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Novak Djokovic domine un Carlos Alcaraz blessé et se qualifie pour sa 7e finale à Roland-Garros
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Publié 09/06/2023 à 18:27 GMT+2
Le choc a bien eu lieu, mais pas celui escompté. Novak Djokovic s'est qualifié vendredi pour la finale de Roland-Garros en dominant Carlos Alcaraz en quatre sets (6-3, 5-7, 6-1, 6-1). Le match n'a plus eu lieu après des crampes subies par l'Espagnol en tout début de troisième set. Djokovic se qualifie pour sa septième finale à Roland-Garros, mais avec un goût d'inachevé.
Novak Djokovic of Serbia reacts as he plays Carlos Alcaraz of Spain in their Men's semi final match during the French Open Grand Slam tennis tournament at Roland Garros in Paris, France, 09 June 2023.
Crédit: Getty Images
Roland-Garros le deuxième vendredi… Après Alexander Zverev en 2022, Carlos Alcaraz en 2023. Semble-t-il victime d'une crampe qui l'a empêché de se déplacer correctement du début du troisième set à la fin du match, l'Espagnol n'a pour autant pas abandonné, se battant jusqu'au bout alors que l'issue paraissait écrite. Battu en quatre sets (6-3, 5-7, 6-1, 6-1), Alcaraz a montré dans la deuxième manche qu'il pouvait faire jeu égal avec Novak Djokovic. Celui-ci disputera dimanche sa 7e finale à Roland-Garros face à Casper Ruud ou Alexander Zverev.
Ce match, Carlos Alcaraz l'attendait. On s'en doutait, il l'avait confirmé, son entraîneur, Juan-Carlos Ferrero, aussi. S'était-il mis trop de pression ? Avant que le numéro un mondial n'explique, s'il le désire, ce qui lui est arrivé sur cet appui en début de troisième set, les spéculations vont aller bon train. A chaud, la blessure ressemblait à une grosse crampe, sauf qu'il n'y avait aucune raison physique pour que la bête Alcaraz ne souffre à ce point, à ce moment-là du match. Était-ce nerveux ? L'avenir le dira. En attendant, il ne reste que la déception d'avoir été privés d'un sommet de tennis.
Alcaraz, jusqu'au bout
Puisque Carlos Alcaraz a refusé d'abandonner, disputant deux sets sans pouvoir bouger correctement sur le court, particulièrement dans le troisième juste après sa blessure, ce match est allé au bout. Mais était-ce encore réellement un match ? Le numéro un mondial a, malgré les injonctions de son clan, refusé de jeter l'éponge, offrant une "vraie" victoire à un Djokovic à l'évidence perturbé. Mais dans les faits, le duel de gladiateurs n'aura duré que deux sets. Le temps de jauger le rapport de force et de voir ce que les deux avaient à offrir ensemble sur un court de tennis.
La durée des deux premières manches, deux heures et dix minutes, dit une partie du combat que se sont livrés Alcaraz et Djokovic sur le court Philippe-Chatrier. Si le Serbe a remporté la première manche sur un score qui pousse à croire qu'il l'a dominée (6-3), penser ainsi serait se méprendre. Oui, il a fait là où son adversaire a échoué, c'est-à-dire à breaker. Mais le Serbe n'a pas eu l'entame facile. Sa constance face à un Alcaraz que l'on trouvait déjà un peu tendu a fait la différence.
Jusque-là, le duel était riche en intensité. Il ne décevait pas sans tout à fait éblouir un Central plein à craquer et étouffé par la chaleur mais toujours prêt à s'enflammer, notamment pour un Alcaraz qu'il avait prévenu de son soutien en lui accordant une belle ovation à son entrée sur le court. Timoré, l'Espagnol ne l'a jamais été, plus juste il le devenait enfin. Et ses éclairs de génie faisaient toujours mouche comme sur ce passing retourné en tout début de deuxième manche.
Djokovic en route pour le 23e
Il fallait finalement attendre la fin du deuxième set, quand Djokovic reprenait le service volé par Alcaraz pour voir cette demi-finale atteindre les sommets d'émotion attendus. Là, le numéro un mondial montrait sa valeur de gladiateur en chipant la deuxième manche. On croyait le match lancé, il était en fait quasiment terminé. Il a suffi de deux jeux en début de troisième manche pour tuer le suspense. Le temps pour Alcaraz de se blesser, pour le public de comprendre qu'il ne pourrait plus lutter.
Il n'a donc pas quitté le court non sans avoir combattu jusqu'au bout, lâchant ces coups ici et là, montrant la qualité de son tennis, éblouissant en quelques occasions un public qui a encaissé un sacré coup. En face, Novak Djokovic résistait à l'envie de compassion et aux quelques sifflets bien dispensables de quelques ahuris qui n'avaient encore pas tout compris. Puisque c'était la finale avant l'heure, le Serbe est bien sur la route de son 23e Grand Chelem. Attention cependant, le tennis a encore prouvé ce vendredi qu'il pouvait vous retirer ce qui vous était promis.
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