US Open 2026 | Novak Djokovic sur ses gardes avant son entrée : "Les premiers tours sont toujours assez délicats pour moi"

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Un air de déjà-vu, pour Novak Djokovic. Comme souvent ces derniers temps, le champion serbe aborde un tournoi du Grand Chelem avec un minimum de matchs dans les pattes. Alors, comme toujours, il se montre sur ses gardes avant son premier tour, dimanche soir, face à l'Argentin Mariano Navone. Pour autant, il reste une cible bien difficile à atteindre pour le commun des mortels.

Novak Djokovic

Crédit: Getty Images

Novak Djokovic a des souvenirs d'ancien combattant, mais des ambitions de jeune homme. Samedi, à la veille de son entrée en lice à New York, où il affrontera la nuit prochaine l'Argentin Mariano Navone sur le court Arthur-Ashe, le Serbe a été ramené plus de deux décennies en arrière, car il s'apprête à jouer le 20e US Open de sa carrière. "J'en suis très fier, assure-t-il. Évidemment, la longévité a toujours été l'un de mes objectifs quand j'étais plus jeune : essayer d'avoir une longue carrière, de multiplier les chances en Grand Chelem et de rester en bonne santé assez longtemps pour être performant le plus d'années possible."
C'est peu dire qu'il a réussi sur ce plan, comme sur tant d'autres. Il avait débuté ici en 2005, atteignant le troisième tour, avec en chemin une victoire mémorable contre Gaël Monfils, en cinq sets. "Je crois bien que j'ai disputé mon tout premier match à l'US Open contre Monfils, et nous voilà vingt ans plus tard à continuer tous deux à nous battre et à représenter l'ancienne génération", s'est-il souvenu en souriant. "C'est donc formidable de constater que je suis de retour en Grand Chelem pour la vingtième année consécutive, a ajouté le Serbe. J'ai vu quelque part que nous ne sommes plus que trois ou quatre à avoir joué à l'époque, je crois en 2006. Il me semble qu'il y a Wawrinka, peut-être Monfils, et Čilić. C'est agréable de faire ainsi un petit retour en arrière."
Mais il ne faut pas pour autant s'y tromper. Il ne (re)vient pas à Flushing en vieux papy nostalgique de son propre passé. Novak Djokovic vit encore dans le présent, celui où il continue de courir après un 25e titre du Grand Chelem, trois ans après le dernier. C'est encore et toujours son ambition, quand bien même il n'a pas remporté le moindre match depuis sa demi-finale perdue contre Jannik Sinner à Wimbledon. En compétition, sa préparation pour Flushing s'est limitée à une apparition, sa défaite d'entrée contre Thiago Agustín Tirante à Cincinnati (2-6, 6-4, 6-4).
Si vous me demandez si je suis prêt, j'ai le sentiment de l'être autant que possible
"Honnêtement, je n'aime pas être éliminé prématurément, quel que soit le tournoi, mais cela m'a laissé le temps de me préparer de manière optimale pour l'US Open, a tempéré l'ancien numéro un mondial à ce sujet. J'ai eu quelques semaines — deux semaines, en fait — pour vraiment m'entraîner et mettre mon corps et mon esprit dans les meilleures dispositions pour ce qui m'attend. Donc si vous me demandez si je suis prêt, j'ai le sentiment de l'être autant que possible, mais l'entraînement est une chose, et se retrouver sur le court Arthur Ashe pour jouer un match au meilleur des cinq sets en est une autre. On ne joue pas habituellement en cinq sets à l'entraînement."
Dimanche soir, c'est face à un autre joueur argentin que le "Djoker" va lancer sa campagne new-yorkaise, Mariano Navone. Solide terrien, il n'est pas une terreur sur dur et avait d'ailleurs été sorti d'entrée à l'US Open l'année dernière, mais il a tout de même affiché certaines dispositions cet été, avec des victoires lors des deux Masters 1000 du mois d'août face à Matteo Berrettini, Valentin Vacherot ou encore Raphaël Collignon. Rien d'effrayant pour un Novak Djokovic, évidemment, mais le contexte l'incite à la prudence.
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"Il a laissé passer sa meilleure dernière chance" : Djokovic et sa quête d'un 25e Grand Chelem

Video credit: Eurosport

Car au-delà de l'identité de son adversaire du jour, Djokovic est sans doute la principale menace de Djokovic. Comme il joue très peu et gagne encore moins entre deux tournois du Grand Chelem, il manque souvent de rythme et de repères en début de quinzaine. "Les premiers tours sont toujours assez délicats pour moi ces dernières années", a-t-il d'ailleurs admis samedi. J'espère donc pouvoir franchir ce premier obstacle et bâtir sur cette lancée. Nous verrons bien comment les choses se passent", a-t-il ajouté.
Si tout se passe bien pour lui dimanche, après Navone, il recevra la réplique, au choix, de Matteo Berrettini ou Stan Wawrinka, deux vieilles connaissances. L'occasion de rappeler qu'en 19 participations, Novak Djokovic n'a jamais été battu avant le troisième tour à l'US Open, que ce soit à ses débuts en 2005 à 18 ans ou aujourd'hui, à l'approche de la quarantaine. C'est dire s'il sait gérer et déjouer ces premiers pièges. C'est vrai, plus le temps passe et plus il doit se montrer vigilant dans ses premiers pas en Grand Chelem. Mais de là à penser qu'il est bon à prendre en début de tournoi, il y a un pas... Affronter Djokovic, même au premier tour, c'est surtout une mauvaise nouvelle pour son adversaire.
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Lettre d'amour à Djokovic

Video credit: Eurosport


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