Certains y verront le signe du renouvellement dans le tennis féminin. D'autres une preuve de plus de son instabilité chronique et de son manque de lisibilité. Peu importe de quel côté vous voyez la balle, cette édition 2021 de Roland-Garros offre un tableau féminin rempli de surprises et d'imprévus qui font aussi la beauté du sport. Malgré la qualification de "l'habituée" Iga Swiatek, vainqueur Porte d'Auteuil en octobre dernier, les quarts de finale font la part belle aux petites nouvelles. Pas moins de six des huit qualifiées n'avaient jamais atteint le Top 8 d'un Majeur de leur carrière, une première dans l'ère Open.
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Parmi celles-ci se distinguent plusieurs catégories. Tout d'abord, les petites jeunes comme Coco Gauff, promise depuis ses plus jeunes années à un avenir brillant et déjà en quarts à 17 ans, l'Espagnole Paula Badosa (23 ans) qui semble avoir trouvé la bonne recette sur terre pour aller avec son potentiel, ou encore la Kazakhstanaise Elena Rybakina, 21 ans et stakhanoviste du circuit pour s'approcher du Top 20 mondial (33 tournois joués sur les 52 dernières semaines, le plus grand nombre du Top 30).
Plus âgée, Maria Sakkari ferait presque figure d'ancienne à 25 ans, et confirme sa progression régulière ces dernières saisons durant lesquelles elle s'était installée comme une solide joueuse du Top 30 sans jamais parvenir à passer un cap supplémentaire. La Tchèque Barbora Krejcikova (25 ans) surfe pour sa part sur sa belle dynamique après l'avoir emporté à Strasbourg juste avant d'arriver à Roland-Garros, peu après avoir bien taquiné Iga Swiatek à Rome.

Un classique de Roland-Garros

Enfin, Tamara Zidansek, 85e joueuse mondiale, fait figure d'anomalie, elle qui avait dû sortir des qualifications pour avoir sa place dans le tableau principal à Rome, juste après avoir disputé le WTA 125 de Saint-Malo. A 23 ans, son parcours est la belle histoire de cette édition, comme Roland-Garros en a régulièrement offert ces dernières saisons. Martina Trevisan, quart de finaliste de l'édition 2020, et Nadia Podoroska, parvenue jusqu'au dernier carré, ou encore Marketa Vondrousova et Amanda Anisimova en 2019 ont trouvé leur relève même si la Slovène n'est pas passée par la case qualification, elle.
La dernière fois qu'un tournoi du Grand Chelem avait vu cinq débutantes à ce niveau atteindre les quarts de finale remonte à vingt ans, déjà sur l'ocre parisien. Lors de Roland-Garros 2001, cinq joueuses avaient découvert ce stade : Petra Mandula, Lina Krasnoroutskaya, mais surtout trois futures vainqueurs de Grand Chelem, les Belges Justine Hénin et Kim Clijsters et l'Italienne Francesca Schiavone.
Les bizuths de 2021 doivent leur place autant par leur mérite que par le tableau un peu plus dégagé qu'à l'accoutumée par les forfaits (Simona Halep puis Naomi Osaka ou Ashleigh Barty) et les déconvenues (Pliskova, Kvitova, Andreescu, Svitolina, Sabalenka…). Elles n'en restent pas des têtes rafraichissantes pour un circuit WTA en quête de cadors, mais jamais en manque de nouveaux visages.
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