Novak Djokovic l’a rêvé, il l’a fait. Après trois échecs en finale, le Serbe s’est enfin offert le titre majeur qui manquait à son palmarès : Roland-Garros. A 29 ans, le numéro un mondial en puissance a réussi à s’emparer de la Coupe des Mousquetaires au détriment d’Andy Murray, battu en quatre sets ce dimanche (3-6, 6-1, 6-2, 6-4). Un exploit qui en cache un autre plus impressionnant encore : avec ce 12e trophée majeur, Djokovic réalise le Grand Chelem à cheval sur deux ans. Un moment historique qu’aucun champion n’avait vécu depuis Rod Laver en 1969. Pas même Agassi, Federer et Nadal, les trois autres immenses joueurs de l’ère Open à avoir décroché les quatre titres majeurs dans leur carrière.
Avec ce 12e titre majeur, Djokovic rejoint l’Australien Roy Emerson dans le classement des vainqueurs en Grand Chelem et se place désormais à deux rangs des Nadal et Sampras (14) et à cinq du record absolu de Federer (17), qui pourrait tomber dans son escarcelle en 2017, si le Serbe poursuit sa moisson phénoménale. Le numéro un mondial a doublé son total en deux ans avec six titres majeurs remportés sur les huit derniers tournois du Grand Chelem. Seuls l’US Open 2014 et Roland-Garros 2015 lui ont échappé. La dernière finale perdue, face à Stan Wawrinka l’an passé, avait été une plaie ouverte. Il l’a refermée avec brio : désormais, c’est de l’histoire ancienne. La sienne est en route.
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Du retard à l'allumage... avant le récital

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. La pression était plus lourde sur les épaules de Djokovic que sur celles d’Andy Murray. Le Britannique disputait sa première finale à Paris. Djokovic, sa quatrième. Et comme Roger Federer à Paris en 2009, celle-ci a été la bonne. Cela s’est clairement ressenti au début du match pour le Serbe. Incapable de servir comme il faut et de tenir l’échange en coup droit, le Serbe a mis 25 minutes pour remporter sa première mise en jeu dans cette finale, qui n’a pas été au niveau attendu. Mais comme dirait le dicton : ‘’une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne’’. Après 50 minutes de jeu, Djokovic avait quand même la tête dans le sac après la perte du premier set (6-3).
En face, Andy Murray a joué le coup à fond. Patient à l’échange et avare en fautes directes, il a parfaitement su tirer profit du démarrage timide de son adversaire. Mais les courbes se sont ensuite inversées. Djokovic est doucement monté en régime et Murray a drastiquement vu ses statistiques chuter en flèches dès le début de la deuxième manche. Ses services ont fait moins mal et les fautes directes se sont accumulées : de six au premier set, le Britannique a terminé avec 40 au compteur, soit environ 11 par set. Du petit lait pour Djokovic. Le match avait basculé.

Novak Djokovic peut montrer le poing : il tient enfin son premier sacre à Roland-Garros

Crédit: AFP

C’est un cavalier seul que Djokovic a alors entamé. Avec six breaks inscrits dans les trois dernières manches, le Serbe n’a plus bifurqué de la direction qu’il s’était donnée. A 5-2 dans la quatrième manche, son bras - humain - s’est tout de même tendu au moment de servir pour le match, le titre et le Grand Chelem. Murray a bien réussi à revenir à 5-4, mais pas à 5-5. Sur sa troisième balle de match et après trois heures de jeu, Djokovic pouvait s’écrouler sur le court, dans un cœur dessiné ‘’à la Guga’’… Il a enfin embrassé son rêve.
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