Roger Federer n'enchainera pas Doha et Dubaï. Après avoir choisi le Qatar pour son grand retour sur le circuit après plus d'une année d'absence, le Suisse avait envisagé de doubler dès la semaine prochaine avec les Emirats Arabes Unis. Dubaï, un des tournois fétiches de Federer, où il a conquis pas moins de huit titres, le premier en 2003, le dernier en 2019. C'était une hypothèse, pas une certitude. Tout dépendait de... Doha, de ses sensations, et des réponses que son corps lui apporterait.
Jeudi soir, quelques minutes après son élimination en huitièmes de finale face à Nikoloz Basilashvili, une défaite en trois sets (3-6, 6-1, 7-5), il avait laissé ouvert le champ des possibles : "Je n'ai pas encore décidé avec l'équipe. Nous devions en parler une fois ce tournoi fini. C'est désormais le cas. Donc nous allons probablement le faire ce soir ou demain". Il n'aura pas mis longtemps à se décider. En toute fin de soirée, via un message publié sur ses réseaux sociaux, il a annoncé son forfait :
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"C'était super d'être de retour sur le circuit, j'ai adoré chaque minute dans le fait de rejouer à Doha. Un grand merci à la meilleure équipe et la plus loyale qui m'a aidé à venir ici. J'ai décidé qu'il était mieux de retourner à l'entraînement et, en conséquence, j'ai décidé de me retirer de Dubaï la semaine prochaine."

La terre pour préparer... Wimbledon

Federer ne l'a pas caché, son véritable objectif, le seul, d'ailleurs, peut-être, est d'être compétitif à Wimbledon cet été. "L'horizon, c'est Wimbledon, au-delà, c'est trop loin", avait-il ainsi confié à son arrivée à Doha. Il n'a donc aucune raison de mettre son corps en surchauffe et sans doute a-t-il estimé, avec son team, que l'enchainement de deux tournois après une aussi longue période d'inactivité présentait plus de risques que de bénéfices potentiels à court comme à moyen terme.
Alors, où et quand reverra-t-on Roger Federer ? Pas à Miami, puisqu'il avait d'ores et déjà annoncé son intention de ne pas se rendre en Floride. Pour des raisons autant familiales que sportives, dans ce contexte compliqué au niveau sanitaire, le numéro 6 mondial souhaite privilégier au printemps les tournois en Europe. C'est donc sur terre battue qu'il devrait poursuivre son opération comeback. Pas tant pour jouer sur terre que pour... préparer Wimbledon, même si le raccourci peut sembler incongru.
"J'ai besoin de jouer des matches, a-t-il expliqué jeudi. Et ce qui vient avant le gazon, c'est la terre battue, donc de ce point de vue, je n'aurai pas d'autres choix que de jouer sur terre battue si je veux disputer des matches. La terre battue peut être une bonne ou une mauvaise chose pour moi. L'entraînement le dira. Je pense que je jouerai sur terre. La question c'est quoi. Nous avons une vague idée, mais on voulait attendre Doha et éventuellement Dubaï pour arrêter une décision." Monte-Carlo ? Madrid ? Rome ? Un plus "petit" tournoi ? Tout reste ouvert. Mais, même si, à bientôt 40 ans, le temps joue contre lui, Federer a décidé d'être patient. Par obligation, plus que par envie : "Le physique est la priorité, le reste viendra après." Une chose est sûre, le reste ne viendra donc pas à Dubaï.

Roger Federer

Crédit: Getty Images

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