Vous avez maintenant atteint la finale de tous les tournois du Grand Chelem. Ça représente quoi pour vous ?
Andy Murray : C'est énorme. Je suis fier de ça. Il suffit de regarder la liste de ceux qui ont fait ça pour le comprendre. Et longtemps, il y avait trois tournois majeurs sur gazon. Puis je l'apprécie d'autant plus que ça a pris du temps. J'avais perdu trois fois en demi-finales ici. Rafa, encore Rafa, puis Novak. Battre Stan, qui était tenant du titre, c'était un sacré défi.
A un certain point dans votre carrière, pensiez-vous qu'il vous serait impossible de vous retrouver en finale à Paris ?
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A.M. : Il y a quelques années, je n'aurais jamais cru ça possible, non. C'est vraiment quelque chose de très particulier à mes yeux.

Andy Murray - Roland-Garros 2016

Crédit: AFP

Cette victoire contre Wawrinka, c'est votre plus grande performance sur terre battue ?
A.M. : Sans doute, oui. J'ai déjà joué des gros matches sur terre battue. Mais là, c'était un niveau au-dessus, puis dans une demi-finale de Roland-Garros, contre le tenant du titre. C'est même sans doute un des meilleurs matches de toute ma carrière.
En termes de portée historique, cette finale contre Novak Djokovic vaut cher...
A.M. : Oui, je pense que nous savons tous les deux ce qui est en jeu. C'est un énorme match, pour nous deux. Novak joue pour réussir le Grand Chelem en carrière, donc c'est quelque chose de colossal, et moi je joue pour mon premier Roland-Garros. Vous savez, nous ignorons tous si nous aurons un jour une autre chance de gagner Roland-Garros. C'est un tournoi tellement dur. Roger a mis du temps pour y arriver, Novak est encore en train d'essayer. Donc, oui, c'est un gros match.

Andy Murray après sa victoire contre Stan Wawrinka

Crédit: Eurosport

Vous avez souvent affronté Djokovic en finale de Grand Chelem, mais jamais sur terre. Est-ce que cela change quelque chose ?
A.M. : Je ne sais pas. Novak joue tellement bien sur toutes les surfaces... Difficile de dire si le fait d'être sur terre plutôt que sur gazon ou dur change quelque chose. C'est une nouvelle expérience pour moi, mais pour lui aussi. C'est ce qui rend cette finale si intéressante. L'année dernière, en demi-finale, ça avait été serré. Encore une fois, je m'attends à un match terriblement dur.

Vous avez perdu contre Djokovic à Madrid, puis l'avez battu à Rome. Qu'est-ce qui a fait la différence dans ces deux matches ?
A.M. : Les conditions de jeu sont très différentes à Madrid et Rome. Peut-être que les conditions se rapprochent un peu plus de ce que nous avons ici, à Paris. A Rome, il y avait un peu de pluie, le court était lourd, c'était difficile d'avancer dans le terrain. Il fallait être très patient. Surtout, j'avais réussi à prendre un bon départ. A Madrid, c'était Novak. Ça nous avait beaucoup aidé.

Andy Murray et Novak Djokovic

Crédit: AFP

Quand vous repensez à votre début de tournoi, où vous avez frôlé la catastrophe, comment avez-vous réussi à tourner le dos à ces problèmes du début de quinzaine ?
A.M. : Je crois que la clé, c'est que je me suis adapté peu à peu aux conditions très particulières. Il faisait très froid, très humide, les courts étaient très lents. Beaucoup plus lents que ce que l'on avait globalement eu lors des semaines précédentes. J'ai dû procéder à quelques changements dans la tension de ma raquette, par exemple. D'habitude, je joue toujours à peu près avec la même tension mais, là, il a fallu sensiblement la modifier. Et au fil des jours, j'ai commencé à trouver mon rythme. Je me suis senti un peu mieux à chaque match.
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