Roland-Garros 2026 - "Sous le choc", "Un craquage" : le naufrage d'Aryna Sabalenka en quart de finale a sidéré les observateurs

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Aryna Sabalenka a totalement craqué mercredi face à Diana Shnaider sur le court Philippe-Chatrier. La Biélorusse a servi pour le match en quart de finale, avant de perdre le fil, les pédales puis le match (3-6, 7-5, 6-1). Un effondrement qui a sidéré les observateurs, à l'image de Chris Evert et Boris Becker. "C'est triste et décevant", a regretté l'ancien numéro un mondial allemand.

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Comment est-ce possible ? C'est la question que tout Roland-Garros se pose, à commencer par Aryna Sabalenka elle-même. Le naufrage autodestructeur de la numéro un mondiale, battue en ayant perdu 12 des 13 derniers jeux alors qu'elle menait 6-3, 4-1 contre Dina Shnaider mercredi, a plongé tout le monde dans l'incrédulité, notamment les anciennes gloires du tennis, masculin et féminin. "Je suis sous le choc", nous confie Chris Evert, consultante pour Eurosport et TNT Sports.
La septuple lauréate de Roland-Garros, et toujours recordwoman des victoires porte d'Auteuil, estime même avoir assisté à "un des matches les plus étranges" qu'il lui ait été donné de voir dans sa vie. "J'ai été numéro 1 mondiale et j'ai gagné des tournois du Grand Chelem, il faut gagner sept matches et être au top de sa forme à chaque match, or aujourd'hui, elle n'était simplement pas au top. Elle n'était pas dans cet état. Elle est humaine, disons ça comme ça...", juge l'ancienne championne américaine.
Mais ce naufrage n'a pas surgi de nulle part selon Chris Evert. "Elle a semblé frustrée pendant tout le match, relève-t-elle. Le vent la frustrait, mais elle était tout de même en train de gagner. On s'est dit que c'était Aryna, émotive, passionnée. Mais quand elle a commencé à s'adresser à son équipe, on aurait dit qu'elle leur reprochait quelque chose, que ça la préoccupait. Et plus le match s'éternisait, plus la frustration de Sabalenka était visible, et plus son jeu devenait erratique. À plusieurs reprises, elle a hurlé vers le ciel et en direction de son staff."
Elle n'a pas dû apprendre à jouer avec un vent fort…
"Clairement, c'est triste et décevant, estime de son côté Boris Becker. Mais ça peut arriver. Ça fait partie du sport. Et oui, ça peut arriver même à la numéro un mondiale, même si elle domine toute la saison. Elle avait clairement le match entre ses mains, et elle fait une erreur comme ça…" "Je suis abasourdi, choqué, résume quant à lui Tim Henman. Malgré le score, pendant un set et demi, ce n'était pas un match facile pour elle, mais elle avait tout de même le contrôle de la situation. Pour une numéro 1 mondiale, perdre 10 jeux d'affilée, c'est un véritable craquage."
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"Zverev est obligé de gagner le tournoi"

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Parmi toutes les mauvaises surprises, Chris Evert pointe l'incapacité de la Biélorusse à s'accommoder du vent : "Elle n'a pas dû apprendre à jouer avec un vent fort. Peut-être qu'elle ne s'entraîne jamais dans ces conditions, je ne sais pas. Venant de Floride, je sais qu'il vaut mieux savoir jouer par vent fort… Le vent exige un bon jeu de jambes. Le sien n'est pas optimal. Il faut attendre la dernière seconde pour bien se positionner et frapper la balle. Ses pieds étaient partout, elle était déséquilibrée. Puis elle a continué d'aller chercher les lignes, au lieu de prendre une marge de 2-3 centimètres. Je ne comprends pas."
Aryna Sabalenka a déploré les conditions de jeu et n'a pas compris pourquoi le toit n'avait pas été fermé, mais elle n'a pas cherché à mettre sa déroute sur le compte du vent. "Comment me plaindre alors que, pendant presque tout le match, tout fonctionnait bien pour moi, et puis d'un coup, tout a basculé ? Oui, j'ai l'impression que ça devenait n'importe quoi avec le vent, que c'était injouable, mais peut-être juste parce que mentalement, je n'allais pas bien", a-t-elle reconnu.
Elle devra en tout cas attendre pour gagner enfin Roland-Garros. Pourtant, après les sorties de route de Swiatek, Rybakina, Gauff et pour ainsi dire de toutes les autres têtes d'affiche, c'était pour elle. Et si cela avait été... un bien pour un mal ? Chris Evert n'est pas loin de le penser. "Cinq des principales têtes de série ont perdu en première semaine, rappelle l'Américaine. Peut-être que ça lui a trotté dans un coin de la tête, qu'elle a fini par se dire 'Je n'ai pas le droit de ne pas gagner ce tournoi'. C'est peut-être une des raisons de son échec. Mais elle seule le sait…" Vraiment ?
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Aryna Sabalenka, l'autodestruction.

Crédit: Getty Images


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