A. MYSKINA (RUS, n°6) bat E. DEMENTIEVA (Rus, n°9) 6-1, 6-2
De match, il n'y en eut pas. Ou trop peu. D'émotions, il n'y en eut guère plus, en tout cas affichées. Car, entre Elena Dementieva et Anastasia Myskina, qui disputaient toutes deux leur première finale de Grand Chelem, la gestion des nerfs fut essentielle, et vécue de manière totalement différente par les deux jeunes filles.
Le stress mangea Dementieva
ROLAND-GARROS
Feux de la rampe, Terre de cinéma
07/06/2004 À 16:53
Malgré le gain du service de sa rivale du jour, Elena Dementieva s'est littéralement laissée submerger par le stress. Doubles-fautes à la pelle, précipitation et impatiences altérèrent son rendement de bout en bout du match. Une image : cette balle remise haute et courte par Myskina sur laquelle Dementieva veut se libérer en frappant de toutes ses forces, mais qui finit dans le filet !
Myskina, la maîtrise
A l'inverse, Anastasia Myskina maîtrisa tout. Ses nerfs et son jeu. Sa timidité car une détermination sans faille, un tempérament de feu qui lui permet de repartir à l'assaut sitôt après l'échec et de gommer dans l'instant l'erreur qu'elle vient de commettre. Cela se sentit très rapidement dans son jeu, moins puissant que celui de Dementieva, mais qui gagne en vitesse de balle et en intelligence tactique.
Une balle de match a suffi à la brune pour l'emporter sur sa copine blonde, qui commit une énième faute directe, symbole parfait de ce match sans âme. Pas de cris, pas de hurlements de joie, mais pas plus de larmes non plus chez la vaincue.
Il ne faut cependant pas douter que ce premier sacre russe n'est que le premier d'une longue série qui s'annonce. Avec cinq joueuses parmi les 15 premières au classement WTA, le tennis russe commence à dominer le monde, et le montre enfin.
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