Roland-Garros 2026 - La défaillance impressionnante de Jakub Mensik après sa balle de match au 2e tour
Eurosport sur GoogleScènes surréalistes ce mercredi sur le court numéro 6. Après un match de 4h41 en cinq sets, Jakub Mensik a été incapable de célébrer sa victoire au super tie-break face à Mariano Navone (6-3, 2-6, 6-4, 1-6, 7-6). Perclus de crampes, le Tchèque est resté allongé de longues minutes sur le court mais a fini par se relever, pour ne pas quitter le court en chaise roulante.
Jakub Mensik au sol après sa victoire au 2e tour
Crédit: Eurosport
Les Grands Chelems, c'est autre chose. C'est une maxime vue, lue et entendue à chaque tournoi, une phrase qu'on rabâche comme une mise en garde pour tout prétendant effronté qui voudrait défier le mythe. Pourtant, c'est une vérité historique d'une rare régularité. À chaque levée, les mêmes images, les mêmes émotions et la même folie charrient les matches terminés dans une cinquième manche au couteau. Jakub Mensik pourra en témoigner ce mercredi.
Le grand gaillard de 20 ans, 1,96m sous la toise, en a vu d'autres et, malgré son jeune âge, présente un CV à la hauteur de son talent avec un titre majuscule à Miami face à Novak Djokovic en 2025. Pour autant, ce mercredi, il a sans doute vécu le match le plus fou sa jeune carrière. Poussé dans ses retranchements par un Mariano Navone accrocheur et franchement secoué par la chaleur, le Tchèque a été à deux doigts de flancher.
C'est finalement sur un coup droit de mammouth qu'il a fini par s'imposer, dans un super tie-break surréaliste où il fut averti pour… crampes, Mensik s'est écroulé sur sa balle de match. La célébration aurait pu s'arrêter là mais il n'a simplement jamais pu se relever, appelant très rapidement à l'aide alors que son clan célébrait. Les images, impressionnantes, attestent de la violence de l'effort.
Venu à sa rencontre dans un geste très sportif, Navone a vite compris l'ampleur du problème. Il a fallu plusieurs minutes pour que le staff médical de Roland-Garros puis la Sécurité Civile s'affairent autour du Tchèque, resté au sol de longues minutes. Face à la possibilité de devoir quitter le court en chaise roulante, la tête de série N°26 a préféré remonter sur ses jambes et partir sous les applaudissements du public.
Fin de l'alimentation, début des soucis
C'est encore sur ses deux pieds qu'on l'a retrouvé en conférence de presse quelques heures après sa défaillance. Promis, juré, craché : tout va bien. "Franchement, après trente minutes dans le vestiaire, loin du soleil, tout allait déjà mieux, a-t-il rassuré. Mais jouer dans ces conditions, c'est juste complètement fou".
Le Tchèque n'a pas cherché à polémiquer même si l'on a bien compris dans la tournure de ses phrases, précautionneuse, qu'il n'avait que modérément goûté l'attitude de l'arbitre sur ce match, notamment sur la sanction dans le super tie-break. La source de ses problèmes, en réalité, est à trouver au début du quatrième set : "À ce moment-là, j'ai commencé à avoir du mal à m'alimenter et à boire. Donc j'ai tout arrêté. Et voilà le résultat".
Je ne pouvais plus bouger"
Reste cette image, mélange de libération ultime et de souffrance totale, sur la balle de match. Lui-même n'a pas bien compris ce qu'il se passait. "J'ai commencé à cramper à toute fin du match, a-t-il conclu. Quand j'ai gagné le match, toutes les émotions sont arrivées d'un coup et mon corps s'est juste mis sur off. Je ne pouvais juste plus bouger".
Fier de sa résilience mentale, Mensik va désormais savourer son jour off. Car c'est un gros morceau qui l'attend au 3e tour : Alex de Minaur, exempté de 2e tour qui plus est. On a connu meilleur tirage pour éviter de jouer un nouveau match à rallonge…
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