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Djokovic était (beaucoup) trop fort pour le Roi Nadal

Le Djoker était (beaucoup) trop fort pour le Roi Nadal

Le 03/06/2015 à 18:14Mis à jour Le 03/06/2015 à 18:50

ROLAND-GARROS - Le numéro 1 mondial Novak Djokovic n'a fait qu'une bouchée de Rafael Nadal, balayé en trois sets (7-5, 6-3, 6-1) en quart de finale. L'Espagnol, nonuple vainqueur de Roland-Garros, essuie la deuxième défaite de sa carrière sur la terre battue parisienne, six ans après avoir cédé contre Soderling.

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Une page de l'histoire de Roland-Garros s'est écrite mercredi sur le central. Rafael Nadal, le plus grand joueur de l'histoire de la terre battue, a passé la main. Nonuple vainqueur du tournoi, quintuple tenant du titre, l'Espagnol n'a certes pas subi sa première défaite à Paris, mais il a enregistré un revers cinglant qui fera date. Novak Djokovic, six fois sa victime ici, est devenu son bourreau. Un bourreau impitoyable, dans la plénitude de son expression. Vainqueur en trois sets (7-5, 6-3, 6-1), le Serbe reste sur son nuage. Il faudra être fort pour le ramener sur terre sur celle de Roland. Rafael Nadal n'est pas, n'est plus celui-là.

L'issue de ce 44e duel entre ces deux champions hors normes n'est pas en soi une surprise. Nole vole si haut depuis plusieurs mois et Rafa a perdu tant de certitudes, que le Djoker semblait tenir là sa plus nette chance de battre enfin son grand rival à Roland-Garros. Mais l'ampleur de la victoire du numéro un mondial a laissé le public du Chatrier sous le choc. L'habituel combat intersidéral n'a en réalité duré qu'un set. Le premier. Parti comme une fusée pour mener 4-0, Djokovic a pris ensuite de plein fouet la réaction d'orgueil du maitre (pour deux heures encore) des lieux, qui a réussi à recoller à 4-4.

Terrible troisième manche

Une baston formidable, avec quelques points épiques comme ils savent nous en servir. Mais Nadal, déjà, avançait sur un fil. A 5-4, le Majorquin a tenu bon, écartant trois premières balles de set. Puis, à 6-5, il en a sauvées deux de plus. La sixième a été la bonne pour Djokovic. Après 1h07 de jeu, il venait de faire le plus dur. Nadal a bien tenu jusqu'au milieu d'un deuxième set bien calme dans sa partie initiale. C'était juste avant que ne souffle une tempête dont on se souviendra longtemps. A 7-5, 3-3, chacun percevait certes l'emprise du Djoker. Mais comment imaginer ce qui allait se produire ?

La partie a définitivement basculé sous la forme d'un break mortel à4-3 en faveur de Djokovic. Le Serbe a alors remporté neuf des dix derniers jeux du match, bouclant les deux derniers sets à peine moins vite que le premier. La troisième manche a presque pris un côté dramatique, la foule redoutant un 6-0 que ne méritait pas Nadal. Le roi a sauvé un jeu, soulevant une ovation du public aussi belle que triste. Triste, comme cette double faute sur la balle de match, évidemment anecdotique mais si symbolique de l'impuissance du gaucher de Manacor.

La sobriété de la joie de Djokovic témoigne à la fois du respect envers son adversaire et de l'ampleur de son triomphe. Le duel de titans a donc tourné court. Sans doute parce qu'en ce printemps 2015, il n'y a qu'un seul titan. Novak Djokovic s'est placé sur orbite pour décrocher, enfin, cette levée du Grand Chelem qui se refuse à lui. L'obstacle Nadal était de taille. Les deux derniers pourraient ne pas être de tout repos. L'avenir proche le dira. Mais quoi qu'il arrive, ce 3 juin, jour du 29e anniversaire de Rafael Nadal, sera difficile à oublier. Pour lui et pour nous.

Même à Roland-Garros, Rafael Nadal n'a pu que s'incliner face à l'écrasante supériorité de Novak Djokovic

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