernière victime, Valentin Vacherot. Mais en coup droit, je l’ai trouvé monstrueux en bout de course. S’il commence à devenir Rafa en bout de course, à envoyer des trucs, peut-être qu’en fin de compte, le troisième homme, ce sera lui. En revers, il est solide. Il ne fait pas grand-chose, mais il était là. Il est bon dans les grands moments. Il a tellement progressé en coup droit, il va être super dangereux."
Avec la confiance qui l’accompagne depuis ses débuts, il est difficile de croire que Shelton ne pensait pas à lui en conférence de presse à Auckland. C’est à partir de maintenant qu’il faut le prouver.
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