Eurosport
Djoko vite !
Par
Publié 06/06/2007 à 14:15 GMT+2
Novak Djokovic franchit les étapes à grande vitesse. Le Serbe n'a eu besoin que de trois sets pour se hisser pour la première fois de sa carrière en demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem en dominant sans frayeur le Russe Igor Andreev.
Eurosport
Crédit: Eurosport
ROLAND-GARROS - 1/4 de finale messieurs
Novak Djokovic (SER/6) bat Igor Andreev (RUS) 6-3 6-3 6-3Prochain adversaire : Nadal (ESP/2)Revivez le film du match
En héritant du 125e jour mondial, incapable jusqu'alors de se hisser en deuxième semaine d'un tournoi du Grand Chelem, Novak Djokovic pouvait donner l'impression d'avoir été gâté par le sort. Le Serbe avait cependant conscience que la qualification du Russe pour les quarts de finale à la Porte d'Auteuil n'était en aucun cas usurpée. Révélé en 2005 par une victoire de prestige face au Roi Nadal, le Moscovite a fait tout son apprentissage en Espagne et s'y est forgé un style de jeu redoutable sur terre battue. Doté d'un coup droit que certains qualifient de plus puissant que celui de Nadal, d'un lift ahurissant, le Russe ne doit son éclosion tardive qu'à une grave blessure au genou qui l'a tenu éloigné des courts pendant plus de 6 mois.
Le talent, assurément, il l'a mais il lui manque cependant encore de l'expérience. Présent pour la première fois de sa carrière en quart de finale d'un tournoi du Grand Chelem, Andreev n'a jamais donné l'impression de pouvoir se libérer. Hésitant en début de rencontre, coupable d'un nombre de fautes directes rédhibitoire, notamment au cours de la première manche (15, 30 sur l'ensemble du match), le Russe n'a jamais trouvé ses marques sur le court Philippe-Chatrier, se heurtant à un Djokovic, certes pas flamboyant mais nettement moins paralysé par l'enjeu.
Conscient des qualités du Russe, le Serbe s'efforçait dès les premiers coups de raquette à ne donner aucun rythme. Incapable de s'appuyer sur les balles cotonneuses adverses, le Russe ne trouvait jamais la solution à l'énigme posée par la tête de série numéro 6. Perturbé par les variations de rythme et d'effet, le Russe passait totalement à coté en faisant preuve d'une grande fébrilité tout au long du match, tant au filet (5 montées victorieuses sur 12) que sur tous les points importants (1 seule balle de break convertie sur 6). Le combat tant annoncé n'a finalement jamais eu lieu. Andreev a manqué le rendez-vous et Djokovic n'a pas eu besoin de forcer son talent ni même de puiser dans ses réserves pour se hisser pour la première fois de sa carrière en demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem !
LA DECLA : Novak Djokovic (SER/6)
J'ai déjà disputé plus de matches de ce genre qu'Andreev, ça a pesé aujourd'hui. C'était le premier quart de finale en Grand Chelem pour lui et il n'avait certes rien à perdre mais a également dû être un peu sceptique quant à ses chances de victoire. Il devait sans doute ressentir un peu d'appréhension. Il n'était pas très à l'aise sur le court car c'était moi qui était agressif, qui mettait la pression. C'était la bonne tactique aujourd'hui. Maintenant Nadal. C'est le meilleur joueur du monde sur terre battue, tout le monde le sait. C'est sans doute le joueur le mieux préparé sur le plan physique du circuit. Je l'ai battu sur dur, à Miami, en réalisant le match parfait, le meilleur de ma vie. Cela va m'aider, mais en même temps ce sera très différent. Sur terre battue, ce n'est pas le même joueur. Tout sera différent: le match, le joueur, la durée,... J'ai toujours du mal à me considérer comme un vainqueur en Grand Chelem. Ce n'est pas que je n'y crois pas mais je n'arrive pas à m'imaginer en tant que tel. J'essaye d'avancer étape par étape. Je sais que je ne suis plus qu'à deux matches du titre, mais c'est maintenant que le plus dur commence.
Thomas BONNET
Sur le même sujet
Publicité
Publicité