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Murray sourit quand même
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Publié 03/06/2011 à 19:27 GMT+2
Logiquement battu par Rafael Nadal en demi-finales de Roland-Garros vendredi, Andy Murray dresse néanmoins un bilan satisfaisant de son tournoi. Il dit avoir livré son meilleur Roland-Garros, ce qui n'est pas contestable. Mais il bute toujours sur le trio qui règne au sommet du tennis mondial...
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Andy Murray n'a donc pas franchi l'océan de terre qui se présentait sous ses pieds. La montagne paraissait trop haute pour l'Anglais qui faut-il le rappeler, n'a jamais atteint encore la finale d'un tournoi sur terre battue. Que cette première s'accomplisse ce week-end, à Roland-Garros, via une victoire face à Rafael Nadal, probablement le plus grand joueur de l'histoire sur cette surface, était trop lui demander. L'Ecossais s'est donc arrêté là. Sans démériter, parfois même en malmenant son adversaire. Mais son manque de constance sur l'ensemble du match ne l'a même pas autorisé à prendre un set.
Malgré tout, il est des défaites qui font moins mal que d'autres. Après sa finale perdue à Melbourne contre Djokovic au mois de janvier, Murray avait accusé le coup. Cette fois, sur son match comme sur sa quinzaine, il a la conscience tranquille de l'élève convaincu d'avoir bien travaillé. "Je suis assez content de la manière dont j'ai joué, dit-il à propos de sa demi-finale. C'était un long match, avec plusieurs égalités, plusieurs jeux serrés. Je pense avoir bien joué. Je me suis bien battu. Mon attitude aujourd'hui était la meilleure depuis le début du tournoi. J'étais souvent derrière et je me suis battu pour revenir. C'était serré, il a juste joué mieux que moi. Mais dans l'ensemble, c'était un bon match, un match très serré."
Nadal: "Andy mérite de gagner un Grand Chelem très vite"
Un bilan globalement positif qu'il étend donc à l'ensemble de son tournoi. Il y a quelques jours, après son entorse de la cheville, il ignorait s'il pourrait continuer à défendre ses chances. Face à Viktor Troicki, en huitièmes, il avait une jambe au-dessus du précipice avant de s'en sortir. Au bout du compte, il part plutôt sur un sourire que sur un torrent de larmes. "Il y a cinq semaines, personne n'aurait pensé que je serai là, rappelle-t-il. Au début de la saison sur terre battue, personne ne me voyait ici.C'est mon meilleur Roland-Garros, ça me donne beaucoup de confiance pour la saison prochaine." Il a le sentiment, justifié au vu de son printemps (demi-finales à Monte-Carlo, Rome et Paris), d'avoir franchi un cap sur terre. "C'est la meilleure saison sur terre battue que j'ai eue, et de loin, souligne le numéro 4 mondial. Je suis bien meilleur que l'an passé sur terre."
Sa régularité au plus haut niveau est également à souligner. Il a tout de même atteint le dernier carré de quatre des six derniers tournois majeurs depuis début 2010. Mais à chaque fois qu'il a atteint ce stade, il a fini par perdre face à Nadal (Wimbledon 2010, Roland-Garros 2011), Djokovic (Australie 2011) ou Federer (Australie 2010). L'Ecossais est en quelque sorte le meilleur joueur du reste du circuit. Celui qui comprend tout le monde moins les trois ténors du tennis mondial. C'est un cap qu'il devra franchi à coup sûr s'il veut jouer gagnant, et plus seulement placé, dans un proche avenir. Nadal l'a encouragé vendredi. "Andy est un joueur fantastique et un très bon mec, il mérite de gagner un Grand Chelem très vite. Il manque de chance." On reconnait bien là la sollicitude habituelle de Nadal, aussi gentil en dehors du court qu'il peut être impitoyable dessus. Mais, malheureusement pour Murray, le mérite et la chance n'ont rien à voir là-dedans.
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