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Djokovic, l'échec

Djokovic, l'échec
Par Eurosport

Le 31/05/2009 à 07:00Mis à jour

Novak Djokovic était un des favoris du tournoi, il a perdu sans gloire au 3e tour de Roland-Garros, battu par Philipp Kholschreiber (6-4, 6-4, 6-4). Entre la surprise de l'Allemand et l'incompréhension du N.4 mondial, voici la surprise du jour à Paris qui ne s'attendait pas à ça.

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ROLAND-GARROS - 3e tour messieurs

Philipp Kohlschreiber (ALL, 29) bat Novak Djokovic (SER, 4) 6-4, 6-4, 6-4.Prochain adversaire : Robredo.

Si Rafael Nadal avait des moustaches, il pourrait se les friser. Avec Roger Federer, Novak Djokovic était l'adversaire le plus dangereux de l'Espagnol. Le seul, avec le Suisse, à pouvoir rivaliser avec lui sur la terre parisienne. Mais Djokovic a sombré samedi sur le court numéro un, s'inclinant en trois petits sets face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber. Demi-finaliste ces deux dernières années, le Serbe disparait dès le troisième tour. Cette claque, il ne l'avait pas vue venir. Nous non plus. "Je ne sais pas comment l'expliquer. Je n'ai aucune excuse, a confié le numéro quatre mondial. Physiquement j'étais bien. J'ai juste attrapé un mauvais jour."

Très mauvais, même. Djokovic a commis un nombre incalculable de fautes directes et n'a jamais semblé dans le rythme. Comme s'il n'était jamais entré dans son match. "J'ai essayé de ne pas me frustrer face à mes nombreuses fautes directes. J'ai tenté de rester positif, d'attendre une ouverture. Mais il ne m'en a pas laissé beaucoup et je n'ai rien fait pour que ça change. J'étais trop passif." Plus encore que la défaite, c'est l'ampleur de celle-ci qui a surpris, d'autant que Kohlschreiber n'avait encore jamais franchi le cap du deuxième tour à Paris avant cette année. Mais l'Allemand a joué sans se poser de questions, même au moment de conclure ce match.

Kohlschreiber: "Je ne m'attendais pas à ça"

De par la maîtrise affichée d'un bout à l'autre de la rencontre, Kohlschreiber a sans doute livré le match de sa vie. A vrai dire, lui aussi a été surpris par la tournure des évènements. Il espérait accrocher Djokovic, certainement pas le laminer de la sorte. "Je ne m'attendais pas à ça, sourit Kohlschreiber. Sur le plan technique, c'est le match le plus abouti de ma carrière. La façon dont j'ai tenu du début à la fin, c'est extraordinaire. J'ai systématiquement pris les bonnes décisions. Ces trois dernières années, mes résultats n'ont pas été terribles ici. Mais les deux semaines précédant le tournoi, j'ai joué un très bon tennis, à Madrid et Düsseldorf. J'étais donc plutôt en confiance ."

Pour Djokovic, le coup d'arrêt est brutal. Auteur d'une très solide campagne sur terre battue en ce printemps 2009, avait remporté le tournoi de Belgrade et disputé deux finales, à Monte-Carlo et Rome, et une demi-finale à Madrid. Gonflé d'ambition, il avait déclaré vouloir "gravir une marche supplémentaire" à Roland-Garros, après deux demi-finales. Avec la perspective cette fois d'éviter Nadal jusqu'en finale, alors que le Majorquin l'avait stoppé en 2007 et 2008. Djoko réfute l'argument de la pression excessive. "La pression est toujours là mais j'ai prouvé que je savais la gérer plutôt bien. J'ai toujours eu d'excellents résultats en Grand Chelem mis à part à Wimbledon l'année dernière. Mais le tennis est un sport très dur, il y a beaucoup de joueurs très compétitifs qui n'ont rien à perdre." Samedi, c'est lui qui a tout perdu.

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