"Quand je suis en confiance…" : comment Daniil Medvedev est redevenu le Medvedev des grands jours en 2026 avec sa nouvelle équipe

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Daniil Medvedev est de retour. S'il s'offre un exploit face à Carlos Alcaraz, en demi-finales à Indian Wells (22h30) le Russe retrouvera le top 10 mondial, qu'il avait quitté il y a près d'un an. Avec sa nouvelle équipe, Medvedev a retrouvé des "perspectives", du plaisir et de l'efficacité dans le jeu : en 2026, il n'a perdu que trois matches. 

Le moment où le match a basculé : Medvedev obtient un point après avoir été gêné

Video credit: Eurosport

Learner Tien, Ugo Humbert, Stefanos Tsitsipas. En 2026, seuls ces trois hommes sont parvenus à vaincre Daniil Medvedev sur un court de tennis, à Melbourne, Rotterdam, et Doha. Le Russe a remporté ses dix-huit autres matches de la nouvelle saison, avec deux titres à la clé (Brisbane, Dubaï), et un duel à venir face à Carlos Alcaraz, en demi-finales du Masters 1000 d'Indian Wells (22h30). Un début de saison canon et prometteur auprès de son nouveau staff, après huit longues années de collaboration avec Gilles Cervara. 
Dans le jeu, pourtant, Medvedev assure ne faire "que" du Medvedev. Malgré sa nouvelle équipe technique, qui n'a "pas changé grand-chose" en la matière, a-t-il précisé en conférence de presse après sa nette victoire sur Jack Draper en quarts (6-1, 7-5). Mais il l'admet sans souci, son niveau s'est élevé ces dernières semaines. "Je ne veux pas tirer de conclusions et dire que je joue le meilleur tennis de ma vie ou quoique ce soit, mais je joue très bien."
Démonstration : à Indian Wells, Medvedev n'a pas laissé filer le moindre set jusqu'ici. Sûr de ses propres forces, il retrouve presque la plénitude de ses plus belles passes d'armes en Grand Chelem. "Content de ma manière de jouer, de mon service… Simplement content de tout, hâte de jouer les prochains matches", résumait-il après avoir balayé Alex Michelsen en huitièmes (6-2, 6-4). 
C'est juste différent, et c'est ce dont j'avais besoin
L'agressivité retrouvée dans ses frappes, dit-il, n'est pas une surprise. "Quand je suis en confiance, je suis un joueur agressif, lançait-il à l'adresse d'un journaliste américain en conférence de presse, mercredi. Si vous regardez mes matches en Grand Chelem, quand j'atteignais les finales, je jouais contre [Andrey] Rublev ou Félix [Auger-Aliassime], qui sont les joueurs les plus agressifs du circuit, et je frappais plus de coups gagnants qu'eux parce que j'étais bon en défense pour réduire les leurs. Mais dès que j'avais l'opportunité, je pouvais aller vers l'avant."
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Du beau jeu... et des petites tensions : Medvedev a fait craquer Draper

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Simplement lui, sans vraie nouveauté, mais avec un goût de neuf retrouvé. C'est d'ailleurs ce qu'a apporté, dit-il, sa nouvelle équipe, autour de Rohan Goetzke et de Thomas Johansson, vainqueur de l'Open d'Australie en 2002. "C'est quelque chose de général [qui a changé] puisque toute l'équipe a été remplacée, pas seulement Gilles [Cervara], après de nombreuses années avec l'équipe précédente. Avoir de nouvelles personnes autour de vous apporte de nouvelles perspectives. Ils viennent d'un pays différent, Thomas [Johansson] a été joueur professionnel et, parfois, après les matches, nous pouvons discuter de comment il se sentait quand il jouait à ce niveau. C'est juste différent. Et quand j'ai changé, à la fin de l'année dernière, c'était ce dont j'avais besoin."

Un (très) gros test face à Alcaraz

Après Alejandro Tabilo, Sebastian Baez, Alex Michelsen et Jack Draper, c'est maintenant Carlos Alcaraz qui se dresse sur le chemin de Medvedev. Le premier match du Russe face à un membre du top 5 depuis le Rolex Paris Masters, fin octobre, où Alexander Zverev l'avait battu en trois sets. Mais c'est un tout autre calibre qu'il faudra surpasser pour allonger sa série de victoires, portée à neuf succès avec son titre à Dubaï. Et le Russe veut y croire.
"J'ai la sensation que le court est un peu plus rapide ici que les deux dernières fois que j'ai joué contre lui, les balles sont différentes. Je sens que c'est une bonne opportunité d'essayer de montrer mon meilleur tennis face à lui. Mais il est l'adversaire le plus dur qu'il y ait en ce moment sur le circuit avec Jannik – on peut débattre duquel des deux est le plus dur –, et j'ai besoin de montrer mon tout meilleur niveau pour tenter de le battre." La dernière fois, c'était déjà aux États-Unis, en demi-finales, à l'US Open 2023. Si l'on a possiblement retrouvé ce Medvedev-là, l'Alcaraz d'aujourd'hui est peut-être simplement devenu inatteignable. 
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Alcaraz est-il devenu le joueur ultime ?

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