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Ni Fognini, ni record égalé pour Djokovic

Ni Fognini, ni record égalé pour Djokovic
Par Eurosport

Le 30/05/2011 à 12:36Mis à jour Le 30/05/2011 à 12:50

Novak Djokovic n'égalera pas le record de John McEnroe de 42 victoires consécutives en quart de finale de Roland-Garros. Battu l'invincible serbe ? Que nenni. C'est simplement le forfait de Fabio Fognini, touché à la cuisse gauche après sa victoire 11-9 la veille, qui ne sera pas comptabilisé...

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Fabio Fognini ne pouvait pas continuer. Selon les médecins qui l'ont examiné, l'Italien pourrait aggraver sa blessure à la cuisse gauche s'il participe au quart de finale face à Novak Djokovic. Il est venu déclarer forfait et expliquer sa décision lundi matin vers midi. Cela doit laisser Albert Montañes amer, lui qui a été incapable de battre un joueur diminué pendant plus de cinq jeux, et doit laisser perplexe Novak Djokovic, qui ne pourra pas ajouter une unité à sa formidable série (41 victoires, à un match seulement du record de John McEnroe). Le Serbe jouera donc en demi-finale à la fois sa première finale à Paris, la place de N.1 mondial, et ce record. Avec un client moins diminué que Fabio Fognini (Roger Federer ou David Ferrer ou Gaël Monfils).

Fabio, qui assure dans un sourire qu'il a fait un formidable tournoi, et qui devra digérer quinze jours de convalescence et sa déception de ne pas jouer en quart, était donc bien touché. Il était difficile de savoir s'il s'agissait de simples crampes dimanche en fin de match. Cette ambiguïté fait pourtant partie du règlement depuis janvier 2010. Auparavant, un joueur pouvait interrompre un jeu pour soigner des crampes. Aujourd'hui, il faut que ces crampes soit la conséquence d'une autre blessure pour que le joueur puisse recevoir des soins en plein jeu (comme Fognini à 6-7, 15-30 au 5e set), sinon, il doit attendre la fin du jeu. Sa fin de match héroïque souligne sa force de caractère et la difficulté pour l'adversaire de réagir face à ce genre d'interruption.

On se souvient d'un match entre Gaël Monfils et Novak Djokovic à l'US Open, en 2005, perdu par le Français après une série d'interruptions très controversées (5-7, 6-4, 6-7(5), 6-0, 5-7). "Il était cuit, a expliqué Riccardo Piatti son entraîneur de l'époque, mais il savait qu'il fallait tout donner sur un jeu de retour. Il l'a fait et il a gagné. Être aussi jeune et lucide, j'ai rarement vu ça."

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