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Mladenovic : "Le docteur m’a conseillé d’arrêter… si ce n’était pas Roland, j’aurais abandonné"

"Le docteur m’a conseillé d’arrêter… si ce n’était pas Roland-Garros, j’aurais abandonné"

Le 29/05/2017 à 21:48Mis à jour Le 29/05/2017 à 21:53

ROLAND-GARROS - Meurtrie par des douleurs au dos lors de son match du 1er tour, Kristina Mladenovic a eu très peur de prendre la porte d’entrée. Mais elle s'est accrochée parce que c'était Roland. Diminuée, elle est néanmoins confiante pour la suite.

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‘’A 3-0 dans le troisième set, je me suis vue dehors.’’ Tête basse et encore sonnée par les trois heures de combat mené sur le court central avant sa venue devant les medias, Kristina Mladenovic tente de mettre des mots sur ce qu’elle vient de vivre. Dans ses rêves de pré-tournoi, jamais elle n’avait pensé à vivre pareil moment pour ses débuts sur la terre battue parisienne. Son tournoi préféré devant le public français. Face à une joueuse coriace mais peu expérimentée, la 14e mondiale a vécu l’enfer à cause de son dos. Bloqué la veille, douloureux le jour J. Et pourtant…

‘’Je me suis bloquée le dos hier en fin de matinée (dimanche). On me l’a très vite débloqué mais la tension musculaire était très forte et je savais en venant sur le court que je ne pourrais pas jouer mon meilleur tennis.’’ Un comble pour elle qui est venue à Paris plein d’espoir après une bonne préparation sur terre battue. Ses deux finales à Stuttgart et surtout à Madrid lui ont permis d’ouvrir des portes jusqu’ici inespérées : viser beaucoup plus loin que le troisième tour sur lequel elle bute depuis ces dernières années. Beaucoup plus loin… pourquoi pas le titre en cette année où aucune joueuse ne sort véritablement du lot ? C’est en tout cas ce qu’elle se dit, portée par une ambition bien affichée. C’est peut-être cette ambition-là qui l’a rattrapée le jour J.

Vidéo - Blessée et saoulée de coups, Mladenovic s'est accrochée pour voir le deuxième tour

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" Je suis positive concernant mon état physique mercredi"

"Je ne sais pas ce qui s’est passé. C’est la faute à pas de chance. Je n’ai rien fait de spécial, ce n’est pas mon entraînement, pas mon travail qui est la raison de ce mal… sans doute un peu la tension.’’ Cela s’est vu d’entrée de partie face à la jeune Jennifer Brady. Après quelques jeux, la Française a été obligée de quitter le court pour prendre des anti-inflammatoires et atténuer la douleur. A ce moment-là, le docteur du tournoi, M.Montalvan, ne donnait pas cher de ses chances. ‘’Il m’a conseillé d’arrêter. Si ce n’était pas Roland-Garros, j’aurais abandonné’’, a-t-elle-même avoué.

Malgré tout, Mladenovic est repartie au combat. Mais comment ? En prenant le match bout par bout. Et en espérant que ça passe. Ni son adversaire ni le scenario du match ne lui ont facilité la tâche. Et pourtant, la Française est parvenue à s’en sortir, l’expérience faisant le reste. "’C’est la magie de Roland, répondit-elle les yeux brillants. Le fait de jouer ici décuple les forces. Je voulais tout donner pour ne pas avoir de regrets, j’ai évité de grimacer pour ne rien montrer à mon adversaire et j’ai réussi à m’en sortir… je ne peux être que contente de m’être accrochée de la sorte."

Kristina Mladenovic au premier tour de Roland-Garros

Kristina Mladenovic au premier tour de Roland-GarrosGetty Images

Mladenovic a tout de même tenu à rassurer l’assistance : sa blessure n’est pas très grave. Après tout, elle a bien réussi à tenir trois heures sur le court. "Si je compare ce qui s'est passé hier (dimanche) et aujourd'hui (lundi), je dois dire qu'il y a déjà une belle amélioration. Cela m'est arrivé autrefois, notamment à Cincinnati. Durant deux jours c'était difficile, et au bout de deux jours, c'était parti. J'ai une bonne équipe, des super spécialistes autour de moi, qui vont sûrement faire un travail génial pour que je récupère. Je suis positive concernant mon état physique mercredi." Elle en rigolera peut-être dans deux semaines.

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