Kristina Mladenovic : "Ce n’est pas la fin du monde"

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ROLAND-GARROS - Battue par une solide Andrea Petkovic ce lundi au 1er tour, Kristina Mladenovic a préféré souligner la qualité de son adversaire plutôt que de s’appesantir sur ses défaillances. La Française n’a pas l’intention de révolutionner sa façon de faire.

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Crédit: Eurosport

La boucle est bouclée. Mais pas comme elle aurait dû l’être. Il y a un an, les spectateurs de Roland-Garros avait quitté une Kristina Mladenovic sûre de sa force et auteure d’une solide quinzaine, arrêtée par la Suissesse Timea Bacsinszky en quart de finale. À l’époque, Kiki sortait de la période la plus rayonnante de sa carrière et pouvait entrevoir la suite avec envie.
Ce lundi, c’est une tout autre joueuse que le Suzanne-Lenglen a retrouvé. À l’opposé de celle de l’an passée. Depuis un an, Mladenovic n’a gagné que sept petits matches… Alors, forcément, la confiance s’effrite et l’assurance qui l’accompagnait a changé de camp. Ce lundi, c’était flagrant.
Bien en place, elle a livré un premier set consistant, voire séduisant par moments. En conférence de presse, elle ne disait d’ailleurs pas autre chose : "J’étais bien, je dominais et je maîtrisais parfaitement mes premiers services", a-t-elle expliqué. Mieux, elle s’est offert le droit de rêver dans ce tie-break de la première manche avec des coups qui sonnaient comme ceux de 2017.
Et puis, patatras. Deux doubles fautes sur des balles de set ont replongé Kiki au fond du trou. "Mes premières ne sortent pas de grand-chose, donc c'est vraiment des détails. Je passe à quelques millimètres près sur les deux points de faire des belles premières. Je fais finalement deux doubles fautes. Il y a un peu de tout, un peu de déconcentration, peut-être aussi la confusion". Limpide. La suite fut une longue souffrance face à une joueuse qu’elle n’a jamais réussi à lire.
"Je n’ai jamais réussi à trouver la solution pour battre Andrea (Petkovic) en one-to-one. Je crois qu’elle aime bien la façon dont je frappe la balle", a résumé la Française, mettant en avant l’aspect complet du jeu de son adversaire allemande. "On connaît tous les points forts et points faibles de quelqu’un. Je ne connais pas les siens", a-t-elle avoué après coup.
Relancée sur cette grosse déception, la numéro 2 française n’a pas voulu s’alarmer. "J’ai perdu un match de tennis, ce n’est pas la fin du monde", a-t-elle lancé pour répondre aux questions des journalistes. "Je suis la première déçue. Déçue aussi pour le public parce que c'est des moments que j'aime partager avec tout le monde. Il faut aller de l'avant, continuer à travailler tout simplement, voir les petits détails qui n'ont pas fonctionné aujourd'hui", a-t-elle ajouté.
Des petits détails qui commencent à faire des grandes différences. Kiki sera écartée du Top 50 mondial à l'issue de la quinzaine parisienne. De quoi tout remettre en cause ? Non. La Française a été claire sur ce point : "Il n'y a pas non plus à tout remettre en question ou trop chercher ou réfléchir parce que c'est hyper à chaud et je pense que les petits détails aujourd'hui sont très clairs pour moi. À moi de continuer à travailler dessus. Les saisons à venir sont très longues", a-t-elle avancé, comme pour se rassurer. En espérant que ces détails et cette confiance reviennent de son côté. Car, pour l’instant, c’est sa descente aux enfers qui semble bien longue.
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