Roland-Garros 2026 - Alexander Zverev sauvé en finale par... des crampes
Eurosport sur GoogleVainqueur de son premier titre en Grand Chelem ce dimanche en dominant ses nerfs et Fabio Cobolli, Alexander Zverev a bien cru tout perdre et recommencer à zéro dans cette finale illisible, remporté en cinq sets (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1). Le trophée sous le bras, il n'a cessé de le répéter : ce sont ses crampes à l'issue du quatrième set qui l'ont sauvé.
Zverev enfin délivré ? Il va vouloir aller chercher d'autres titres majeurs face aux meilleurs"
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Il était écrit que rien ne serait simple pour lui. Oui, Alexander Zverev avait eu réponse à tout depuis le début de cette quinzaine foutraque où les têtes tombaient les unes après les autres. Oui, il avait calmé les effrontés Rafael Jodar et Jakub Mensik lorsque ceux-ci avaient tenté de le faire chavirer dans ses certitudes. Mais, ce dimanche, l'Allemand se frottait à ses démons finaux, ceux qui avaient fini d'habiter ses nuits et de maudire ses quinzaines.
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Tout ceci est revenu à vitesse grand V et, dès lors que Flavio Cobolli a pris la mesure du decorum parisien, Zverev a vacillé. Après une première manche en forme de cavalier seul, il a alterné le bon, le médiocre et le mauvais. Il avait les clés de cette finale et, à parfois les égarer, il a failli rester à la porte, encore une fois.
Après coup, il n'a pas cherché à cacher sa nervosité. "J'étais si tendu aujourd'hui..., a-t-il reconnu. Si je suis honnête, j'ai trouvé que j'avais très bien géré la quinzaine de ce point de vue-là, avec toutes les éliminations successives, avec Jannik sorti, avec Novak sorti. Je suis resté très concentré, très calme et je jouais du très bon tennis. Mais, aujourd'hui, je n'ai pas du tout réussi."
Les crampes et le bras qui se libère
Cette nervosité, si familière des joueurs à même de toucher du doigt leur premier Grand Chelem, a donné un relief particulier à cette finale, finalement remportée en cinq sets et 4h16 d'un combat plus mental que tennistique (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1). "C'est juste humain", a fini par qualifier l'Allemand. C'est particulièrement vrai, surtout dans son cas. Sa tête, et ses souvenirs néfastes, ont pris le contrôle dans le quatrième set, son bras s'est tendu nettement et Zverev a donné l'impression de ne pas pouvoir lutter contre ça. Encore et toujours.
Et puis, il a été sauvé. Pendant que son cerveau lui faisait des tours, son corps, lui, a lâché. Et tout s'est débloqué. "En réalité, à la fin du quatrième set, j'ai crampé, a-t-il révélé. J'étais en délicatesse physique mais je crois que ça n'avait rien à voir avec mon physique, justement. Mes crampes étaient dues à ma nervosité, j'étais tellement tendu, à fleur de peau. Mon jeu était instable. Mais ces crampes m'ont aidé, d'une certaine façon. J'ai lâché mes coups à partir de ce moment-là."
Zverev a été fidèle à lui-même
Voilà la magie du tennis et la magie du cerveau. Alors qu'il était à deux doigts de laisser son rêve filer, Zverev a reçu un coup de pouce d'un destin décidément taquin. "En fait, j'ai arrêté de réfléchir, a-t-il complété. J'ai retrouvé de la liberté, j'ai été plus agressif juste parce que je ne pensais plus au fait d'être tendu. C'est pour ça que j'ai joué de cette façon dans le dernier set".
Bien aidé par un Cobolli lui aussi cramoisi, Zverev a vu l'écart se creuser à la faveur d'un scénario parfait pour un joueur dans son cas. Accessible, sa victoire l'est tant ce bras qui se tend est le lot de tous les joueurs, du pro à l'amateur. Mais, cette fois-ci, contrairement à l'US Open 2020, l'Allemand est du bon côté de l'histoire. À sa manière : tantôt désespérant de passivité, tantôt éblouissant de facilité. Ce titre porte en son sein sa marque, sa signature presque. "Franchement, tout ça, je m'en fous un peu désormais, a-t-il conclu en allemand. J'ai gagné mon premier tournoi du Grand Chelem. Je suis humain après tout".
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Un titre au rabais pour Zverev ? "Il n'a pas choisi ses adversaires..."
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