Novak Djokovic a eu une mauvaise surprise en arrivant à Paris. Vainqueur à domicile du tournoi de Belgrade samedi, le numéro un mondial n'avait pas vraiment eu ou pris le temps de se préoccuper de l'exacte situation du protocole sanitaire en France.
Programmé en "night session" mardi pour son premier tour contre Tennys Sandgren, le Serbe ne débutera pas son match sur le court Philippe-Chatrier avant 21 heures. Et si l'idée de jouer en soirée lui plaît, il a eu un petit coup de blues en apprenant que ce match se déroulerait à huis-clos, le couvre-feu à... 21 heures étant en vigueur jusqu'au 9 juin sur le territoire national.
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"J'ai entendu cela hier (dimanche, NDLR), je ne savais pas qu'il y avait un couvre-feu à 21 heures ici, et c'est le moment où je suis censé commencer mon match", a regretté "Nole" lors de sa conférence de presse d'avant-tournoi. Et pourtant, il aime ça, les night sessions : "J'ai d'excellents résultats dans les séances nocturnes. À tous les Grands Chelems il y en a, ça ne me dérange pas. La seule chose, c'est que je suis un peu triste que ce soit à huis clos."

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Je suis dans un bon état d'esprit
Un peu chagriné de démarrer sa quinzaine dans ces conditions, le vainqueur de l'édition 2016, sans se plaindre, aimerait toutefois ne pas trop souvent renouveler l'expérience. "J'espère que je vais gagner et que je pourrais jouer devant du public au prochain tour", a-t-il dit. Sur ce point, il ne devrait pas avoir trop de soucis à se faire, en tout cas pour son éventuel deuxième tour. Il est fort peu probable que l'organisation, qui a prévu un "turnover" pour ses têtes d'affiche en session de nuit, le reprogramme dès son prochain match à 21 heures.
Il faudrait de toute façon plus que cette contrariété pour le perturber. Finaliste à Rome, vainqueur à Belgrade (même si l'opposition était plutôt faiblarde), Djokovic arrive porte d'Auteuil avec suffisamment de matches et de victoires pour afficher une certaine confiance. "La victoire à Belgrade m'a donné une excellente préparation, je suis dans un bon état d'esprit, un bon état physique, juge-t-il. Je sens bien la balle, mais il faut vraiment que je prenne les choses une après l'autre, que je sois dans l’instant présent, que je puisse jouer de mieux en mieux. Un jour à la fois !"

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Novak Djokovic entretient un rapport paradoxal avec Roland-Garros. D'une régularité exceptionnelle, il n'y compte pourtant qu'un seul titre, en grande partie à cause de l'effet Nadal, comme beaucoup. Malgré tout, il se sent bien ici. J'ai beaucoup d'espoirs, si j'en juge des résultats de mes années précédentes sur ces courts, ici à Paris. "J'ai beaucoup d'espoirs, si j'en juge des résultats de mes années précédentes sur ces courts, ici à Paris. J'ai historiquement d'excellents résultats à Paris, c'est peut-être un de mes tournois les plus réguliers, où j'atteins presque toujours les quarts ou les demies."

Il s'adapte, quoi qu'il arrive

L'an dernier, il était en finale, pour la cinquième fois. Il l'a perdue, pour la quatrième. Une édition aux conditions particulières, presque sans public et surtout dans des conditions de jeu automnales. Cette année, Roland retrouve son habituel printemps et, même en nocturne, le numéro un mondial ne risque pas de coup de froid mardi soir. Mais il s'adapte, quoi qu'il arrive :
"Les conditions seront différentes, le dernier Roland-Garros s'est joué en octobre, il faisait froid, il pleuvait, les balles étaient lourdes et c'est tout à fait différent de la saison normale où on joue ici normalement. Si vous me posez la question : laquelle préférez-vous ? Je n'en sais rien, parce que l'année dernière, j'ai fait un excellent tournoi."
Au fond, peu importe. Ses performances dépendent de lui, pas du mercure ou de l'ensoleillement. Novak Djokovic est de retour à Paris et, quoi qu'il arrive, même s'il ne devait pas aller au bout, il serait surprenant qu'il ne joue pas un rôle central dans cette quinzaine. Même avec de petites contrariétés, comme celle qui l'attendra mardi soir à l'heure d'entrer sur le court Philippe-Chatrier et ses tribunes désertées.

Novak Djokovic après son titre à Belgrade

Crédit: Getty Images

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