Robin Söderling a mis du temps avant de mettre des mots sur ses maux. Le tennisman suédois s'est confié à la radio publique suédoise sur sa longue traversée du désert entre 2011 et la fin officielle de sa carrière en 2015. Söderling souffrait physiquement, mais était aussi malade psychologiquement.
L'ancien numéro 4 mondial a commencé à comprendre que quelque chose n'allait pas avant de jouer l'US Open 2011 : "J'ai paniqué, j'ai commencé à pleurer. Je pleurais et pleurais. Quand je suis rentré à l'hôtel et que je me suis jeté sur le lit, chaque fois que je pensais à retourner sur le court, je commençais à paniquer. Pour la première fois j'ai senti que, quelle que soit ma volonté, je ne pourrais pas (aller jouer). Même si on m'avait mis un pistolet sur la tempe." Le diagnostic tombe : il souffre d'une mononucléose.

Robin Soderling

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"Le seul que je détestais, c'était moi-même"

Sauf que Söderling ne parviendra jamais vraiment à revenir sur un court de tennis : "J'avais une anxiété permanente, ça me rongeait de l'intérieur. Le moindre bruit ou mouvement me faisait paniquer. Quand une lettre tombait sur le paillasson, je paniquais tellement que je tombais sur le sol. Si le téléphone sonnait, je tremblais de peur. Je ne pouvais me soigner alors que le seul que je détestais, c'était moi-même."
Et à l'ancien tennisman de se confier sur la pression permanente du haut-niveau : "Il n'y avait que trois joueurs contre qui je pouvais perdre. Les autres, je devais les battre sinon je me sentais mal, un raté, un perdant." Le Suédois l'avoue, il a "cherché différentes manières de se suicider" : "Je n'ai jamais voulu mourir mais tout était mieux que cette vie en enfer."

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"On parle rarement des problèmes psychologiques des sportifs de haut niveau", c'est pour cela que Söderling a voulu raconter son histoire : "À ceux qui se consacrent au sport ainsi qu'à leurs parents, je leur conseille de s'entraîner dur et de se détendre. Faîtes du sport et rêvez mais si vous avez du succès, gardez du recul et construisez une vie à côté, ce que je n'ai pas réussi à faire."
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